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Les régulations des politiques d'éducation
Dutercq Yves
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753501157
Le mouvement intensif de déconcentration et de décentralisation qui a animé l'Europe depuis plus de vingt ans s'est accompagné de processus divers et apparemment contradictoires. De nouvelles formes de territoires administratifs et politiques sont mises en place, remplaçant ou concurrençant les anciens territoires. Tandis que se diffusent des références voire des incitations supranationales, apparaissent des phénomènes de renationalisation. Ces contradictions sont tout à fait sensibles dans le domaine de l'éducation et de la formation. Vu de loin, le mouvement semble international et au moins européen: les questionnements sont les mêmes, les réponses sont similaires, calquées sur les rapports de la commission européenne. Si on y regarde de plus prés, la cohérence d'ensemble est moins nette, car les interférences nationales et locales sont nombreuses et variables d'un lieu à l'autre. Les tensions sont présentes partout, mais ce ne sont pas forcément les mêmes. On comprend alors l'intérêt d'analyser simultanément les formes de régulations des politiques d'éducation à l'?uvre à l'échelon supranational, à l'échelon national, à l'échelon local, et cela aux différents niveaux des systèmes d'enseignement: élémentaire, secondaire, supérieur. Grâce à l'apport de chercheurs au regard international, cet ouvrage compare les effets de la décentralisation relative des politiques éducatives et de l'implémentation des recommandations des organismes transnationaux dans différents pays européens. Il aide à comprendre, notamment par la comparaison d'un pays à l'autre, quels sont les modes de régulation qui agissent aux niveaux intermédiaires, dans quelle mesure il y a eu décentration de la régulation des politiques d'éducation et de formation et quelle place occupe désormais l'Etat.
Depuis une vingtaine d'années, les responsables de l'enseignement de nombreux pays mettent en place des objectifs et des indicateurs leur permettant de piloter le système et de mieux réguler le fonctionnement des établissements et des organisations scolaires. Par ailleurs, des procédures d'évaluation des résultats des établissements, et indirectement du travail des enseignants, se développent, accompagnées de mécanismes parfois pressants de reddition de comptes. L'école est ainsi de plus en plus soumise à une obligation de résultats et de performance mise en place sous des appellations diverses : " accountability " dans les pays anglo-saxons, " pilotage " basé sur l'évaluation externe en Europe continentale, " gestion axée sur les résultats " au Québec. L'objectif de cet ouvrage est d'étudier les effets de ces politiques sur le travail et le professionnalisme des enseignants : il s'agit d'interroger les formes d'acceptation, d'adhésion, mais aussi de résistance, de contestation et de changement de relations qu'elles suscitent. Son intérêt est de porter un regard comparatif sur la situation générée dans des pays aux traditions très diverses (Belgique, Brésil, Espagne, France, Québec et Suisse) à travers les résultats d'enquêtes menées auprès des enseignants et des cadres éducatifs et un ensemble d'études de cas complémentaires portant par exemple sur l'évaluation des acquis des élèves, l'orientation, le travail en équipe ou encore la formation des enseignants. Ce livre, sans équivalent dans la littérature francophone, aborde une thématique de forte actualité, la redéfinition du professionnalisme des enseignants, à la croisée de l'intérêt des chercheurs et des préoccupations des acteurs de terrain.
L'opposition entre public et privé a longtemps structuré notre manière de voir et d'interpréter l'action dans le domaine de l'éducation. Plutôt que d'admettre le rapport public-privé comme une opposition indépassable, cet ouvrage analyse comment ces concepts sont utilisés dans la pratique, travaillés, réinterprétés, etc. C'est bien à une dialectique entre public et privé que nous sommes confrontés. L'ouvrage veut ainsi répondre aux faiblesses ou caractère convenu du débat en proposant une analyse argumentée et scientifiquement fondée de l'expansion de la privatisation et de la marchandisation de l'éducation. Les contributions abordent ces questions à partir de l'étude de cas diversifiés, issus de différents espaces politiques francophones (Belgique francophone, France, Québec, Suisse), sans négliger l'attention à ce qui se passe ailleurs dans une visée comparatiste. Les problèmes posés, qui situent à différents niveaux de l'enseignement, veule témoigner du mouvement entre prise en charge publique et prise en charge privée de l'éducation. Dans chacun des cas étudiés, sont également interrogés l'état du débat chez les professionnels de l'éducation et leur capacité à produire des réponses soucieuses de contribuer à la justice du système d'enseignement. Les contributeurs cherchent ainsi à la fois à faire une sort d'état des lieux sur les thématiques très actuelles de la privatisation et de la marchandisation de l'éducation et à susciter chez les professionnels de l'éducation la recherche adaptées, notamment en important dans le système public les avantages proposés par les opérateurs privés, au bénéfice du plus grand nombre.
Résumé : La décentralisation éducative en France a quinze ans et n'a été que trop peu étudiée. La question de la construction de territoires éducatifs aux dimensions de politiques locales devenues incisives est pourtant au c?ur des controverses sur les nouveaux modes de l'action publique. Tel est bien le projet de cet ouvrage : s'interroger sur les places respectives de l'Etat, des décideurs territoriaux et des acteurs locaux dans l'impulsion et la mise en ?uvre de l'éducation. Ce déploiement des parties prenantes a suscité une frénésie évaluative : l'évaluation veut apporter les éléments de référence nécessaires au débat comme à la régulation, mais fournit aussi des armes redoutables. Il faut dire que la concurrence est devenue rude et que dénonciations et querelles vont bon train. Est-on alors vraiment passé d'un pilotage étatique central à un gouvernement territorial de l'éducation ? Faut-il parler de politiques éducatives territoriales ou simplement territorialisées ? Assiste-t-on à la (re) naissance d'une France éducative des notables ? Ces questions sont ici traitées à travers l'analyse d'une série d'actions originales, que l'on jugera innovantes ou contestables, selon le point de vue adopté. Elles ont en commun de résulter d'initiatives de collectivités territoriales ou de communes, en écho à des attentes locales auxquelles l'Etat, le ministère, le rectorat ne sauraient pas répondre. Ce qui est essentiel ici, c'est ce qu'en disent ceux qui ont participé à ces actions, volontaires ou réticents, mobilisés ou enrôlés, tactiques ou critiques. L'ouvrage propose donc une sociologie rapprochée de l'action publique éducative, centrée sur l'émergence du territoire. En cela, il affirme une méthode d'enquête et d'analyse adaptée à un objet mal identifié. Surtout, pour le lecteur, il se présente comme un ouvrage de sociologie vivante.
Dutercq Yves ; Gather Thurler Monica ; Pelletier G
Les auteurs de cet ouvrage cherchent à interroger un concept emprunté à la culture anglo-saxonne, dont les tenants et aboutissants manquent trop souvent de précision dans la littérature francophone. Six contributions d'auteurs appartenant à différents systèmes éducatifs francophones tentent une mise en perspective de la problématique à partir de trois volets de questionnement clairement délimités : dans quelle mesure le leadership est-il autre chose qu'une rhétorique de la transformation des systèmes éducatifs ? Quelles sont donc les conditions favorables à une mutation de l'exercice de la fonction administrative traditionnelle ? Quels moyens, outils, connaissances les gestionnaires scolaires doivent-ils maîtriser pour diffuser leur influence ?
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.