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Ourika
DURAS MADAME DE
FLAMMARION
5,90 €
Épuisé
EAN :9782081245594
MADAME DE DURAS ET OURIKAIl est difficile de parler d'Ourika sans parler d'abord de la duchesse de Duras, tant elle est méconnue aujourd'hui.Si certains se souviennent qu'elle a été l'amie de Chateaubriand, qui pourtant a lu ses oeuvres? Un seul de ses livres est en vente: Olivier, publié par les éditions Corti; quant au reste, la moitié n'a jamais été imprimée, et l'autre ne survit que dans les bibliothèques.Pourtant, Ourika avait été fort appréciée, non seulement par Chateaubriand qui comparait la duchesse de Duras à Mme de Staël pour l'intelligence et à Mme de La Fayette pour la sensibilité, mais aussi par Goethe ainsi qu'en témoigne cette lettre d'Humboldt adressée à la duchesse le 13 décembre 1826: «J'entre chez Goethe: "Je sais, me dit-il, que vous connaissez la duchesse de Duras, l'auteur d'Ourika et d'Edouard. Que vous êtes heureux! Elle m'a fait cependant bien du mal. À mon âge, il ne faut pas se laisser émouvoir à ce point... Parlez-lui de mon admiration..."»Quelle était donc cette femme si pleine de talent, dont la position sociale était considérable, dont les oeuvres ont inspiré Stendhal et Fromentin, et qui est demeurée si discrète qu'elle est presque tombée dans l'oubli?C'est précisément lorsqu'une femme a tout en main pour faire une grande carrière littéraire et qu'elle ne la fait pas, qu'il est intéressant de s'interroger sur les causes de cet échec.Claire Louise Rose Bonne Lechat de Kersaint, née à Brest en 1777, était comme Germaine Necker la fille d'un homme intelligent et libéral, Guy de Coëtnempren, comte de Kersaint. Il avait épousé Claire Louise Françoise de Paul d'Alesso d'Eragny, la cousine du duc de Praslin; le mariage avait été convenu; le ménage était mauvais; la Révolution permit le divorce le 31 mai 1792. Peu de temps après, l'amiral de Kersaint, qui appartenait à cette noblesse avancée caractéristique du XVIIIe siècle, et n'avait pas hésité à soutenir la cause de la Révolution, député girondin qui s'était opposé à la condamnation de Louis XVI et avait renoncé volontairement à son immunité parlementaire, se faisait lui-même guillotiner. Claire de Kersaint n'oubliera jamais ce père révolutionnaire.Pour l'instant, elle a quinze ans, elle sort à peine du couvent du Panthémont et elle est chef de famille: sa mère, éteinte peut-être par ce mari trop brillant, n'a jamais eu la moindre initiative et il s'agit d'aller récupérer à la Martinique les biens de l'amiral. C'est peut-être ce voyage qui lui donnera l'idée plus tard d'une héroïne noire.Mais bientôt la voilà aux États-Unis où elle retrouve son amie de couvent, Anne de La Tour du Pin, devenue fermière dans les Massachusetts et vendant elle-même ses produits... On comprend qu'une telle jeunesse ait rendu Claire de Kersaint assez peu conformiste. Elle a toujours eu soif de sentiments véritables, et, à côté d'Anne de La Tour du Pin qu'elle verra jusqu'à sa mort, on peut lui compter au moins trois amitiés féminines qui ne se sont jamais démenties: Joséphine de Damas, marquise de Sainte-Maure (autre amie de couvent), Rosalie de Constant (la cousine de Benjamin Constant) à qui elle écrira encore pendant ses derniers jours, et Mme Swetchine, l'amie de Joseph de Maistre.Une grande partie des informations que nous donnons ici ont été puisées dans ces correspondances.«En femmes - écrivait Mme de Duras - je vois tous les jours Mme de Sainte-Maure, l'amie de mon enfance. Puis je vois encore bien d'autres femmes que vous ne connaissez point.»Mais revenons à sa jeunesse: Claire de Kersaint ne se mariera qu'à son retour en Europe, une fois sa fortune rétablie par ses propres soins: en 1797, elle épouse à Londres Amédée Bretagne Malo Durfort de Duras. Si l'on s'étonne de ces singuliers prénoms, l'explication est simple: le jeune duc avait été parrainé par les États de Bretagne. Elle a vingt ans. Son mari est aussi un orphelin de la Révolution. Claire se jette avec passion dans le mariage; elle est mère aussitôt, de Félicie en 1797 et de Clara en 1799.Aimant son mari et surtout ses filles avec passion, il semble qu'elle ait connu à cette époque quelques années de bonheur.Mais ce sont les chagrins de Claire de Duras plus que ses joies qui ont marqué ses oeuvres: Ourika, Olivier, Edouard, et ce sont eux qui l'ont amenée à mourir avant l'âge, en 1828.Quels sont donc ces chagrins dans une vie qui, de loin, paraît si pleine et si heureuse?Il y a dans la vie de Mme de Duras deux blessures dont on trouve la trace dans Ourika: son amitié insatisfaite pour Chateaubriand et son amour déçu pour sa fille Félicie.
