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Sermons et leçons sur l'Ecclésiastique
ECKHART JOHANNES
AD SOLEM
23,55 €
Épuisé
EAN :9782940090747
Les Sermons et leçons sur l'Ecclésiastique (aujourd'hui livre du Siracide), traduits ici pour la première fois en français, constituent la source principale de l'enseignement de Maître Eckhart sur l'analogie. A la manière habituelle de ses commentaires de l'Ecriture, le Maître rhénan ne retient qu'un petit nombre de passages qu'il interprète comme un authentique fils de saint Dominique, pour qui la vérité prêchée est une personne, une vie : Jésus-Christ, fait homme en Marie, fait nourriture dans l'eucharistie. Comment annoncer cette vie aujourd'hui, comment redonner le goût et l'amour de la vérité ? Loin des outrances apparentes de l'œuvre allemande, dans ses Sermons et leçons sur l'Ecclésiastique Maître Eckhart répond simplement : " Le prédicateur du Verbe de Dieu ne doit pas à lui-même d'être ou de vivre, mais au Christ qu'il prêche, selon ces paroles de Gal 2 : Je vis, moi, non plus moi, mais le Christ vit en moi. Et parce que l'opération appartient à qui possède l'être, l'enseignement du prédicateur du Christ ne doit rien concerner en dehors du Christ, de sorte que le prédicateur puisse dire ces paroles de Jean 7 : Mon enseignement n'est pas mien, mais il appartient à celui qui m'a envoyé. Telle est la chose qui est requise du prédicateur. "
Prestigieuse figure mystique de l'Occident chrétien au début du XIVème siècle, Maître Eckhart a connu en son temps l'approche d'un procès en hérésie, parce qu'"il a voulu en savoir plus qu'il ne convenait". A la base de sa doctrine spirituelle, le "détachement". Au plus loin de tout de dolorisme esthétique, cette disposition est l'expression d'une liberté qui "laisse être" toutes choses dans la vérité de leur origine. De portée universelle, une telle exigence abyssale de "pauvreté en esprit", qui a laissé des traces dans l'histoire de la pensée - Nicolas de Cues. Angelus Silesius, mais aussi Hegel, Jung, Heidegger et Bataille -, suscite un intérêt bien au-delà du christianisme, en particulier dans les écoles de mystique orientale. Propre à Eckhart est l'audace du Détachement, la capacité de conduire la théologie vers le vertige du rien, avec un geste radical qui rappelle certains textes bouddhistes.
Résumé : Au début du XIVe siècle, Maître Eckhart développe l'idée que l'homme devient, par la juste dévotion, " égal et semblable " à Dieu : une pensée hérétique qui ne manqua pas d'inquiéter l'Inquisition.
Sermons (1-30) « Lorsque l'âme parvient à la lumière sans mélange, elle pénètre dans son néant... ». « L'amour est plus une récompense qu'un commandement ». « Garde toi de toi-même: tu auras fais bonne garde ». « Où l'image entre, Dieu doit s'écarter... Mais quand cette image sort, Dieu entre »... Tout Eckhart est dans ces formules qui parsèment les Sermons. Commentant la plupart du temps une simple phrase de l'Évangile, destinés à des moines et des moniales diversement cultivés, plus concrets que les Traités, ils reflètent pourtant toute l'expérience mystique du grand dominicain ainsi que son immense culture, où la grande théologie scolastique se mêle aux influences du néoplatonisme, de Denys l'Aéropagyte, de saint Augustin. Sans doute transcrits pour partie par les auditeurs, donc sujets à des approximations, les Sermons, ou plutôt des extraits qu'on en a tirés pour les besoins de la cause, constitueront la grande pièce de l'accusation dans les procès en hérésie qui seront intentés à Eckhart et qui aboutiront à la Bulle de condamnation du pape Jean XXII en 1327 (Eckhart meurt en 1328). Les Sermons sont traduits ici de l'allemand, c'est-à-dire de la langue dans laquelle ils furent prononcés par Maitre Eckhart.
Le 27 mars 1329, le pape Jean XXII condamnait comme hérétiques dix-sept propositions extraites des oeuvres de Maître Eckhart et en réputait onze autres "tout à fait malsonnantes, très téméraires et suspectes d'hérésie". Ainsi s'achevait le premier procès d'inquisition intenté au Moyen Age contre un dominicain, maître en théologie de l'Université de Paris, né en 1260 et mort en 1328. Ce volume consacré à l'un des plus grands philosophes du Moyen Age regroupe un ensemble de textes régis par une intention : convertir le chrétien, et, à cette fin, confier à la parole le soin de faire renaître l'âme en Dieu. "Maître Eckhart est le Dante allemand. Comme lui, il s'adresse au vulgaire et son problème est le même : articuler théologiquement et philosophiquement les deux fins de l'homme, la félicité obtenue ici-bas et la béatitude promise aux justes dans la patrie céleste. L'originalité d'Eckhart est de lancer la possibilité d'une vie bienheureuse acquise sur cette terre."
