L'ouvrage "Repenser l'Economie Gabonaise Post Covid-19" n'est pas un traité sur l'économie du Gabon. Il s'agit d'un livre collectif, pluriel en ce qu'il est l'oeuvre de plusieurs auteurs. En effet, les chercheurs du Centre International de Recherche en Economie et Gestion pour le Développement (CIREGED) de l'Université Omar BONGO ont décidé d'unir leurs efforts pour relever un double défi : analyser les conséquences actuelles et prévisibles de la crise de la covid-19 sur l'économie gabonaise, d'une part, identifier les réformes ou mesures envisageables pour une économie gabonaise post covid-19 performante et susceptible d'assurer la prospérité des citoyens, d'autre part. Comme il s'agit d'un vaste chantier de reconstruction, le débat ne peut être circonscrit à la seule sphère académique. C'est pourquoi, les auteurs font le choix d'un Livre Blanc qui constitue, par sa vocation, un espace de débats et d'échanges. Cet espace se veut ouvert à toutes les composantes de la société gabonaise intéressées par les questions économiques et de management des entreprises. Il est également ouvert aux institutions sous régionales compte tenu de l'appartenance du Gabon à la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale, ainsi qu'aux Partenaires Techniques et Financiers qui accompagnent le pays dans divers programmes. Quelle économie pour le Gabon post covid-19 ?
En Guyane, il existe une partie de la communauté des Noirs marrons originaire de la Guyane hollandaise (actuel Suriname) appelée Bushinengué. Il s'agit des descendants d'esclaves africains rebelles, ayant acquis leur liberté par la force en combattant au XVIIIe siècle leurs anciens maîtres. Leur isolement dans les profondeurs de la forêt amazonienne leur a permis de reconstruire des sociétés tout à fait autonomes dont les modes de vie font souvent penser à l'Afrique noire. Les Bushinengué apparaissent sans doute comme la société la plus " africanisée " de Guyane, tant par leur physique que par leurs modes de vie, leurs croyances spirituelles et religieuses. Parmi ces souvenirs de l'Afrique en Amazonie, on note à titre d'exemple le style vestimentaire chez les femmes bushinengué caractérisé par le port du pagne autour de la taille. L'auteur, en partant de leurs différents usages du textile, ouvre une fenêtre sur l'univers culturel de cette société afro-amazonienne encore très mal connue. Il amène le lecteur à comprendre que, dans le contexte spécifique de l'Amazonie où a pris forme la culture bushinengué, ressemblance n'est pas synonyme d'assimilable. Autrement dit, en s'inspirant de l'Afrique, en prenant en compte l'expérience de la plantation et en s'adaptant au nouvel environnement amazonien, la culture bushinengué a pris une nouvelle trajectoire tout à fait originale qui mérite d'être connue par les Africains et les passionnés des cultures en mouvement.
A travers un corpus varié, représentatif de divers espaces de l'histoire et de la géographie littéraires africaines, l'auteur établit d'abord le destin romanesque de l'objet étudié : le corps féminin. Celui-ci est généralement exhibé, malmené, perforé de manière itérative par les impératifs de la libido explosive des mâles tropicaux. Faut-il en conclure que les romancières examinées seraient masochistes ou favorables à cette autoflagellation narrative ? La réponse est négative et dévoile la portée émancipatrice du présent essai. Le corps de la femme n'aurait-il pas comme finalité de libérer les mâles tropicaux du Berceau de l'Humanité d'une triple malédiction : de la dictature de la concupiscence, du désir de posséder, de la propension à la mauvaise gouvernante ?
