Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Simone Veil, femme universelle
Durmarque Didier
ENTREMISES
9,95 €
Épuisé
EAN :9782382550885
Première femme secrétaire du Conseil supérieur de la magistrature en 1970. Première femme à siéger au conseil d'administration de l'ORTF en 1972. Première femme ministre d'Etat en 1974. Première femme présidente du premier Parlement européen, élue au suffrage universel en 1979. Membre du Conseil constitutionnel de 1998 à 2007. Sixième femme à être élue à l'Académie française en 2008 et à entrer sous la Coupole, en mars 2010, où elle occupe le fauteuil numéro 13, celui de Jean Racine et de Paul Claudel. Simone Veil finit au Panthéon, en compagnie de son mari, sur la décision de l'actuel président de la République, Emmanuel Macron, le 1er juillet 2018. Ce n'est pas seulement un parcours de vie réussie, exemplaire, c'est l'incandescence calme d'une Antigone qui aurait triomphé de Créon. Une femme universelle. Pourquoi et comment ? Ce livre, au format court, s'efforce d'y répondre. Facilement utilisable, d'un point de vue scolaire, du collège jusqu'à l'université, il témoigne aussi de l'impact de la figure de Simone Veil dans l'art contemporain, via les créations de quelques artistes plasticiens. Ce livre essaie également de penser en filigrane ce qu'est une vie réussie, à partir du modèle d'une femme universelle. "Les jeunes générations nous surprennent parfois en ce qu'elles différent de nous ; nous les avons nous-mêmes élevées de façon différente de celle dont nous l'avons été. Mais cette jeunesse est courageuse, capable d'enthousiasme et de sacrifices comme les autres. Sachons lui faire confiance pour conserver à la vie sa valeur suprême". Discours de Simone Veil, à l'Assemblée nationale, le 26 novembre 1974.
Le devoir de mémoire et l'approche purement fonctionnaliste de la Shoah escamotent le fait qu'une connaissance de la Shoah dans ses structures constitue un véritable réquisitoire de la modernité, dans son rapport à la raison comme rationalité pure, indépendamment du raisonnable, de la question du sens, et de l'autre sens du rationnel comme relationnel. Les approches les plus aiguës de la Shoah ont profondément modifié la manière d'appréhender, de penser l'événement historique jusqu'à en faire un moment phare, un moment époqual qui résume et condense la modernité. Nous n'en avons pas fini avec la Shoah comme telle, nous avons, à vrai dire, à peine commencé à en dire quelque chose. Non seulement le renversement de la raison qui a rendu possible la Shoah est encore à l'oeuvre aujourd'hui, mais ce renversement s'impose comme un paradigme planétaire. Cette première génération, qui fera face à l'absence de survivants de la Shoah, prendra-t-elle la mesure du danger et de sa planétarisation ? Après la Shoah, qui peut nier que l'homme a la charge de l'homme ? Je suis le gardien de mon prochain.
Denis Demarque aborde ici la question de la spécificité qui traverse l’histoire de la médecine : Les homéopathes discutent depuis deux siècles sur la valeur respective des symptômes pathognomoniques qu’ils soient objectifs, lésionnels ou subjectifs, par rapport aux signes de réaction individuelle du malade. L’excès dans un sens conduit aux recettes nominales, dans l’autre à privilégier systématiquement les symptômes subjectifs, trop souvent l’écho d’une imagination déréglée. N’oublions pas la sagesse hippocratique. Elle n’oppose pas, elle associe la maladie, le malade et le médecin.
La chambre à gaz n'est pas seulement le lieu de la destruction des êtres "indignes de vivre" : Juifs, Tziganes, Slaves, handicapés. Elle n'est pas simplement l'industrialisation du massacre. Faute de cela, nous en restons au simple point de vue des nazis, point de vue qui ne dit pas tout de la chambre à gaz, parce qu'il escamote sa dimension ontologique. Si l'on pense la chambre à gaz, du point de vue des victimes, elle devient l'expérience d'un fond irréductible, que l'on ne peut faire sans trépasser, le lieu d'une opacité fondamentale, radicale, trace ontologique dans la structure ontique de l'objet, pliure de l'Etre dans l'étant de la chambre à gaz. Elle apparaît comme une expérience négative qui renverse et dissout l'Etre comme métaphysique et comme Sinaï. Plus fondamentalement, la chambre à gaz est sortie de l'Etre, solution finale de l'Etre comme question, comme texte, inauguration d'une nouvelle civilisation dont on n'a pas pris la démesure. Comme un fil est conducteur, la chambre à gaz conduit à repenser la métaphysique occidentale et la parole juive à partir de l'idée selon laquelle la solution finale, en tant que solution technique, c'est-à-dire solution définitive d'un problème, serait la réponse définitive et décisive à la question de l'Etre. La chambre à gaz, si elle veut être saisie en tant que telle, engendre également une reprise de la pensée philosophique de la technique, particulièrement l'idée selon laquelle l'essence de la technique dévoile l'opposition entre la présence, l'utilisation de l'objet technique et sa finalité.
