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Trilogie de Corfou Tome 3 : Le jardin des dieux
Durrell Gerald ; Arnaud Cécile
TABLE RONDE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782710370666
Extrait DES CHIENS, DES LÉROTS ET DU DÉSORDRE «L'innommable Turc devrait être immédiatement éliminé du débat.» CARLYLE. C'était un été particulièrement luxuriant ; il semblait que le soleil avait tiré de l'île une munificence spéciale, car jamais nous n'avions eu une telle abondance de fruits et de fleurs, jamais la mer n'avait été si chaude et poissonneuse, jamais tant d'oiseaux n'avaient élevé leurs petits, ni tant de papillons et autres insectes n'avaient éclos et miroité dans la campagne. Les pastèques, à la chair aussi craquante et fraîche que de la neige rosée, étaient de formidables boulets de canon botaniques, d'une taille et d'un poids suffisants pour détruire une ville ; les pêches, orange ou roses comme la lune des moissons, pendaient, énormes, dans les arbres, leur peau épaisse et veloutée gonflée par le jus sucré ; les figues vert et noir craquaient sous la pression de leur sève, et les cétoines dorées, nichées dans les fentes roses, s'enivraient de ces largesses sans fin. Les arbres gémissaient sous le poids des cerises, si bien qu'on eût dit que quelque grand dragon s'était fait tuer dans les vergers, éclaboussant les feuilles de gouttes de sang écarlate et lie-de-vin. Les épis de maïs étaient longs comme le bras ; lorsqu'on mordait dans la mosaïque de grains jaune canari, le jus blanc et laiteux explosait en bouche. Quant aux arbres, qui grossissaient et engraissaient en prévision de l'automne, ils étaient pleins d'amandes et de noix vert jade, et d'olives, lisses et brillantes comme des oeufs d'oiseau pendus entre les feuilles. Naturellement, l'île débordant ainsi de vie, mes activités de collecte redoublèrent. En plus de l'habituel après-midi que je passais chaque semaine avec Théodore, j'étais en mesure d'entreprendre des expéditions beaucoup plus complètes et audacieuses qu'auparavant, car je disposais à présent d'une ânesse. Cet animal, répondant au nom de Sally, m'avait été offert en cadeau d'anniversaire, et comme moyen de parcourir de longues distances en transportant beaucoup de matériel, elle se révéla pour moi une compagne inestimable, quoique têtue. Pour compenser son entêtement, elle possédait cependant une grande qualité : à l'instar de tous ses congénères, elle était d'une patience infinie. Elle se contentait de regarder dans le vague pendant que j'observais telle ou telle créature, à moins qu'elle ne plonge simplement dans cette somnolence propre à sa race, cet état joyeux, proche de la transe, que les ânes parviennent à atteindre quand, les yeux mi-clos, ils paraissent rêver à quelque nirvana et deviennent insensibles aux cris, aux menaces et même aux coups de trique. Les chiens, après un court instant de patience, se mettaient à bâiller, à soupirer, à se gratter, montrant par tout un tas de petits signes qu'ils estimaient que nous avions consacré suffisamment de temps à une araignée ou quelle que soit la chose qui m'occupait, et que nous devions reprendre notre chemin. Sally, une fois assoupie, donnait l'impression de pouvoir rester là gaiement durant plusieurs jours si nécessaire.
Corfou, morceau de terre bénie des dieux jeté au large des côtes grecques. Sur cette île aux mille merveilles, un repaire indo-britannique : la villa des Durrell, excentrique royaume des bêtes et des réceptions mondaines. On y retrouve "Mère" et ses quatre enfants : Lawrence, Leslie, Margo et Gerry, qui, entre deux cours avec son précepteur, explore criques et oliveraies, collectionne crapauds et tortues, papillons et chauves-souris, poulpes et scorpions. Mais les paysans de l'île et les hôtes venus des quatre coins du globe rendre visite à sa famille sont pour ce formidable conteur une espèce tout aussi passionnante à observer. Oiseaux, bêtes et grandes personnes est le deuxième volet de la "Trilogie de Corfou".
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, la famille Durrell fuit l'hiver anglais. Lawrence, Margo, Leslie, Gerry et leur mère s'installent sur file grecque de Corfou. Le benjamin de la tribu, éminent zoologiste d'une douzaine d'années, part à la conquête de son île et de la faune qui s'y épanouit. Une époque enchanteresse, dont les souvenirs sont devenus un classique de la littérature britannique.
Le aye-aye est un lémurien minuscule qui survit en toutes petites colonies à Madagascar. Au début des années 1990, Gerald Durrell s'est fixé pour mission d'en capturer quelques spécimens pour les accueillir dans son célèbre zoo de Jersey. Une expédition scientifique des plus sérieuses... mais qui n'empêchera pas le savant à barbiche blanche de nous faire hurler de rire au fin fond de la forêt.
