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Monsieur ou le Prince
Durrell Lawrence
GALLIMARD
15,20 €
Épuisé
EAN :9782070295159
Monsieur, le Prince des Ténèbres, c'est Ophis, le serpent qui se mord la queue, l'anti-divinité gnostique, et l'enfer évoqué par Durrell est, comme celui de La Divine Comédie, concentrique. Six personnages y évoluent, trois par trois, reflets oniriques les uns des autres : Bruce aime sa femme Sophie, mais elle aime son frère Piers, d'un amour partagé. Et les deux hommes sont liés par un sentiment profond et ambigu. Leur tragédie se dénoue dans la région d'Avignon, mais le destin de Piers s'était noué bien avant, au cours d'un voyage en Egypte, sous l'emprise du sage Akkad et de la fascination pour la mort consentie. Un avatar du premier triangle apparaît à Venise : Sutcliffe, le grand romancier, qui aime Pia. Mais Pia aime Trash, superbe Noire américaine. La tragédie des femmes a lieu en Extrême-Orient, celle de l'homme en Italie où, resté seul, il découvre sa veine littéraire tarie.
Quoi de plus surprenant que de trouver Lawrence Durrell, dans un "petit autocar rouge", en compagnie d'une vingtaine de touristes, parcourant la Sicile au cours d'un voyage organisé ? Ce voyage, Durrell l'entreprend en juillet 1976 sur les instances d'un éditeur new-yorkais en quête d'articles sur la Sicile, et pour tenir une promesse faite à Martine, une amie. Il a d'ailleurs emporté avec lui ses "longues lettres amusantes et tendres" qu'il relit aux villes-étapes et qui remuent en lui des souvenirs nostalgiques de leur passé à Chypre, de leurs longues discussions à l'ombre de l'abbaye de Bellapaix. Le Carrousel sicilien est un livre à la fois divertissant et profond qui enchantera ceux qui connaissent déjà la Sicile. Aux autres, il donnera envie de faire leurs bagages pour aller voir l'aube se lever sur "le plus beau théâtre du monde" : l'Etna.
Résumé : Nunquam est l'histoire d'une résurrection, celle de Iolanthe, prostituée d'Athènes, star d'Hollywood, dont on fabrique une réplique parfaite, un robot doué de mémoire et de libre arbitre, plus " réel " peut-être que l'original. Mais la vraie vie ne peut être entièrement soumise aux mécanismes, même les plus ingénieux. Le robot merveilleux est promis à une triste fin.
Résumé : "Après plus de vingt ans, ce roman représente encore pour moi quelque chose de très particulier, et le lecteur saura reconnaître en lui le cri de révolte contre la littérature d'un jeune homme en colère des années 30... J'étais particulièrement écoeuré par tout ce que la culture avait momifié et châtré en moi, et je tentai désespérément de me libérer des bandelettes de ce cadavre qui m'étouffait et que je nommais "la mort anglaise" pour voir si j'avais vraiment quelque chose à dire. D'où ce livre chaotique dans son refus d'obéir à toutes les lois de la composition."
Sebastian, c'est Eros et Thanatos, une histoire d'amour et de mort, de meurtre et de folie dont les trois quarts se passent à Genève, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. L'on y retrouve la plupart des personnages du «Quintette d'Avignon», au premier rang desquels, bien sûr, Affad-Sebastian et Constance. Celle-ci partage sa vie entre la fin douloureuse de son aventure passionnée avec Affad (rappelé à Alexandrie où il doit être jugé pour apostasie par un tribunal gnostique), les soins qu'elle prodigue au fils de ce dernier, petit autistique emmuré dans la prison de son silence, et les séances avec le dangereux - très dangereux - psychopathe Mnemidis. Tels sont les trois thèmes dramatiques développés par Lawrence Durrell dans ce «thriller métaphysique» dont la violence (un suicide, deux meurtres au couteau) reflète le climat de désespoir engendré par la découverte des camps de concentration nazis et le souvenir d'une guerre encore toute proche. De ces nouvelles et terribles évidences jaillissent, plus angoissantes que jamais, les anciennes questions : quel est le devenir de l'homme européen, quelle est la capacité de la civilisation judéo-chrétienne à sauver celui-ci du piège qu'il s'est lui-même forgé ? Comme toujours, Lawrence Durrell refuse de se cantonner dans un seul registre, et les scènes tragiques comme les plus lyriques sont empreintes d'un humour qui tord le cou au risque d'une sentimentalité excessive. A la verve des précédents épisodes, s'ajoute ici un maniement remarquable du suspense dramatique qui annonce le cinquième et dernier volume de la série, dans lequel, sans nul doute, Durrell nouera les fils de l'immense et somptueuse tapisserie que constitue le «Quintette d'Avignon».
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.