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Les bons ressentiments. Essai sur le malaise postcolonial
ELGAS/BESSIS
RIVENEUVE
11,50 €
Épuisé
EAN :9782360136735
L'essai roboratif et brillant d'un jeune intellectuel sénégalais, fatigué des querelles fraticides et des surenchères identitaires dans le contexte de promotion de la pensée décoloniale ou post-coloniale. Pour se défaire du poids mortifère du ressassement. Salutaire pour l'Afrique et la France. - Un jeune intellectuel sénégalais brillant, auteur de roman, chroniques et essais puissants - Une préfacière, journaliste et historienne, reconnue apportant une forte caution dans l'analyse de la pensée décoloniale - Un texte très écrit et riche, balayant un demi siècle de l'histoire des idées en Afrique subsahrienne : Léopold Sedar Senghor, Yambo Ouologuem ou Mohamed Mbougar Sarr, Prix Goncourt 2021 - Un style sans concession, vif et lumineux. - Le 22e titre de la collection de poche Pépites, bien identifiée avec sa couverture kraft et sa gravure de l'artiste France Dumas.
Elias Canetti est l'un des plus grands écrivains contemporains de langue allemande. Son oeuvre, mûrie et construite en exil loin des tapages publicitaires a été couronnée par le prix Nobel en 1981. Maître d'un style tout à fait exceptionnel, à la fois pur, concis et inventif, Canetti est aussi profondément original par la pensée. Le Territoire de l'homme est son journal intime, tenu de 1942 à 1972. Un journal qui se compose d'aphorismes aux formules saisissantes, de réflexions en marge de la création, de portraits généralement satiriques, fulgurants de vérité sarcastique, de brèves paraboles, leviers de la méditation philosophique, de commentaires littéraires et de jugements sur l'oeuvre d'un certain nombre de philosophes et d'écrivains. La plupart de ces textes reflètent les obsessions majeures de l'auteur : horreur de la violence et de la guerre, révolte devant la mort, refus de toute foi religieuse et cependant judaïcité viscérale. Ils expriment sa conception tragique de la vie, sa vision lucide des hommes, sa générosité envers les autres, sa très haute exigence intellectuelle envers soi-même. On y trouve la trace d'une profonde expérience : la connaissance de l'amour et de ses pièges, celle des erreurs à ne pas commettre dans le commerce avec les humains, les impératifs de l'amitié, les devoirs du poète de notre temps, les mécanismes de la réflexion philosophique... Cependant que, çà et là, des canevas de fables fantastiques servent de support à la pensée visionnaire de Canetti.
Texte central de la pensée éliasienne, Humana conditio condense une réflexion plus large menée dans ses ouvrages monographiques, et lie cette réflexion à deux actualités : la célébration du 40e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale et la confrontation Est-Ouest en Europe, et plus largement dans le monde. Il ne s'arrête pourtant pas à analyser les enjeux de ce conflit mais l'inscrit dans une histoire plus longue, celle de la conflictualité profonde de la vie humaine qui a toujours fait de la violence et de la guerre une partie intégrante du lot de l'humanité, de la conditio humana. Pourquoi, demande-t-il, l'humanité n'arrive-t-elle pas à s'en débarrasser et quelles conditions devraient-elles être réunies, le cas échéant, pour qu'elle puisse enfin y parvenir ?
La société de cour constitue un dispositif central dans la modification des sensibilités et des comportements de l'homme occidental au XVIIe et au XVIIIe siècle. C'est en son sein que s'élaborent les nouvelles relations entre les hommes, partant de nouvelles règles de comportement. Comme dans un laboratoire, s'y expérimentent le contrôle de soi et l'observation d'autrui, la maîtrise des émotions immodestes et des mouvements spontanés, la régulation de l'économie pulsionnelle, une définition plus exigeante de la pudeur. La société de cour, de par ses contraintes et ses règles, façonne une nouvelle structure de l'affectivité individuelle, un nouvel habitus psychique. Sa fonction historique est paradoxalement double. Elle fonde et affirme une distinction, celle qui sépare l'homme de cour du vulgaire. Mais la Cour, tout en préservant la spécificité minoritaire d'un style de vie, est aussi le point d'où se transmettent les nouvelles conduites, qui vont s'étendre aux autres couches de la société. Cette édition comporte pour la première fois l'Introduction, Sociologie et Histoire, inédite en français. ?uvre majeure de Norbert Elias, La Société de cour retrouve ainsi son intégralité originale.
Elias Norbert ; Anheim E´tienne ; Pailhès Anne-Mar
C'est l'histoire d'un texte oublié. Absent de la traduction française de 1975, qui a rendu le livre mondialement célèbre, comme de l'édition anglaise, il se situe pourtant en son coeur, puisqu'il ouvre le deuxième tome de Sur le processus de civilisation (1939), la grande oeuvre de Norbert Elias (1897-1991). Sa lecture permet d'éclairer la pensée du sociologue allemand sur la place du Moyen Age dans la genèse de la civilisation européenne. Dans ces pages inédites en français, Elias développe l'idée d'un "grand" Moyen Age, qui irait du XIIe au XVIIIe siècle et se caractérisait par une institution, la cour. Ce texte est également un témoignage très précieux sur les méthodes de travail d'Elias et sur l'histoire des sciences sociales. Comment un intellectuel allemand, formé dans les années 1910-1920 à la psychologie, la philosophie et la sociologie, aborde-t-il le Moyen Age, à partir de quels outils, et de quelles sources ? Cette édition est précédée d'une présentation qui remet en perspective le texte d'Elias et revient sur la manière dont cette oeuvre produit une rencontre particulièrement féconde entre sociologie et histoire.
