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La grande transformation du sommeil. Comment la révolution industrielle a bouleversé nos nuits
Ekirch Roger ; Vidal Jérôme ; Wolf-Meyer Matthew
AMSTERDAM
17,00 €
Épuisé
EAN :9782354802158
La forme du sommeil qui prévaut dans les sociétés occidentales n'est en rien "naturelle" : elle ne s'est imposée qu'à partir du XIXe siècle. Jusqu'alors, le sommeil y était généralement scindé en deux blocs de durée égale, séparés par une période de veille d'une heure environ que pouvaient occuper diverses activités : méditation silencieuse, réflexion sur le sens des rêves, prière, rapports intimes, consommation de tabac, tâches ménagères, soin des bestiaux... Mais avec la révolution industrielle et son cortège de bouleversements, en particulier la large diffusion de nouvelles technologies d'éclairage artificiel, un processus de consolidation du sommeil est intervenu qui a abouti à l'imposition de la norme du sommeil d'un bloc de huit heures ininterrompues. Ce processus s'est accompagné d'une dévalorisation du sommeil, lequel n'est plus considéré comme un impératif biologique, mais comme un temps mort qui ne peut faire l'objet d'une valorisation économique. Une pression culturelle forte se développe dès lors en faveur d'un temps de sommeil réduit. Parallèlement, le fait de se réveiller au milieu de la nuit se trouve assimilé au plus célèbre des troubles du sommeil : l'insomnie. A l'heure où la conscience de cette plasticité du sommeil conduit à son exploitation active, Roger Ekirch propose une mise en perspective novatrice et ambitieuse de notre rapport à cette dimension trop souvent mésestimée de notre expérience quotidienne.
Comment, au milieu du XIXe siècle, Paris a-t-elle pu devenir l'incarnation urbaine de la modernité ? Pour répondre à cette question, David Harvey a exploré les mutations connues par la ville à cette époque : transformation physique, avec les grands projets d'Haussmann, qui remplace le plan médiéval par les grands boulevards ; transformation économique, avec une nouvelle forme de capitalisme dominée par les puissances financières et industrielles ; transformation culturelle, avec l'irruption de ce qu'on appellera plus tard le modernisme ; transformation sociale, avec l'émergence de violents antagonismes de classes qui atteignent leur paroxysme dans les révolutions de 1848 et de 1871. En présentant la ville moderne comme le produit instable de forces hétérogènes et contradictoires, David Harvey nous offre une image vivante du fonctionnement de Paris ainsi qu'une vision panoramique de la période décisive que fut le Second Empire. Mais cette analyse de la ville moderne est aussi l'occasion d'une réflexion magistrale sur la ville contemporaine - sur la part de la population dans l'urbanisation, sur son accès aux ressources, en somme sur le "droit à la ville".
Ville globale, ville créative, ville multiculturelle, ville intelligente... Autant de slogans à la mode qui imposent et diffusent une vision aseptisée et consensuelle des réalités urbaines. Les villes doivent au contraire être bousculées, chahutées, contestées. C'est précisément ce que ce recueil se propose de faire en réunissant pour la première fois un ensemble d'auteurs dont la réflexion n'épargne ni les espaces urbains, ni les élites qui les façonnent et les gouvernent. Par la radicalité de leurs analyses, qui portent entre autres sur la financiarisation de la production urbaine, sur les trompe-l'oeil que représentent le développement durable, la mixité sociale ou le multiculturalisme, sur les dispositifs de surveillance et de contrôle des populations, et plus globalement sur les formes de domination qui régissent les rapports sociaux en ville, les onze textes réunis dans ce recueil parviennent à identifier, et par là à contester, les nombreuses contradictions spatiales et urbaines que le système capitaliste produit et reproduit. Ils nourrissent ainsi une géographie critique de l'urbain et, indirectement, une critique en profondeur des sociétés contemporaines.
En ce début de XXIe siècle, vingt ans après la chute des vieilles bastilles, à Berlin puis en Afrique du Sud, des murs sont construits frénétiquement aux quatre coins du monde: en Palestine, entre le Mexique et les Etats-Unis, l'Inde et le Pakistan, l'Arabie Saoudite et l'Irak, l'Afrique du Sud et le Zimbabwe, la Thaïlande et la Malaisie, l'Ouzbékistan et la Kirghizie... Sans compter tous les murs intérieurs, gated communities et autres checkpoints qui partitionnent et régulent les espaces nationaux. Alors que le XXe siècle avait prétendu se clore sur la promesse d'une ère d'échanges et de prospérité, des tensions nouvelles sont apparues, entre la fermeture et l'ouverture, l'universalisation et la stratification. Et ce monde qui se pensait en termes de flux et de circulations n'a depuis cessé de mettre en place des filtres et des dispositifs, largement dématérialisés, de surveillance et de contrôle. Dans ce contexte, que peuvent bien signifier ces murs terriblement concrets, d'acier et de béton, grillagés ou couverts de barbelés, sortes de survivances d'un autre âge? S'ils se révèlent largement inefficaces sur le plan fonctionnel, leur pouvoir discursif, symbolique et théâtral est incontestable: ils fonctionnent comme les icônes d'un pouvoir souverain et d'une nation préservée. Mais là où l'interprétation dominante en déduit que ces murs sont les symptômes d'États-nations renforcés, Wendy Brown y décèle au contraire un déclin avancé de la souveraineté étatique. Et selon elle, celle-ci se redistribue au profit d'autres entités désormais plus puissantes: le capital et la religion.