«C'est étrange, il me semble que les touristes qui regagnent leurs véhicules m'observent comme si, soudain, une veste recouvrait mes épaules, comme si mes galoches écrasaient encore les cailloux du chemin. Car si nous ne savons pas comment s'établit en nous le contact entre passé et présent, il n'en est pas moins vrai qu'un fluide imperceptible et puissant nous traverse parfois et que la proximité de cette atmosphère inhabituelle, insolite, fait tressaillir les autres comme une barque sur une vague soudaine. Il est peut-être resté sur moi quelque chose des jours d'autrefois.» Quarante ans après sa déportation dans le camp de concentration de Struthof, un Slovène, mêlé à la foule anonyme des touristes, revient sur les lieux de son martyre. Ce récit convoque, avec pudeur et humanité, des souvenirs douloureux. Au-delà du témoignage, ce livre est aussi un hymne à l'espérance.
Ohl Michel ; Dussert Eric ; Ohl Jean-Pierre ; Nogu
C'est par pur altruisme que Michel Ohl a rejoint le groupe des écrivains imaginatifs débordants, et s'est laissé classer dans ce club informel des gens d'esprit avec ses pairs Maurice Roche, Jean-Pierre Verheggen, Alphonse Allais, Raymond Queneau, Boris Vian, Alfred Jarry et quelques moralistes carabinés du genre de Félix Fénéon. Ajoutez à cela son goût personnel pour les collages à usage épistolaire, vous avez le portrait de l'original bravant les conventions d'un monde codifié qui n'apprécie rien tant que le sérieux et la morgue. Dans ces pages où se percutent les notes de zinc, les détournements, les anagrammes, les calembours, les anecdotes, les récits de rêves fous et ses méditations de lecteur frénétique, ces pages où résonne le "mastaraglu", la langue des morts de son invention, on retrouve toute la jubilation et toute la déflagration de la littérature en marche.
Lorsque le jeune Samuel Titmarsh quitte la campagne anglaise pour s'installer à Londres, où il vient d'obtenir une place de treizième clerc dans une compagnie d'assurances, sa vieille et richissime tante, Lady Hoggarty, lui offre une épingle de cravate en diamant. Ce précieux bijou le propulse très vite au sommet de sa carrière, lui apportant la considération de la haute société victorienne. Dans ce roman, Thackeray ridiculise de sa plume incisive les faiblesses et les travers des grands de ce monde, dont l'affaire Madoff de 2009 est l'un des plus récents avatars. La satire morale de Thackeray semble plus que jamais pertinente.
4e de couverture : Miguel de Cervantès a raconté la vie de don Quichotte jusqu'à son retour au village après sa troisième sortie. À peine le chevalier a-t-il rédigé son testament qu'il rend l'âme, entouré de sa gouvernante Quiteria, du curé don Pedro, du barbier Nicolas, de son écuyer Sancho Panza et de sa nièce Antonia, tourmentée par les nombreuses dettes que lui lègue son oncle et les attentions masculines peu louables dont elle est l'objet, alors qu'elle n'a d'yeux que pour le bachelier Samson Carrasco. Chacun se souvient de l'ingénieux hidalgo et s'interroge sur les intentions profondes qui ont guidé son âme. Mais l'action continue, qui donne à Andrés Trapiello, à Sancho Panza et au lecteur l'occasion de se venger de la bêtise de ceux qui, profitant de sa folie, se sont moqués du chevalier à la Triste Figure.
Gellhorn Martha ; Fauquemberg David ; Kravetz Marc
Résumé : Déployant une joyeuse fureur et une élégante ironie, l'illustre correspondante de guerre américaine Martha Gellhorn raconte ses cinq pires épopées autour du monde. On se réjouit de la suivre dans ses tribulations, tout en se félicitant - souvent - de ne pas être de l'aventure.
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Résumé : Les lettres d'Amérique de Nathalie Sarraute offrent un aperçu inédit sur la personnalité de l'un des écrivains majeurs du XXe siècle. Elles témoignent d'une personnalité facétieuse, aussi prompte à l'émerveillement qu'au sarcasme. Ces vingt-quatre lettres, comme autant d'entrées d'un journal de voyage, dressent le portrait inattendu d'une jeune fille bondissante de soixante-trois ans, emportée dans une traversée continentale des Etats-Unis au début de l'année 1964. Ecrites dans un style impressionniste, heurté, presque télégraphique, ces lettres à son mari absent montrent, outre la communion de ce couple, l'Amérique en pleine révolution culturelle et l'accueil triomphal reçu là-bas par la nouvelle littérature française.
4e de couverture : De tous ses voyages, Paolo Rumiz nous raconte ici le plus étonnant : son premier voyage immobile. Isolé dans un phare perché sur un minuscule rocher quelque part dans la Méditerranée, avec pour seuls compagnons les gardiens. Loin de tout mais curieusement aussi au centre de tout. Un nouvel univers où plus rien ne ressemble à ce qu'il connaît, où même les étoiles semblent ne pas être à leur place. Un récit prenant, inoubliable, et un fabuleux livre de mer.