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Le territoire de l'homme. Réflexions, 1942-1972
Canetti Elias ; Guerne Armel
ALBIN MICHEL
25,71 €
Épuisé
EAN :9782226006073
Elias Canetti est l'un des plus grands écrivains contemporains de langue allemande. Son oeuvre, mûrie et construite en exil loin des tapages publicitaires a été couronnée par le prix Nobel en 1981. Maître d'un style tout à fait exceptionnel, à la fois pur, concis et inventif, Canetti est aussi profondément original par la pensée. Le Territoire de l'homme est son journal intime, tenu de 1942 à 1972. Un journal qui se compose d'aphorismes aux formules saisissantes, de réflexions en marge de la création, de portraits généralement satiriques, fulgurants de vérité sarcastique, de brèves paraboles, leviers de la méditation philosophique, de commentaires littéraires et de jugements sur l'oeuvre d'un certain nombre de philosophes et d'écrivains. La plupart de ces textes reflètent les obsessions majeures de l'auteur : horreur de la violence et de la guerre, révolte devant la mort, refus de toute foi religieuse et cependant judaïcité viscérale. Ils expriment sa conception tragique de la vie, sa vision lucide des hommes, sa générosité envers les autres, sa très haute exigence intellectuelle envers soi-même. On y trouve la trace d'une profonde expérience : la connaissance de l'amour et de ses pièges, celle des erreurs à ne pas commettre dans le commerce avec les humains, les impératifs de l'amitié, les devoirs du poète de notre temps, les mécanismes de la réflexion philosophique... Cependant que, çà et là, des canevas de fables fantastiques servent de support à la pensée visionnaire de Canetti.
Novel by Elias Canetti, published in 1935 in German as Die Blendung ('The Deception'). The translation into English that was published as Auto-da-Fe (also published as The Tower of Babel) was done in cooperation with Canetti. Originally planned as the first in a series of eight novels examining mad visionaries, the book deals with the dangers inherent in believing that rigid, dissociated intellectualism and detached, dogmatic scholarship can prevail over evil, chaos, and destruction. Set in Vienna and Paris, the novel tells the story of Peter Kien, an internationally respected scholar of Chinese studies who maintains a personal library of 25,000 volumes. After dreaming that the books are burned, Kien marries his housekeeper Therese, believing that she will preserve his beloved library should disaster befall him. Therese throws him out of his book-filled apartment, however, and Kien, now homeless, enters the grotesque underworld of the city. Delusional, he fluctuates between horrifying hallucinations and an unspeakable reality. Kien's disintegration finally leads him to set fire to his precious books and to await his own death in the ensuing inferno.
Le Coeur secret de l'horloge prolonge très exactement les réflexions d'Elias Canetti des années 1942 à 1972, qu'Armel Guerne traduisit naguère sous le titre Le Territoire de l'homme. Pensées, aphorismes, citations, maximes et sentences, évocations d'écrivains (Stendhal, Joubert, Dostoïevski, Kafka, Sophocle, Shakespeare...), analyses de textes ou souvenirs de jeunesse alternent toujours aussi librement. Nous sommes désormais dans la décennie 1973 - 1985 qui verra encore Canetti écrire l'immense chef-d'oeuvre en trois volumes qu'est l'Histoire d'une vie. Les affirmations de Canetti, ses convictions fulgurantes et exaltées, ses interrogations et ses imprécations provoquent et dérangent. On y admire sa sagesse, on y apprécie sa malice et son ironie à l'égard de lui-même, on y goûte sa compassion, en particulier à l'égard des animaux. Le regard sur le monde et la vie de celui qui reçut le prix Nobel de Littérature en 1981 (13 ans avant sa mort à Zurich) est plus que jamais empreint de lucidité et de lumière, d'humour mélancolique et d'espoir. Ce qui lui fait par exemple écrire à propos de la mort : "Si je l'acceptais, je serais un assassin."
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.