A partir des années 1980, l'idée s'est peu à peu imposée : le clivage politique fondamental ne serait pas de nature idéologique - opposant le capitalisme au socialisme - mais civilisationnel. Cette conception, formulée notamment par Samuel Huntington, divise le champ politique entre d'un côté les tenants d'une vision sécularisée des rapports entre les hommes et les sociétés - "l'Occident" -, et de l'autre les défenseurs d'une conception religieuse ou "indigène" . Or de manière paradoxale, elle semble également s'être imposée au sein de courants intellectuels et politiques qui, considérant que l'accroissement de la domination de l'homme sur la nature est indissociable de celle de l'homme sur l'homme, érigent la pratique indigène en figure principale de l'opposition à la logique du capitalisme. Mais la perpétuation de la guerre et de la servitude dans l'histoire de l'humanité procède-t-elle vraiment de la diffusion des appareils conceptuels produits par l'Occident ? Etudiant les déterminants des trois mouvements historiques que sont le développement du capitalisme, la colonisation des Amériques et la traite atlantique, Ivan Segré montre qu'il n'en est rien, et que seul le recours à des facteurs d'un autre ordre - les comportements économiques prédateurs et la xénophobie - rend intelligible le cours de l'histoire.
Résumé : Sans que cela fasse la une des journaux, alors que grèves et manifestations semblent rythmer la vie sociale française, nous sommes entrés dans l'âge de la négociation collective. De loi en loi, priorité est donnée au dialogue social dans l'entreprise, au plus près des problèmes à résoudre. Des dispositifs d'appui et des outils d'accompagnement sont disponibles ; plusieurs think tanks et divers rapports ont proposé des solutions. Et les partenaires sociaux savent qu'ils ne peuvent plus continuer d'agir comme avant. Que manque-t-il pour que la France finisse sa mue et que ses forces vives apprennent à se confronter sans s'affronter ? L'essentiel : repenser l'idée même de négociation collective et refonder notre système de relations sociales sur d'autres principes : ne plus légiférer mais inciter ; ne plus obliger, mais inviter ; ne plus contrôler, mais conseiller et laisser expérimenter.
Le travail n'est pas un concept isolé, il ne peut s'appréhender que dans un contexte économique, technologique, social, culturel. Les évolutions sur ces plans sont permanentes et considérables et le travail demain, quand le digital ne sera plus discuté mais inclus dans notre nouveau " normal " , revêtira des habits très différents de ceux qu'il porte aujourd'hui. Nous sommes entrés dans cette transition, il est alors possible d'en imaginer les prochaines étapes. L'ouvrage, dont l'objectif est de démythifier le digital, analyse les évolutions des forces s'exerçant sur le contexte du travail et leurs impacts dont : l'Intelligence Artificielle appliquée, les neurosciences appliquées, l'évolution de la société vers plus de proximités et de contrôles, l'émergence d'un nouveau statut de l'entreprise.
Résumé : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d'entretien, un start-upper, une aide soignante et une " curatrice de contenus " ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le " néotravail " étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s'est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à " aller plus vite ", à nous " adapter " et à " nous engager à fond dans nos projets ". Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu'à celles d'exercer notre propre jugement. Il fait de nous des " dépossédés de l'open space ". Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet " écotravail " contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une " société écologique ".
Réformer l'école, refonder l'entreprise, transformer la société, voici les trois axes qui structurent le projet de société de Michel Hervé. Cet ouvrage est un plaidoyer pour l'instauration d'une véritable démocratie concertative, construite sur la confiance entre les individus. Ce modèle n'est pas simplement politique, sa force est de pouvoir s'appliquer dans les entreprises, les écoles, les universités, les hôpitaux, les familles... Michel Hervé en fait l'expérience depuis plus de 40 ans, dans son groupe organisé sur un mode concertatif. Il propose de transformer radicalement les méthodes de management. Mais cette refondation interne des entreprises ne peut suffire en elle-même. L'école doit elle aussi évoluer, pour former des individus plus libres et plus créatifs. Collaboration, créativité, intelligence collective, pensée écologique : si ce cercle vertueux est enclenché, nous serons prêts pour une révolution de la confiance.