Il me seroit impossible de vous peindre l'effet que produisit en moi ce peu de paroles; l'éclair n'est pas plus prompt : je vis tout; je me vis négresse, dépendante, méprisée: sans fortune, sans appui. sans un être de mon espèce à qui unir mon sort, jusqu'ici un jouet, un amusement pour ma bienfaitrice, bientôt rejetée d'un monde où je n'étois pas faite pour être admise. . C. de D.. . . Claire de Duras (1777-1828) est née à Brest. Fille d'un aristocrate libéral intéressé par les idées révolutionnaires, elle est elle-même sensible aux grandes revendications de son temps : ses romans, Olivier, Ourika et Edouard, qui traitent tous les trois du sentiment d'exclusion, témoignent de la modernité de sa pensée. Amie de Mme de Staël et de Chateaubriand, elle tient, sous la Restauration. un salon qui est l'un des centres de la vie littéraire parisienne.
Vers 1785, Édouard, fils d'un avocat distingué de Lyon, tombe amoureux d'une jeune veuve, Natalie, duchesse de Nevers. Celle-ci l'aime aussi, mais Édouard comprend que, dans la société telle qu'elle est, il risque d'abaisser Natalie en l'épousant. Il s'exile en Amérique. Quand il apprend que Natalie, épuisée de chagrin, s'est laissée mourir, il se fait tuer. Cette histoire romantique, admirablement écrite par la duchesse de Duras, devait inspirer un grand nombre d'autres ?uvres parmi lesquelles Le Rouge et le Noir de Stendhal. Pourtant la duchesse de Duras est rarement citée dans les travaux d'histoirelittéraire et Édouard est introuvable depuis longtemps.
MADAME DE DURAS ET OURIKAIl est difficile de parler d'Ourika sans parler d'abord de la duchesse de Duras, tant elle est méconnue aujourd'hui.Si certains se souviennent qu'elle a été l'amie de Chateaubriand, qui pourtant a lu ses oeuvres? Un seul de ses livres est en vente: Olivier, publié par les éditions Corti; quant au reste, la moitié n'a jamais été imprimée, et l'autre ne survit que dans les bibliothèques.Pourtant, Ourika avait été fort appréciée, non seulement par Chateaubriand qui comparait la duchesse de Duras à Mme de Staël pour l'intelligence et à Mme de La Fayette pour la sensibilité, mais aussi par Goethe ainsi qu'en témoigne cette lettre d'Humboldt adressée à la duchesse le 13 décembre 1826: «J'entre chez Goethe: "Je sais, me dit-il, que vous connaissez la duchesse de Duras, l'auteur d'Ourika et d'Edouard. Que vous êtes heureux! Elle m'a fait cependant bien du mal. À mon âge, il ne faut pas se laisser émouvoir à ce point... Parlez-lui de mon admiration..."»Quelle était donc cette femme si pleine de talent, dont la position sociale était considérable, dont les oeuvres ont inspiré Stendhal et Fromentin, et qui est demeurée si discrète qu'elle est presque tombée dans l'oubli?C'est précisément lorsqu'une femme a tout en main pour faire une grande carrière littéraire et qu'elle ne la fait pas, qu'il est intéressant de s'interroger sur les causes de cet échec.Claire Louise Rose Bonne Lechat de Kersaint, née à Brest en 1777, était comme Germaine Necker la fille d'un homme intelligent et libéral, Guy de Coëtnempren, comte de Kersaint. Il avait épousé Claire Louise Françoise de Paul d'Alesso d'Eragny, la cousine du duc de Praslin; le mariage avait été convenu; le ménage était mauvais; la Révolution permit le divorce le 31 mai 1792. Peu de temps après, l'amiral de Kersaint, qui appartenait à cette noblesse avancée caractéristique du XVIIIe siècle, et n'avait pas hésité à soutenir la cause de la Révolution, député girondin qui s'était opposé à la condamnation de Louis XVI et avait renoncé volontairement à son immunité parlementaire, se faisait