L'iboga ou l'ébogha (Tabernanthe Iboga), encore appelé par les Gabonais "bois sacré" , est une plante spirituelle africaine autour de laquelle s'est construit le Bwiti, un rite à la fois initiatique et thérapeutique en expansion. Il n'y a pas de Bwiti sans iboga, puisque c'est dans ce rite que cette plante révèle ses vertus visionnaires et divinatoires. Celles-ci s'avèrent déterminantes dans la compréhension de l'être spirituel que nous sommes et donneraient, par la même occasion, une meilleure connaissance de soi et du monde divin. L'initiation au Bwiti consiste ainsi à l'ingestion d'une grande quantité de râpures de l'écorce de ses racines, à l'aide de chants de guérison, du son de la "harpe sacrée" ou mongongo (arc musical), permettant d'atteindre un état second nécessaire à l'accès au "monde onirique" . Cette transcendance du monde tangible au monde spirituel fait finalement accéder à l'essence de tout être et amène le candidat à l'initiation (bandzi) à découvrir par lui-même l'origine de son infortune pour entamer le processus de guérison. Dans ce livre-entretien avec un connaisseur du rite Bwiti chez les Fang du Gabon, les questions et réponses notamment sur le processus initiatique permettent de mettre en lumière certains aspects de cette pratique spirituelle et religieuse authentique africaine.
Voici un regard sur la tradition initiatique la plus connue du Gabon : Le Bwiti. A la fois un rite de passage, une philosophie, une religion et une voie spirituelle africaine, le Bwiti promet à ses adeptes de les envoyer dans l'au-delà pour "voir" Dieu et ses serviteurs (ancêtres, esprits, anges gardiens) grâce à une plante enthéogène appelée Iboga (Tabernanthe Iboga). Prohibée dans la plupart des pays occidentaux où elle est considérée comme une drogue, une plante hallucinogène, l'Iboga jouerait parmi les plantes équatoriales d'Afrique centrale le rôle que l'homme joue parmi les mammifères, celui d'une plante sacrée : la plante des plantes. Au Gabon, les adeptes de la tradition bwitiste absorbent les raclures des racines de cette plante pour vivre des expériences visionnaires parfois bouleversantes dans le cadre des rites structurés. Dans ce livre, en partant des discours scientifiques et des expériences d'initiés, j'amène le lecteur à mieux appréhender cette tradition ancestrale et les transformations du Bwiti dit originel par les Fang du Gabon, puis son érection en tant que rite initiatique traditionnel de référence nationale.
Résumé : Hermès, dans la mythologie grecque, est le dieu des voyageurs, des marchands et des voleurs. Hermès évoque aussi une entreprise familiale de six générations, un géant du luxe mondialement connu, réputé entre autres pour sa maroquinerie exclusive et ses iconiques carrés de soie. Une entreprise attachant une grande importance à la tradition et soucieuse d'une éthique protestante. Ce sont souvent des " petites gens ", des artisans d'origine modeste, qui fondent les grandes dynasties avant de tomber dans les oubliettes de l'histoire. En 1821, Thierry Hermes, plus tard Hermès, un jeune sellier allemand né à Krefeld en 1801 et protestant réformé, prend son courage à deux mains, et comme tant d'autres, " monte à Paris " dans l'espoir de réussir. C'est l'aventure de cet audacieux émigrant, fondateur en 1837 de l'entreprise Hermès, et aussi celle de ses ancêtres, que nous souhaitons retracer dans une monographie basée sur des sources généalogiques originelles et plusieurs témoignages oculaires. Rendre hommage à l'artisanat et faire revivre toute une époque en Allemagne et en France, de 1712 dans la région du Rhin inférieur à 1878, l'année du décès de Thierry Hermès à Neuilly-sur-Seine, telle est notre intention.
Résumé : Beyrouth, dans les années 1990. Ce sont les dernières années de la guerre civile. Hana, femme de ménage au lycée international est atterrée. Son fils Jad, treize ans, vient de poignarder un de ses camarades à l'aide d'un couteau à huîtres. Le récit est un flash-back. On remonte au début de l'année scolaire pour comprendre ce qui a bien pu motiver Jad. L'enfant est soumis à une pression constante de la part de sa famille, disloquée, et de son pays, meurtri par la guerre. La blessure de Jad entraîne un rapport particulier au monde : l'enfant s'échappe constamment dans ses rêves, il s'isole, il s'identifie aux êtres les plus fragiles : les victimes, les animaux... Son amitié avec son camarade de classe, Raphaël, et avec un vieux pêcheur et sa fille lui permettent de tenir le coup. L'enfant trouvera-t-il les ressources nécessaires pour ne pas sombrer définitivement dans la folie ?