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Sébastien ou les pass dur
Durrell Lawrence
GALLIMARD
11,60 €
Épuisé
EAN :9782070703692
Sebastian, c'est Eros et Thanatos, une histoire d'amour et de mort, de meurtre et de folie dont les trois quarts se passent à Genève, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. L'on y retrouve la plupart des personnages du «Quintette d'Avignon», au premier rang desquels, bien sûr, Affad-Sebastian et Constance. Celle-ci partage sa vie entre la fin douloureuse de son aventure passionnée avec Affad (rappelé à Alexandrie où il doit être jugé pour apostasie par un tribunal gnostique), les soins qu'elle prodigue au fils de ce dernier, petit autistique emmuré dans la prison de son silence, et les séances avec le dangereux - très dangereux - psychopathe Mnemidis. Tels sont les trois thèmes dramatiques développés par Lawrence Durrell dans ce «thriller métaphysique» dont la violence (un suicide, deux meurtres au couteau) reflète le climat de désespoir engendré par la découverte des camps de concentration nazis et le souvenir d'une guerre encore toute proche. De ces nouvelles et terribles évidences jaillissent, plus angoissantes que jamais, les anciennes questions : quel est le devenir de l'homme européen, quelle est la capacité de la civilisation judéo-chrétienne à sauver celui-ci du piège qu'il s'est lui-même forgé ? Comme toujours, Lawrence Durrell refuse de se cantonner dans un seul registre, et les scènes tragiques comme les plus lyriques sont empreintes d'un humour qui tord le cou au risque d'une sentimentalité excessive. A la verve des précédents épisodes, s'ajoute ici un maniement remarquable du suspense dramatique qui annonce le cinquième et dernier volume de la série, dans lequel, sans nul doute, Durrell nouera les fils de l'immense et somptueuse tapisserie que constitue le «Quintette d'Avignon».
L'histoire est contée par une inventeur habité par un grand rêve: créer une machine capable de prédire le destin des individus. Il finit par entrer dans la puissante société Merlin, épouse la fille du fondateur et goûte quelque temps à la puissance que donne la fortune. Mais il tentera bientôt d'échapper à l'emprise de la société et de ses machiavéliques directeurs.Au-delà de l'anecdote et de la critique féroce de toute notre culture, c'est un jeu plus vertigineux que Durrell propose à son lecteur.Convié à son insu à participer à la composition du roman au fil de sa lecture, le lecteur devient en retour un personnage du roman en train de se faire.
Quoi de plus surprenant que de trouver Lawrence Durrell, dans un "petit autocar rouge", en compagnie d'une vingtaine de touristes, parcourant la Sicile au cours d'un voyage organisé ? Ce voyage, Durrell l'entreprend en juillet 1976 sur les instances d'un éditeur new-yorkais en quête d'articles sur la Sicile, et pour tenir une promesse faite à Martine, une amie. Il a d'ailleurs emporté avec lui ses "longues lettres amusantes et tendres" qu'il relit aux villes-étapes et qui remuent en lui des souvenirs nostalgiques de leur passé à Chypre, de leurs longues discussions à l'ombre de l'abbaye de Bellapaix. Le Carrousel sicilien est un livre à la fois divertissant et profond qui enchantera ceux qui connaissent déjà la Sicile. Aux autres, il donnera envie de faire leurs bagages pour aller voir l'aube se lever sur "le plus beau théâtre du monde" : l'Etna.
Le Faust irlandais de Durrell qui se meut dans le décor d'une Irlande à la Yeats, quelque peu médiévale, ne désire ni jeunesse ni puissance. Il aspire à une harmonie basée sur la via negativa des mystiques, qui fait enseignement par le Tao d'une sage passivité. Peut-être Durrell, dont c'est la troisième pièce, nous livre-t-il ici, dans cette moralité en neuf scènes, le coeur de sa philosophie de la vie : un certain quiétisme où le plein est consubstantiel du vide : "J'ignorais, avoue Faust, combien ce néant pouvait être actif".
Résumé : Lawrence Durrell rend un hommage d'amoureux à la Provence. Il replace le pays sous le signe de l'empereur romain qui lui a donné son nom de Provence, sous le signe de l'Histoire, depuis les conquêtes jusqu'à la pax romana. Mais l'Histoire est ici sans cesse " rappelée ", au cours d'une balade, à la faveur d'un paysage, d'une odeur respirée, de réunions amicales, de rêveries. L'ouvrage est ainsi une série librement agencée de textes sérieux ou humoristiques, tous écrits dans ce style fluide qui caractérise l'écrivain.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.