lui-même guillotiner. Claire de Kersaint n'oubliera jamais ce père révolutionnaire.Pour l'instant, elle a quinze ans, elle sort à peine du couvent du Panthémont et elle est chef de famille: sa mère, éteinte peut-être par ce mari trop brillant, n'a jamais eu la moindre initiative et il s'agit d'aller récupérer à la Martinique les biens de l'amiral. C'est peut-être ce voyage qui lui donnera l'idée plus tard d'une héroïne noire.Mais bientôt la voilà aux États-Unis où elle retrouve son amie de couvent, Anne de La Tour du Pin, devenue fermière dans les Massachusetts et vendant elle-même ses produits... On comprend qu'une telle jeunesse ait rendu Claire de Kersaint assez peu conformiste. Elle a toujours eu soif de sentiments véritables, et, à côté d'Anne de La Tour du Pin qu'elle verra jusqu'à sa mort, on peut lui compter au moins trois amitiés féminines qui ne se sont jamais démenties: Joséphine de Damas, marquise de Sainte-Maure (autre amie de couvent), Rosalie de Constant (la cousine de Benjamin Constant) à qui elle écrira encore pendant ses derniers jours, et Mme Swetchine, l'amie de Joseph de Maistre.Une grande partie des informations que nous donnons ici ont été puisées dans ces correspondances.«En femmes - écrivait Mme de Duras - je vois tous les jours Mme de Sainte-Maure, l'amie de mon enfance. Puis je vois encore bien d'autres femmes que vous ne connaissez point.»Mais revenons à sa jeunesse: Claire de Kersaint ne se mariera qu'à son retour en Europe, une fois sa fortune rétablie par ses propres soins: en 1797, elle épouse à Londres Amédée Bretagne Malo Durfort de Duras. Si l'on s'étonne de ces singuliers prénoms, l'explication est simple: le jeune duc avait été parrainé par les États de Bretagne. Elle a vingt ans. Son mari est aussi un orphelin de la Révolution. Claire se jette avec passion dans le mariage; elle est mère aussitôt, de Félicie en 1797 et de Clara en 1799.Aimant son mari et surtout ses filles avec passion, il semble qu'elle ait connu à cette époque quelques années de bonheur.Mais ce sont les chagrins de Claire de Duras plus que ses joies qui ont marqué ses oeuvres: Ourika, Olivier, Edouard, et ce sont eux qui l'ont amenée à mourir avant l'âge, en 1828.Quels sont donc ces chagrins dans une vie qui, de loin, paraît si pleine et si heureuse?Il y a dans la vie de Mme de Duras deux blessures dont on trouve la trace dans Ourika: son amitié insatisfaite pour Chateaubriand et son amour déçu pour sa fille Félicie.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)
Ce Bibliocollège regroupe 7 nouvelles réalistes de Maupassant, en lien avec le thème au programme de 4e « La fiction pour interroger le réel » : Aux champs (questionnaire : la place de l'argent au XIXe siècle), La parure (questionnaire : un conte de fée cruel), Clochette (questionnaire : le secret d'une vie), Boitelle (questionnaire : le triomphe des préjugés ?), Le papa de Simon (questionnaire : seul face au groupe), Le trou (questionnaire : une farce noire) et Toine (questionnaire : un ogre de farce). Cet ouvrage propose également : une annotation de chaque nouvelle ; une biographie de Maupassant ainsi qu?une présentation de son époque à travers le mouvement du réalisme ; une présentation du genre de la nouvelle réaliste ; un groupement de textes intitulé « Scènes de la vie parisienne », qui entre en écho avec un autre thème du programme de 4e « La ville, lieu de tous les possibles ? » ; Des lectures d?images basées sur des tableaux issus des courants du réalisme et de l?impressionnisme. Anne-Laure Chat, professeur certifiée de Lettres modernes enseignant au collège.