Résumé : "Tout pouvoir vient de Dieu" signifie non pas que toute autorité dispose d?un pouvoir divin mais que le fondement de cette autorité est invisible. Ce que saint Paul dénonce, c?est la confusion de ce fondement avec ces modes de sa manifestation. "Tout pouvoir vient de Dieu" renvoie dos à dos dans aussi bien une conception de l?autorité politique qui dériverait son pouvoir du "sacré" attaché à la personne de l?empereur (ou plus tard du monarque) comme à son fondement, que celle qui la fait dériver du peuple. Voilà pourquoi les chrétiens obéissent aux lois de la Cité et se soumettent aux autorités : parce que l?autorité politique manifeste ce fondement (toujours caché). Quand les lois de ce pouvoir vont à l?encontre du Logos (et donc du Bien commun), les chrétiens ne s?opposent pas au pouvoir comme un corps politique mais rappellent aux gouvernants que leur pouvoir ne repose pas sur eux mais sur Dieu ? le Logos, c?est-à-dire la Raison, à laquelle tous les hommes participent par leur propre raison. Le livre prend notamment l?exemple que donnent les Pères apologistes : Justin, Tertullien, puis Augustin, dont la Cité de Dieu s?inscrit dans le sillage des grandes apologies. En ce sens, il n?y a pas deux cités (des hommes et de Dieu), mais une seule, et c?est la mission ? critique ? des chrétiens (comme citoyens et non pas comme un contre pouvoir) de rappeler ce fondement invisible du pouvoir quand la Cité s?en affranchit. Un livre de discernement capital aujourd?hui.
Dans le deuxième roman de Joseph Malègue, Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut, réalise une "fresque historique" de l'installation de la IIIe République : laïcité, déclin des notables liés à la Monarchie, l'Eglise, l'Empire, montée d'une classe nouvelle qui les supplante dans une ville d'Auvergne imaginaire, emblématique d'une mutation de la France toute entière. Malègue observe le déclin de cette classe sociale à laquelle sa famille petite-bourgeoise était liée avec le sens proustien du temps qui passe et la distance du sociologue, sans regret ni révolte. Il se préoccupe surtout du drame spirituel des "classes moyennes du Salut". Soit les chrétiens attachés à l'évangile, mais peu désireux de lui sacrifier, le cas échéant, leur bonheur terrestre. Comme dans Augustin ou le Maître est là, Malègue s'y rapproche encore plus de Proust par l'abondance de ce qu'il enregistre, décrit puis dissèque longuement et finement : beauté de la féminité, mais aussi divisions sociales implacables, fortunes détruites, mariages ratés, suicides illustrant la fin des notables catholiques. Pierres noires est considéré par les critiques comme supérieur à son premier roman (Augustin). Les "pierres noires" sont les pierres volcaniques d'Auvergne et du Cantal avec lesquelles sont construites de nombreuses maisons de ces régions. Les "Classes moyennes du Salut" sont les chrétiens médiocres (où Malègue se situait lui-même), non "classes moyennes de la sainteté". Joseph Malègue (1876-1940) est considéré comme le "Proust catholique". Ecrivain lu avec ferveur par le pape Paul VI qui voit en lui le "conteur de l'histoire de l'âme", et par le pape François comme le grand romancier moderne des "classes moyennes de la sainteté". Nouvelle édition, présentée par José Fontaine
Même si la question du missel ancien représente une part réduite de son oeuvre liturgique, Joseph Ratzinger s'y est intéressé à de nombreuses reprises. Ce sont généralement des motifs plus pastoraux - en raison de ses responsabilités - que proprement doctrinaux qui l'ont conduit à aborder explicitement ce thème de la liturgie tridentine. Remarquons qu'il en parle avec des accents différents au cours de sa vie : d'abord critique d'une liturgie trop fixiste, il souligne ensuite, dans le contexte iconoclaste de l'après-concile, les points saillants et les atouts de ce missel et enfin, dans une logique de réconciliation et de réhabilitation pacifique et harmonieuse, il montre à quelles conditions la forme extraordinaire peut être une authentique liturgie d'Eglise. Au moment où l'intérêt grandit pour la forme extraordinaire, il peut être utile de rappeler que pour Benoît XVI, la liturgie ne se réduit pas à une science historique pour spécialistes. La forme extraordinaire, avec son génie propre, donne accès au mystère du sacrifice du Christ qui s'offre au Père pour le Salut du monde. La liturgie est une oeuvre de communion entre Dieu et son peuple. C'est aussi un lieu d'évangélisation où, à travers des signes visibles par tous, se déploie le mystère chrétien : point de rencontre de l'homme avec son créateur et des hommes entre eux autour du Christ. Comme le souligne le Cardinal Sarah dans la préface, la liturgie tridentine peut aider à mettre en évidence le processus vivant de croissance de la liturgie en vue d'une meilleure compréhension du renouveau liturgique voulu par le concile Vatican II.