Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Notre sang. Discours et prophéties sur la politique sexuelle
Dworkin Andrea ; Devillard Harmony ; Chaplain Cami
DES FEMMES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782721009111
Figure de proue du féminisme américain, Andrea Dworkin a été prise pour cible privilégiée de la haine antiféministe pour son franc-parler et ses partis pris sans compromis. Après la parution de Woman Hating (1974), son premier livre, elle se tourne vers l'art oratoire pour survivre. Le milieu éditorial américain lui reproche le manque de "féminité" de son écriture, combative et corsée, qui choque et décille les consciences. Mais elle sait qu'elle a trouvé son public et se déplace de campus en associations, où elle suscite l'admiration, la colère et le débat. Notre sang : Discours et prophéties sur la politique sexuelle (1976, 1981) rassemble en un recueil ses discours pour porter sa voix plus loin, plus haut. Neuf discours, sur des problématiques aussi diverses que l'art, sa mère, la chasse aux sorcières, le lesbianisme, la non-violence ou l'histoire "amérikaine" , visent un même objectif : un appel à la sororité pour galvaniser les femmes dans la lutte contre la domination masculine jusqu'à son abolition totale. "Ceux-là, les masculinistes, nous ont raconté qu'ils écrivent sur la condition humaine, que leurs thèmes sont les grands thèmes - l'amour, la mort, l'héroïsme, la souffrance, l'Histoire même. Ils nous ont raconté que nos thèmes - l'amour, la mort, l'héroïsme, la souffrance, l'Histoire même - sont insignifiants parce que, par nature, nous sommes insignifiantes. Je renie l'art masculiniste. Ce n'est pas un art qui éclaire la condition humaine - il éclaire seulement, et pour toujours à la honte éternelle des hommes, le monde masculiniste - et à bien regarder autour de nous, ce n'est pas un monde dont on peut être fier". "[Notre sang] va offenser, mais il touchera bien plus qu'il n'offense. Il contient la fureur de générations de femmes silencieuses, ainsi que le fier écho des féministes qui nous ont ouvert la voie. Dworkin s'inscrit dans la grande tradition des combattantes et combattants pour la liberté". Kate Millett, autrice de "Sexual Politics"
Le renard sait beaucoup de choses différentes, disaient les Grecs, mais le hérisson en sait une, et de la plus haute importance. Dans son ouvrage majeur, le grand philosophe américain Ronald Dworkin soutient que la valeur sous toutes ses formes est une grande chose : ce qu'est la vérité, ce que la vie signifie, ce que la morale exige ou la justice requiert sont divers aspects d'une même question fondamentale. Aujourd'hui, le doute a tout envahi et menace cette unité, dans le sillage d'une révolution galiléenne qui conduit tant de philosophes contemporains à indexer leurs pensées aux méthodes de la recherche scientifique. Contre cette dictature de la remise en question perpétuelle, Ronald Dworkin aborde de très nombreux domaines tels le scepticisme moral, les champs de l'interprétation littéraire, historique et artistique, le libre arbitre ou d'anciens systèmes de valeurs relatifs au bien-être et au bien-vivre. "Nous avons besoin d'une nouvelle révolution, affirme Dworkin. Nous devons ouvrir le monde des sciences à la notion de valeur."
Des textes poignants, animés par la colère de la survivante, colère face aux meurtres, aux viols, à la pornographie, à l'anéantissement des femmes dans la sexualité masculine. Une extraordinaire écrivaine féministe qui nous entraîne dans les recoins de la misogynie, du pouvoir des hommes, de la fétichisation des corps, des dangers de la nuit, du racisme, de la résistance à la prostitution. En ces temps de remise en cause des droits des femmes, Andrea Dworkin lance un cri d'alarme : "Souvenez-vous-en, mes soeurs, durant les temps obscurs qui s'annoncent." Son style mêle la radicalité des analyses féministes et l'onde puissante des mots : "J'ai utilisé l'écriture pour emmener le langage là où était la souffrance des femmes - et leur peur - et j'ai continué mes fouilles à la recherche de mots capables de porter le fardeau de dire l'indicible."
Dworkin Ronald ; Billier Jean-Cassien ; Laugier Sa
Depuis quelques années, les " valeurs morales " ont fait un retour remarqué dans la vie politique internationale et nationale. Tous les observateurs en conviennent, certains pour s'en féliciter, d'autres pour le déplorer. Désaccord que vient rendre plus aigu le fait que chacun est bien loin de mettre dans la notion de " valeur morale " et dans la morale elle-même un contenu similaire. Cette évolution doit retenir toute notre attention. On observe un besoin citoyen de " moraliser " la vie publique. Qu'est-ce que cela veut dire au juste ? On constate un déplacement et une transformation des frontières entre vie privée et vie publique des gouvernants. Qu'est-ce que cela signifie ? Aujourd'hui, les candidats à diverses élections n'hésitent plus à revendiquer un discours sur des valeurs morales. Qu'est-ce que cela nous apprend sur l'évolution des sociétés démocratiques et de la vie politique en France ?