Didier van Cauwelaert est né à Nice en 1960. A huit ans, pour devenir indépendant et nourrir sa famille, il décide de publier des romans. Face aux refus des éditeurs (une demi-douzaine par mois) et aux menaces de ses parents, il est sur le point d'abandonner la littérature à dix ans et demi, lorsqu'il croise Greta Garbo dans un restaurant. Du hasard de cette rencontre naît l'idée d'un entretien imaginaire. De larges extraits paraîtront dans le courrier des lecteurs de "Télé-7-jours'. Cette première publication inespérée sauve ses ambitions d'écrivain. Il reprend donc son stylo, ses enveloppes et le fichier des éditeurs parisiens. Après quelques années consacrées au théâtre (il joue Sartre, met en scène Beckett, Anouilh, Ionesco) et une brève carrière de critique littéraire pour enfants à FR3 Côte-d'Azur, il finit par trouver un éditeur qui s'intéresse à lui, en 1981, après treize ans de traversée du désert. On comprend donc son agacement lorsqu'on lui attribue une réussite rapide.S'ensuit la publication de romans avec lesquels il touche un public de plus en plus large: Vingt ans et des poussières (prix Del Duca 1982), Poisson d'amour (prix Roger Nimier 1984), Les Vacances du fantôme (prix Gutenberg 1987), Un objet en souffrance (1991) qui marque son arrivée chez Albin Michel. En 1994, Un aller simple est couronné par le prix Goncourt. Depuis lors, avec des romans tels que La Vie interdite, La Demi-pensionnaire et L'Education d'une fée, L'Apparition, Rencontre sous X son succès ne se dément pas. Au théâtre, il a reçu le Molière 97 du meilleur spectacle musical pour son adaptation du Passe muraille, avec Michel Legrand. Ses pièces lui ont valu le Grand Prix du théâtre de l'Académie française.Au cinéma, tandis que son adaptation de La Demi-pensionnaire va être tournée par Claude Pinoteau, Miramax vient d'acquérir après des enchères records les droits de L'Education d'une fée, qui sera réalisé aux Etats-Unis.Les livres de Didier van Cauwelaert sont aujourd'hui traduits dans plus de vingt langues."
Résumé : En Epire, au lendemain de la défaite de Troie, Andromaque est prisonnière à la cour de Pyrrhus. Mais, alors que celui-ci doit épouser la grecque Hermione, il s'enflamme pour sa captive et lui offre son royaume. Andromaque, toujours éprise de son époux Hector tué dans le conflit, rejette cet amour. Pyrrhus menace alors d'exécuter Astyanax, le fils d'Andromaque et d'Hector. Pour assouvir sa passion, il est prêt à tout, même à une guerre contre ses alliés grecs. Quant à Hermione, elle rêve de vengeance, tandis qu'Oreste, son prétendant malheureux, attend son heure. Dans une atmosphère lourde, les passions se déchaînent. A la fois bourreaux et victimes, les personnages tentent d'échapper à l'engrenage fatal. Dans une langue épurée, aux sonorités enchanteresses, ils nous donnent le spectacle terrible et émouvant de ce que nous nous sentons être confusément : des hommes capables du meilleur mais parfois emportés par le pire. Le texte intégral annoté. Cinq questionnaires d'analyse de l'oeuvre. Une présentation de Racine et de son époque. Le genre de l'oeuvre et sa place dans l'histoire littéraire. Une rubrique " Portfolio " pour la lecture d'images. Un dossier Spécial bac sur le thème " Aliénation amoureuse ".
Le Divin enfant. Croyez-vous qu'un seul bébé accepterait de naître si on lui représentait ce qui l'attend? Enceinte de jumeaux, la jeune Madeleine décide d'instruire ses petits et ce dès les premières semaines de sa grossesse. Par malheur, elle y parvient. Au bout de six mois, les deux foetus, Louis et Céline, ont atteint le niveau de connaissance d'un étudiant modèle. Mais avec les mathématiques, la philosophie et les sciences naturelles, ils apprennent aussi et malgré eux l'existence de la souffrance, de la maladie et de la guerre. Si bien qu'au moment de venir au monde, alors que tous s'apprêtent à célébrer leur arrivée, Louis et Céline se demandent anxieusement: naître ou ne pas naître?