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Justice pour les hérissons. La vérité des valeurs
Dworkin Ronald ; Jackson John E.
LABOR ET FIDES
43,75 €
Épuisé
EAN :9782830915648
Le renard sait beaucoup de choses différentes, disaient les Grecs, mais le hérisson en sait une, et de la plus haute importance. Dans son ouvrage majeur, le grand philosophe américain Ronald Dworkin soutient que la valeur sous toutes ses formes est une grande chose : ce qu'est la vérité, ce que la vie signifie, ce que la morale exige ou la justice requiert sont divers aspects d'une même question fondamentale. Aujourd'hui, le doute a tout envahi et menace cette unité, dans le sillage d'une révolution galiléenne qui conduit tant de philosophes contemporains à indexer leurs pensées aux méthodes de la recherche scientifique. Contre cette dictature de la remise en question perpétuelle, Ronald Dworkin aborde de très nombreux domaines tels le scepticisme moral, les champs de l'interprétation littéraire, historique et artistique, le libre arbitre ou d'anciens systèmes de valeurs relatifs au bien-être et au bien-vivre. "Nous avons besoin d'une nouvelle révolution, affirme Dworkin. Nous devons ouvrir le monde des sciences à la notion de valeur."
Andrea Dworkin explore le monde sexué de la domination et de la soumission. Elle parle de la "baise" dans un monde dominé par les hommes et de l'anéantissement des femmes dans la sexualité masculine. Leonard Cohen, le poète et chanteur canadien, saluait ce livre en ces termes : " La gamme complète des arguments exposés dans ce livre est assez radicale, complexe et magnifique. C'est le premier livre que j'ai lu par un auteur, masculin ou féminin, qui affiche une défiance qui soit profondément subversive au sens sacré ? extraterrestre. Elle dit que notre monde est entaché par des préjugés humains, que les hommes et les femmes ont des idées erronées ? même si ces idées ont dix millions d'années et qu'elles viennent de la bouche de dieu, elles demeurent erronées ! La position qu'elle adopte dans ce livre est si provocante et passionnante qu'elle crée une autre réalité et pourrait arriver à l'actualiser. Dans la situation actuelle, c'est ce genre d'attitude qui crée de nouveaux mondes." C'est un livre violent, "le plus choquant jamais écrit par une féministe", selon l'écrivaine australienne Germaine Greer.
Dworkin Andrea ; Devillard Harmony ; Chaplain Cami
Figure de proue du féminisme américain, Andrea Dworkin a été prise pour cible privilégiée de la haine antiféministe pour son franc-parler et ses partis pris sans compromis. Après la parution de Woman Hating (1974), son premier livre, elle se tourne vers l'art oratoire pour survivre. Le milieu éditorial américain lui reproche le manque de "féminité" de son écriture, combative et corsée, qui choque et décille les consciences. Mais elle sait qu'elle a trouvé son public et se déplace de campus en associations, où elle suscite l'admiration, la colère et le débat. Notre sang : Discours et prophéties sur la politique sexuelle (1976, 1981) rassemble en un recueil ses discours pour porter sa voix plus loin, plus haut. Neuf discours, sur des problématiques aussi diverses que l'art, sa mère, la chasse aux sorcières, le lesbianisme, la non-violence ou l'histoire "amérikaine" , visent un même objectif : un appel à la sororité pour galvaniser les femmes dans la lutte contre la domination masculine jusqu'à son abolition totale. "Ceux-là, les masculinistes, nous ont raconté qu'ils écrivent sur la condition humaine, que leurs thèmes sont les grands thèmes - l'amour, la mort, l'héroïsme, la souffrance, l'Histoire même. Ils nous ont raconté que nos thèmes - l'amour, la mort, l'héroïsme, la souffrance, l'Histoire même - sont insignifiants parce que, par nature, nous sommes insignifiantes. Je renie l'art masculiniste. Ce n'est pas un art qui éclaire la condition humaine - il éclaire seulement, et pour toujours à la honte éternelle des hommes, le monde masculiniste - et à bien regarder autour de nous, ce n'est pas un monde dont on peut être fier". "[Notre sang] va offenser, mais il touchera bien plus qu'il n'offense. Il contient la fureur de générations de femmes silencieuses, ainsi que le fier écho des féministes qui nous ont ouvert la voie. Dworkin s'inscrit dans la grande tradition des combattantes et combattants pour la liberté". Kate Millett, autrice de "Sexual Politics"
Résumé : Ronald Dworkin occupe une place centrale dans un espace public américain sans doute plus ouvert aux discussions de doctrine juridique, constitutionnelle et politique que son homologue français. Nourrie de plusieurs livres et multiples interventions dans les revues ou la presse (New York Review of Books notamment), son ?uvre parcourt la plupart des domaines d'un espace qui s'étend du problème de la fondation en raison des normes de justice aux controverses liées à la signification de la liberté moderne et aux conflits qui naissent de son application : avortement, euthanasie, protection de la vie privée, liberté d'opinion et de communication... Avec pour projet, la justification d'une conception libérale de la politique et du droit modernes, construite autour du primat accordé à l'autonomie du sujet. Publié en 1977, Taking Rights Seriously se présente comme le premier moment d'une démarche qui conduit aujourd'hui son auteur à discuter les questions de l'interprétation du sens du droit ou des estimations du bien dans une société pluraliste. Déjà situé aux confins de la théorie juridique, l'ouvrage repose sur une thèse cardinale : " les hommes ont des droits moraux contre l'Etat ". Droits qui assurent les moyens de résister à l'emprise du pouvoir sur la liberté des personnes et l'intimité de leurs existences. Droits qui permettent de penser les conditions d'une égalité de traitement des individus. Droits qui peuvent enfin offrir les fondements d'une théorie de la justice constitutionnelle. Dans le sillage de la Théorie de la justice de John Rawls, avec le compagnonnage de Kant ou John Stuart Mill, Ronald Dworkin cherche à tirer les conséquences de l'avènement d'une société auto - instituée, affranchie des tutelles de la tradition ou d'autorités extérieures à l'homme. A partir de l'idée d'une antériorité de l'idée de justice et des principes éthiques ou juridiques qui la prennent en charge par rapport au droit positif et aux cadres étatiques de l'existence politique. Dans la perspective d'une conception élargie de la démocratie qui peut aller jusqu'à inclure l'hypothèse de la désobéissance civile. Selon la visée qu'indique le souci de prendre au sérieux les promesses de liberté, d'égalité politique et de respect de la dignité que contient la référence aux droits de l'homme.