Résumé : Militante féministe, Andrea Dworkin a voulu comprendre pourquoi des femmes rejettent le féminisme et n'hésitent pas à se montrer racistes et homophobes. Comment expliquer cet apparent paradoxe ? Dans un contexte où les femmes sont subordonnées aux hommes, les femmes de droite concluent ce qui leur paraît le marché le plus avantageux : en échange de leur conformité aux rôles traditionnels, la droite leur promet la sécurité, le respect, l'amour. Elles font donc le pari qu'il est préférable de prendre le parti du patriarcat plutôt que de combattre ce système dont la violence est trop souvent meurtrière. Mais la droite et l'antiféminisme se fondent sur le mépris des femmes et encouragent l'exploitation de leur sexualité : "ce que font les femmes de droite pour survivre au système de classes de sexe ne signifie pas qu'elles y survivront : si elles sont tuées, ce sera probablement aux mains de leur mari". Une réflexion brutale et sans concession, qui rappelle l'importance de la révolte féministe. La sociologue Christine Delphy, qui signe la préface, redonne à Andrea Dworkin la place qui lui revient dans l'histoire du féminisme, et le politologue Frédérick Gagnon rappelle dans sa postface la pertinence des analyses d'Andrea Dworkin pour comprendre le sort des femmes dans la vie politique des Etats-Unis des années 2000, toujours marquée par la misogynie et l'antiféminisme.
Dans cet ouvrage pionnier, fondateur des recherches matriarcales modernes, Heide Goettner-Abendroth définit pour la première fois clairement et scientifiquement le concept de matriarcat, jusque-là décrié et opaque, qui lui permet de revisiter l'histoire culturelle de l'humanité. Dans un aller-retour permanent entre le terrain et la théorie, elle offre une vue d'ensemble des sociétés matriarcales dans le monde à travers l'étude de chacune d'entre elles, faisant apparaître que celles-ci ont non seulement précédé le système patriarcal apparu seulement vers 4000-3000 ans avant notre ère, mais qu'elles lui ont survécu jusqu'à ce jour sur tous les continents. Elle met en lumière que les sociétés matriarcales, loin d'être une image inversée du patriarcat, comme le prétend l'idéologie dominante dont l'autrice fait une critique radicale, sont des sociétés d'égalité et de partage entre les sexes. D'où l'utilité de leur étude pour aider les femmes et les peuples autochtones en particulier à penser une alternative au système de domination patriarcal et colonisateur. Tout d'abord publiés en allemand dans une version longue, ces travaux qui ont inspiré plusieurs générations de chercheuses et chercheurs en histoire et en anthropologie, ont été édités en anglais et en espagnol dans une version internationale aujourd'hui enfin disponible en français.
Voici, enfin disponible en édition de poche l'essai majeur d'Angela Davis, figure emblématique des luttes pour les droits civiques aux Etats-Unis depuis les années 1960. Dans "Femmes, race et classe", Angela Davis, historienne et militante, retrace avec brio les liens entre féminisme, antiracisme et lutte des classes, à travers l'histoire des femmes, des noir-e-s et de leurs luttes aux Etats-Unis du XIXe siècle aux années 1970. Elle analyse aussi bien les écueils provoqués par le racisme dans le mouvement féministe américain blanc que la misogynie au sein des mouvements révolutionnaires noirs et montre comment des premiers liens se sont établis entre le féminisme naissant et la lutte pour l'abolition de l'esclavage, avant de se distendre face à la pression d'adversaires politiques qui cherchent à diviser les luttes. Redonnant vie à des figures politiques majeures méconnues en France, comme Sojourner Truth et son célèbre " Ne suis-je pas une femme ? " qui interroge la place des femmes noires dans la société, "Femmes, race et classe" est un essai dense et fondateur. Soulevant la question des contradictions à dépasser entre les oppressions spécifiques, il trouve aujourd'hui une actualité centrale avec les débats contemporains sur le féminisme dit " intersectionnel ".
Catherine Weiss caressait les épaules et le torse de l'homme abandonné à sa compétence autant qu'à sa tendresse. Sous ses mains inspirées, porteuses d'indicibles messages, le corps à bout de vie ressuscitait de part en part. La tête, lentement, se tournait vers elle, les doigts se déployaient, les lèvres esquissaient un sourire, la peau frémissait. Émerveillée, Catherine laissait ses mains expressives s'égarer sur le ventre, sur le galbe des cuisses."Ne meurs pas, Ralph. Laisse-toi faire. Laisse-moi te toucher"..." M-C. T-M.
Après la publication de notre manifeste, nous, activistes FEMEN du monde entier, livrons dans Rébellion, nos témoignages personnels liés à notre engagement et développons nos idées autour de la prostitution, des violences faites aux femmes, de la montée des extrêmes droites et des intégrismes, des droits LGBT, de la laïcité et de la liberté d'expression. Nous voulons donner aux lectrices et aux lecteurs le courage de s'insurger et les moyens de s'organiser pour, résister au patriarcat de façon active, puissante et efficace. Nous voyons l'activisme comme une responsabilité civique. Il est pour nous l'une des principales formes que le féminisme dot prendre, impérative pour réaliser ce monde égalitaire auquel nous rêvons. Le Mouvement FEMEN