A sept ans, Wilhelm de Kostrowitzky se découvre une vocation de poète. A douze ans, c'est une vocation de journaliste qui débute lorsqu'il crée un journal dans son lycée. A vingt ans enfin survient la vocation de critique d'art après avoir rencontré Picasso et Braque. Il prend alors le nom d'Apollinaire. Guillaume Apollinaire. Jean-François Robin fait de cette "naissance d'une vocation" une biographie romancée, où il suit pas à pas l'évolution et l'oeuvre du poète, en se glissant dans la peau des acteurs qui l'ont connu. Apollinaire se raconte, mais tous ceux de son entourage le racontent aussi : sa mère joueuse et aventurière qu'il suit au gré des casinos ; son frère, sage employé de banque, et surtout ses amis de lycée gardés tout au long de sa vie. Tous racontent la bataille incessante qu'il a dû mener pour s'imposer dans le paysage littéraire du Paris de cette époque bohème, une époque qu'il a su égayer de ses excentricités, de son génie, de son humour, de ses amours impossibles et de son art de vivre. Jusqu'à ce que la blessure reçue lors de la première guerre mondiale, combinée à la grippe espagnole, ne mette fin à ses jours prématurément. Cent ans plus tard, la poésie d'Apollinaire ne nous a pas quittés, elle continue sa chanson immortelle.
Le maréchal de Vauban a toujours la mauvaise joui d'une , immense popularité, avec sa théorie du "pré carré" conscience du roi qui a aidé à fixer les frontières de la France ou ses fortifications en étoile inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO. Pourtant c'est un commissaire général au tempérament méconnu : loin d'être soumis au tout puissant Louis XIV, Vauban est un esprit libre et audacieux, généreux et tolérant. Ce maréchal proche du pouvoir, nécessaire au pouvoir, fidèle au pouvoir, interpella avec vigueur le plus puissant monarque que la France ait jamais connu. Contre l'indigne oppression religieuse et l'expulsion des protestants, au nom de la liberté d'opinion et de conscience qu'il revendiqua avec fermeté. Contre les iniquités et les injustices qui frappaient un peuple plongé dans la misère. Vauban défendit un projet de réforme de la fiscalité fondée sur une contribution générale éliminant tous les "traitants" et autres intermédiaires véreux. Portrait d'un personnage résolument moderne, en marche, tout botté et encuirassé, vers le siècle des Lumières et le temps d'une Révolution dont il craignait la fatale conclusion.
Kirk Douglas est né Yssur Danielovitch Demsky le 9 décembre 1916 dans l'Etat de New-York. Il aura donc 103 ans pour Noël 2019. En dehors de son autobiographie (Le fils du chiffonnier, bestseller mondial en 1988) et de plusieurs titres (J'ai croisé ma chance par accident, Dernier tango à Brooklyn), le lecteur francophone n'a pas accès à son dernier ouvrage (Let's face it), et curieusement à aucune biographie française depuis le Kirk Douglas de Roland Lacourbe en 1980, sur celui qui reste le dernier des grands monstres sacrés encore vivants du cinéma américain des années 50 et 60. La collection Riveneuve Cinéma permet d'offrir la biographie et la filmographie d'un acteur d'exception, mais aussi des analyses de chacun de ses films. Issu d'une famille d'immigrés juifs biélorusses, il s'illustre dans tous les genres. Il tourne dans le western La Captive aux yeux clairs et dans de grands classiques comme Les Ensorcelés et La vie de Vincent Van Gogh, tous deux réalisés par Vicente Minnelli, et joue Spartacus, un des rôles qui lui collera le plus à la peau. L'acteur se retire du cinéma en 1993, après une crise cardiaque. Il reçoit un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière en 1996.
Bruno Bettelheim avait privilégié dans sa Psychanalyse des contes de fées les récits des frères Grimm au détriment de ceux de Perrault. Ne se centrant que sur l'enfant-héros, il envisageait alors ces fictions comme l'illustration exclusive de fantasmes infantiles. Tenus pour secondaires, les nombreux adultes de ces récits représentent pourtant le contexte qui entoure l'enfant. Ils sont tour à tour parents, tuteurs ou prédateurs. Dans les masures ou les châteaux, les enfants des contes sont confrontés à la maltraitance, au cannibalisme ou à l'inceste. Ils échappent souvent de peu au passage à l'acte de ceux qu'ils croisent sur leur route ou côtoient dans leur famille. Interroger les comportements et les pensées de ces adultes apporte alors de nouvelles clés dans la compréhension du développement de l'enfant-héros. Loin de se résumer à d'inoffensives histoires, ces "contes de fées" dévoilent ainsi leur vraie nature...