Résumé : La sémiologie homéopathique permet, après avoir défini les caractéristiques symptomatiques d?une maladie, de saisir les nuances les plus individuelles de la réaction du malade envisagé dans son unité somatopsychique. La Matière médicale est le fondement d?une pratique homéopathique efficace, le but de cet ouvrage est d?en faciliter l?accès à tous les médecins soucieux de mieux comprendre leurs patients.
Mettre au jour et démêler les confusions qui gravitent autour d'un concept, celui de " race ", qui apparaît d'emblée comme des plus flous, analyser les fondements des constellations mythiques et des idéologies politiques qui se nourrissent de ce concept ? alors même que les idéologies assument dans le monde occidental les mêmes fonctions que les mythologies dans les sociétés traditionnelles ?, telle est la délicate tâche de démystification qu'entreprend Frédéric Monneyron dans ce livre. Ainsi comprend-on comment les élaborations historiques qui se développent au XIXe siècle pour justifier la suprématie ethnique voire biologique des peuples blancs ? des origines aryennes et sémites aux Hamites, en passant par les Hyperboréens ? ont imprégné durablement l'imaginaire occidental et continuent aujourd'hui d'influencer nos représentations sociales, notamment à travers nos canons esthétiques. Un livre magistral et salutaire.
Décrypter le projet des Nouvelles routes de la soie, c'est comprendre l'émergence de la Chine sur la scène internationale, avec ses défis et ses risques. C'est se plonger au coeur de la renaissance chinoise, avec tout ce qu'elle soulève d'enjeux en termes de puissance économique, politique et militaire. Pesant près de 1000 milliards de dollars et englobant 55% du PIB mondial, ce projet concerne tous les continents. Or, si son ambition affichée est d'améliorer la communication entre les pays, la connectivité des routes, de faciliter le commerce, la circulation financière et les déplacements des personnes, ce projet soulève aussi des craintes : par son ampleur, il recompose l'équilibre des forces dans plusieurs régions - qui plus est, lorsque l'arrivée des investissements s'accompagne de navires militaires. Finalement, ces Nouvelles routes de la soie seraient-elles destinées à diffuser un modèle économique, social et politique ? Dans cet ouvrage, Florent Detroy soulève et analyse de façon magistrale les problématiques majeures que ces Nouvelles routes de la soie font émerger.
Dans ce livre, c'est l'alliance apparemment indéfectible entre esthétique et métaphysique qu'il est nécessaire selon Stéphan Vaquero de mettre radicalement en question. Il s'agit en effet pour lui d'entreprendre une " réhabilitation de l'esthétique " en montrant que chez Heidegger le sensible et le sentiment sont pensés non pas en fonction de la relation sujet-objet, mais à partir de leur caractère ontologique qui fait d'eux des expériences de l'immédiate présence de l'apparaître. C'est donc à une lecture profondément renouvelée des textes que Heidegger a consacrés à l'oeuvre d'art qu'il nous invite, en montrant qu'il s'agit de trouver en eux une pensée non métaphysique du sensible, de la sensibilité et du beau. Comme il l'affirme dans la conclusion, la critique heideggérienne de l'esthétique vise dans l'esthétique ce qui n'est pas elle, à savoir essentiellement la pensée métaphysique de la re-présentation, qui en fait une théorie de la médiation entre sujet et objet, alors qu'il s'agit au contraire de retrouver le caractère originaire de l'esthétique qui est celui d'une épreuve immédiate de l'être telle qu'elle se donne à voir dans l'oeuvre d'art. C'est donc une telle réhabilitation ontologique de l'esthétique qui constitue l'enjeu des quatre chapitres du livre, lesquels traitent chacun d'un aspect essentiel de l'expérience artistique.
Dans notre société, nous sommes placés entre deux injonctions : d'un côté, nous apprenons que nous devons aimer l'autre sans discuter et, d'un autre côté, il est fait l'éloge d'une certaine culture de soi. Or, faire de l'amour de l'autre un impératif qui vient de l'extérieur, un devoir coupé de notre désir intime, est justement ce qui provoque une distance par rapport à nous-même et nous éloigne d'un véritable amour de soi. Et la difficulté, c'est aussi que l'amour de soi se constitue toujours en relation avec l'autre... Autrement dit, l'amour de soi n'est pas compatible avec un nombrilisme qui rejette l'autre ou s'en écarte, mais il éclot toujours à travers l'autre. Apprendre à s'aimer soi-même implique donc un certain travail sur notre relation à nous-même et à l'autre. Dans ce livre, le psychothérapeute Pascal Dion nous accompagne sur ce chemin vers l'amour de soi et nous invite à interroger de nombreuses dimensions de notre existence : notre passé, la façon dont nous vivons les valeurs auxquelles nous tenons, notre enfant et nos parents intérieurs, notre peur de ne pas être aimé, notre dépendance, notre difficulté à nous affirmer... Ses paroles représentent une aide précieuse pour comprendre comment tous ces aspects peuvent être éclairés, accueillis, parfois dépassés, souvent réconciliés, jusqu'à ce que nous puissions vivre paisiblement en amour avec nous-même.Notes Biographiques : Psychanalyste de formation, Pascal Dion exerce en tant que psychothérapeute à Toulouse depuis 2008. Il est le cofondateur de l'Institut de Formation et de Recherche en Hypnose Thérapeutique.