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La fabrique de cérémonies
Efoui Kossi
SEUIL
21,00 €
Épuisé
EAN :9782020472999
Edgar Fall était étudiant. Un étudiant africain parmi beaucoup d'autres, en Union soviétique. Mais l'Union soviétique n'existe plus. Et traduire Pouchkine dans une mansarde parisienne ne suffit pas à nourrir son homme. Edgar accepte donc la proposition de son ami Urbain Mango. Il s'agit d'aller faire des repérages en Afrique pour le compte d'une agence de voyages. Mais l'Afrique existe-t-elle encore ? Sous l'amas des ruines, des morts et des souvenirs, oui, il reste sans doute un continent à construire : il y faudra de la patience, de l'imagination, pas mal de sauvagerie cosmopolite, une science jubilatoire de la langue... et une sacrée dose d'humour ! Kossi Efoui est né en 1962 au Togo. Il a publié plusieurs pièces de théâtre jouées en Europe et en Afrique et un roman, La Polka (Seuil, 1997).
La colonisation européenne s'est accompagnée de révoltantes atteintes aux droits des peuples en Afrique. Le Cameroun se hisse au sommet des territoires ayant payé le prix le plus élevé des crimes et des forfaitures commis par les hérauts de la citadelle coloniale. Dans le Sud-Cameroun, les noms des commandants Malsen et Günther Von Hagen rappellent les moments les plus forts des massacres des populations par les forces coloniales du 2e Reich. Les Français, qui chassent les Allemands en 1916, ont continué dans la même logique. Les peuples du Sud-Cameroun ont aussitôt compris qu'au lieu d'être libérés, ils étaient tout simplement tombés sous le joug d'un autre colonisateur, à la seule différence que ce que les sujets du Kaiser faisaient avec brutalité, les maîtres venus de l'Hexagone le firent avec perfidie. Ce livre revient sur les pages les plus glorieuses certes, mais aussi les plus sombres et les plus tragiques du combat mené par les Ekang du Sud-Cameroun pour sortir le Cameroun du joug colonial à travers la Réunification et l'Indépendance. Le leader de cette dynamique, Daniel Awong Ango, trouva la mort dans les conditions les plus ignobles le 15 octobre 1949 à la prison d'Ebolowa. Cette mort fit de lui le tout 1er martyr de la Réunification et de l'Indépendance du Cameroun. De même, elle donna lieu à un sursaut clanique de la part de ses frères yeminsem qui, derrière le notable David Mvondo Medjo, se mobilisèrent pour pérenniser l'oeuvre d'Awong Ango à travers la vitalité de l'Efulameynh, l'héritage légué par le défunt à tous les Ekang du Sud-Cameroun. Pendant près d'une décennie, l'Efulameyon marqua le Sud-Cameroun par son combat social, culturel et économique. Mais dès la seconde moitié des années 50, les évolués, menés par Charles Assa'ale Mbiam, l'ancien cégétiste et l'un des fondateurs de l'UPC historique, se lancèrent à l'assaut de l'Efulameyon pour leur positionnement sur la scène politique camerounaise. Une fois à la tête de cette puissante fédération tribale, ils n'hésitèrent pas à la sacrifier en 1962 à l'autel des privilèges personnels, des prébendes républicaines et, surtout, au profit de l'Union camerounaise (UC) du président Ahmadou Babatora Ahidjo. La dissolution forcée de l'Efulameyon, pour permettre à l'UC de s'implanter dans l'espace qui constitue l'actuelle Région du Sud, fut en ces premières années de l'Indépendance et de la Réunification, le point de départ de la "descente aux enfers" des masses dans cette partie du Cameroun.
Les oiseaux savaient avant les hommes qu'il y avait, d'une crête à l'autre des continents séparés, des végétations jumelles et des hommes avoisinant, et qu'on pourrait presque s'échanger des territoires et rêver que c'était la même terre qui se continuait. Seuls les oiseaux, qui n'avaient jamais cessé de passer d'une lisière à l'autre des terres et des mers, qui savaient du ciel qu'il était immense et vide, les oiseaux qui avaient vu de tout temps, depuis le vide du ciel, depuis le vide éclaté des continents, depuis la dérive des origines, la forme d'unepeu près ronde, la forme d'un monde comme une petite boule composée de petites boules grouillant de petite; boules séparées par du vide... seuls les oiseaux rappellent encore... avec le tracé migratoire de leur écriture labile... que les hommes sont habitants de l'espace... que les racines de l'homme sont aériennes... de quelque côté que son sommeil ou ses pieds le reposent... qu'il ne reste rien de l'origine éclatée des continents... qu'il ne reste rien d'aucune origine... sinon la trace volatile des transmigrations... " Biographie de l'auteur Né en 1962 à Anfoin au Togo, Kossi Efoui a étudié à l'université du Bénin au Togo avant de s'établir en France. Il a publié pièces de théâtre et deux romans parus au Seuil."
Le narrateur revient dans son pays après dix ans de massacres. Ce faisant, il cherche à comprendre comment son ami Mozaya est mort, et à retrouver un certain Asafo Johnson avec lequel il avait fondé une troupe de théâtre en ses années d'étudiant. La vie renaît, hantée par de vieilles et mortelles litanies, ces phrases-talismans qui se recourbent sur elles-mêmes comme la queue du scorpion. Biographie de l'auteur Kossi Efoui, né au Togo, se consacre en partie au théâtre. Ses pièces sont jouées sur les scènes européennes et africaines. Il a publié deux romans, La Polka (1998) et La Fabrique de cérémonies (2001).
Il y a un moment, dans une vie, où l?écrivain abat ses cartes, pris par une sorte d?urgence. Le déclencheur de ce récit bouleversant, c?est un appel téléphonique d?un frère perdu de vue, annonçant que leur mère est au plus mal, à l?hôpital de Lomé. La mère qui lui a dit vingt ans plus tôt : « Va vivre. Va vivre ailleurs et ne reviens plus. » Qui se déplace une bassine sur la hanche, colportant des morceaux de pain, jusqu?au jour où des soldats interceptent son menu commerce, et où il arrive ce qui doit arriver. La mère qui chante pour exorciser « les choses dures ». Qui l?a porté sur son dos bien au-delà de l?âge habituel, prétendant que son garçon avait « les os fragiles ». Qui lui a donné, enfin, le goût des parures, des vêtures et des bijoux, transgressant la frontière des genres. « Plus je vieillis, plus je ressemble à ma mère. »De ce portrait d?une femme joyeuse, inspirée et aimante, d?une mère courage dans un monde d?absolu dénuement, surgit une grâce mystérieuse qui se confond avec la genèse d?une vocation d?écrivain.Kossi Efoui, né dans le golfe de Guinée, vit actuellement à Nantes où il se consacre en partie au théâtre. Une magie ordinaire est son sixième roman, après Solo d?un revenant (2008, prix des Cinq Continents de la Francophonie), L?Ombre des choses à venir (2011) et Cantique de l?acacia (2017).
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".