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Les Bushinengué de Guyane. Rites et croyances autour du textile
Ekomie-Obame Landri ; Moomou Jean
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782343131184
En Guyane, il existe une partie de la communauté des Noirs marrons originaire de la Guyane hollandaise (actuel Suriname) appelée Bushinengué. Il s'agit des descendants d'esclaves africains rebelles, ayant acquis leur liberté par la force en combattant au XVIIIe siècle leurs anciens maîtres. Leur isolement dans les profondeurs de la forêt amazonienne leur a permis de reconstruire des sociétés tout à fait autonomes dont les modes de vie font souvent penser à l'Afrique noire. Les Bushinengué apparaissent sans doute comme la société la plus " africanisée " de Guyane, tant par leur physique que par leurs modes de vie, leurs croyances spirituelles et religieuses. Parmi ces souvenirs de l'Afrique en Amazonie, on note à titre d'exemple le style vestimentaire chez les femmes bushinengué caractérisé par le port du pagne autour de la taille. L'auteur, en partant de leurs différents usages du textile, ouvre une fenêtre sur l'univers culturel de cette société afro-amazonienne encore très mal connue. Il amène le lecteur à comprendre que, dans le contexte spécifique de l'Amazonie où a pris forme la culture bushinengué, ressemblance n'est pas synonyme d'assimilable. Autrement dit, en s'inspirant de l'Afrique, en prenant en compte l'expérience de la plantation et en s'adaptant au nouvel environnement amazonien, la culture bushinengué a pris une nouvelle trajectoire tout à fait originale qui mérite d'être connue par les Africains et les passionnés des cultures en mouvement.
A travers un corpus varié, représentatif de divers espaces de l'histoire et de la géographie littéraires africaines, l'auteur établit d'abord le destin romanesque de l'objet étudié : le corps féminin. Celui-ci est généralement exhibé, malmené, perforé de manière itérative par les impératifs de la libido explosive des mâles tropicaux. Faut-il en conclure que les romancières examinées seraient masochistes ou favorables à cette autoflagellation narrative ? La réponse est négative et dévoile la portée émancipatrice du présent essai. Le corps de la femme n'aurait-il pas comme finalité de libérer les mâles tropicaux du Berceau de l'Humanité d'une triple malédiction : de la dictature de la concupiscence, du désir de posséder, de la propension à la mauvaise gouvernante ?
L'iboga ou l'ébogha (Tabernanthe Iboga), encore appelé par les Gabonais "bois sacré" , est une plante spirituelle africaine autour de laquelle s'est construit le Bwiti, un rite à la fois initiatique et thérapeutique en expansion. Il n'y a pas de Bwiti sans iboga, puisque c'est dans ce rite que cette plante révèle ses vertus visionnaires et divinatoires. Celles-ci s'avèrent déterminantes dans la compréhension de l'être spirituel que nous sommes et donneraient, par la même occasion, une meilleure connaissance de soi et du monde divin. L'initiation au Bwiti consiste ainsi à l'ingestion d'une grande quantité de râpures de l'écorce de ses racines, à l'aide de chants de guérison, du son de la "harpe sacrée" ou mongongo (arc musical), permettant d'atteindre un état second nécessaire à l'accès au "monde onirique" . Cette transcendance du monde tangible au monde spirituel fait finalement accéder à l'essence de tout être et amène le candidat à l'initiation (bandzi) à découvrir par lui-même l'origine de son infortune pour entamer le processus de guérison. Dans ce livre-entretien avec un connaisseur du rite Bwiti chez les Fang du Gabon, les questions et réponses notamment sur le processus initiatique permettent de mettre en lumière certains aspects de cette pratique spirituelle et religieuse authentique africaine.
À l origine, les opérations de maintien de la paix consistaient à déployer sous le commandement de l ONU des militaires de différents pays pour contenir et régler des conflits armés. Cette notion a évolué pour mieux répondre à la nature et aux besoins spécifiques de chaque conflit. De 1948 à 1988, l ONU a entrepris quinze opérations de maintien de la paix, et de 1989 à 1999, ce chiffre est passé à trente et un. La demande est de plus en plus croissante. L Afrique est le continent où les forces de maintien de la paix ont été le plus déployées au cours de ces dernières années. Toutefois, des questions se posent à propos de l efficacité et du succès de ces opérations quant au règlement pacifique des conflits. En outre, des interrogations émergent également à propos de la prise en charge des opérations de maintien de la paix par les armées africaines. Le présent ouvrage tente de mettre en relief, sans pourtant faire l apologie de l ONU, le rôle et la contribution de cette dernière dans le maintien de la paix et de la sécurité en Afrique centrale.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.