Résumé : Dans ce recueil, des femmes et des hommes, poètes, s'adressent à Dieu pour ne pas perdre pied. Aussi se font entendre leurs cris pour vivre et leurs aspirations à gagner en humanité... Leurs prières se mêlent à leurs tentatives de dire "je" et de relire leurs propres parcours, où s'espère, se signale, se décèle, se distingue, se reconnaît... un Autre. Peu importe que ces poètes soient d'hier ou d'aujourd'hui. Si la forme de leur texte, si leurs styles trahissent une époque, il en va tout autrement du fond. Un même désir les habite : laisser filtrer la lumière qui les traverse, accueillie avec surprise ou reconnaissance.
Qu'est-ce que la religion ? présente onze définitions de la religion formulées par autant d'anthropologues, sociologues et historiens des religions, du XIXe siècle à nos jours. Que ce soit l'animisme d'Edward Burnett Tylor, l'idée d'une opposition entre sacré et profane de Durkheim ou la conception politico-religieuse de Bruce Lincoln, on découvre un passionnant parcours historique et critique sur la notion de religion. Ces onze définitions originales sont à chaque fois précédées d'une introduction générale présentant les enjeux théoriques et pratiques qu'implique l'acte de définir ainsi que de brèves notices situant l'auteur et son oeuvre. Dans ces temps troublés, où la religion est sans cesse invoquée - sans que l'on sache réellement de quoi il en retourne -, ce livre de vulgarisation de l'historien des religions Nicolas Meylan se révèle aussi précieux qu'indispensable.
Une étude complète nous est proposée sur l'histoire et l'actualité du ministère pastoral. Elle prend en compte ses évolutions récentes (sa féminisation) et des questions actuelles (les conditions matérielles, l'homosexualité), à partir de témoignages de pasteurs des Eglises luthériennes et réformées des pays francophones d'Europe. L'ouvrage voudrait également inscrire les potentialités et la crise du pastorat dans " le temps long " de la réflexion historique et théologique, tout en étant attentif aux questions les plus contemporaines. Son ambition est de parler de la réalité du ministère pastoral, afin de sortir des deux travers que sont son idéalisation et sa dévalorisation, lesquelles contribuent à perdre de vue l'originalité, mais aussi la vulnérabilité de ce métier vocationnel. Il suggère enfin des pistes pour mieux vivre le pastorat et aider à la croissance des Eglises, en étant attentif à l'écoute de soi et des autres, ainsi qu'à la diversité des dons et des ministères. L'ouvrage est illustré par des dessins de Tiki, théologien, caricaturiste et figure connue des médias allemands.
La religion n'est-elle pas une affaire sérieuse ? N'appelle-t-elle pas les humains à vénérer et à respecter la divinité et à mener une vie conforme aux prescriptions religieuses plutôt qu'à vivre joyeusement et à rire à temps et à contretemps ? Oui, et il en sera question tout au long de ce livre. La première approche sera donc de présenter ce que les textes en disent, négativement certes, mais aussi positivement, car de nombreux textes dans ce sens existent ! Il s'agira d'autre part de montrer qui rit dans l'espace des religions abordées et de quoi l'on rit. Il s'agira enfin de faire réfléchir sur le côté humain des religions, sur les dérives et les failles de leurs représentants et de leurs fidèles, sur leur liberté aussi et sur leur oui à la vie. Ce faisant, ce livre ne s'adresse pas seulement aux spécialistes de l'histoire religieuse ou aux sociologues, mais à tous ceux qui, croyants ou non, s'intéressent à l'héritage religieux et à ce qu'il peut apporter à la joie de vivre et à l'envie de rire.