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Ourika
DURAS MADAME DE
FOLIO
5,40 €
Épuisé
EAN :9782070424337
MADAME DE DURAS ET OURIKAIl est difficile de parler d'Ourika sans parler d'abord de la duchesse de Duras, tant elle est méconnue aujourd'hui.Si certains se souviennent qu'elle a été l'amie de Chateaubriand, qui pourtant a lu ses oeuvres? Un seul de ses livres est en vente: Olivier, publié par les éditions Corti; quant au reste, la moitié n'a jamais été imprimée, et l'autre ne survit que dans les bibliothèques.Pourtant, Ourika avait été fort appréciée, non seulement par Chateaubriand qui comparait la duchesse de Duras à Mme de Staël pour l'intelligence et à Mme de La Fayette pour la sensibilité, mais aussi par Goethe ainsi qu'en témoigne cette lettre d'Humboldt adressée à la duchesse le 13 décembre 1826: «J'entre chez Goethe: "Je sais, me dit-il, que vous connaissez la duchesse de Duras, l'auteur d'Ourika et d'Edouard. Que vous êtes heureux! Elle m'a fait cependant bien du mal. À mon âge, il ne faut pas se laisser émouvoir à ce point... Parlez-lui de mon admiration..."»Quelle était donc cette femme si pleine de talent, dont la position sociale était considérable, dont les oeuvres ont inspiré Stendhal et Fromentin, et qui est demeurée si discrète qu'elle est presque tombée dans l'oubli?C'est précisément lorsqu'une femme a tout en main pour faire une grande carrière littéraire et qu'elle ne la fait pas, qu'il est intéressant de s'interroger sur les causes de cet échec.Claire Louise Rose Bonne Lechat de Kersaint, née à Brest en 1777, était comme Germaine Necker la fille d'un homme intelligent et libéral, Guy de Coëtnempren, comte de Kersaint. Il avait épousé Claire Louise Françoise de Paul d'Alesso d'Eragny, la cousine du duc de Praslin; le mariage avait été convenu; le ménage était mauvais; la Révolution permit le divorce le 31 mai 1792. Peu de temps après, l'amiral de Kersaint, qui appartenait à cette noblesse avancée caractéristique du XVIIIe siècle, et n'avait pas hésité à soutenir la cause de la Révolution, député girondin qui s'était opposé à la condamnation de Louis XVI et avait renoncé volontairement à son immunité parlementaire, se faisait lui-même guillotiner. Claire de Kersaint n'oubliera jamais ce père révolutionnaire.Pour l'instant, elle a quinze ans, elle sort à peine du couvent du Panthémont et elle est chef de famille: sa mère, éteinte peut-être par ce mari trop brillant, n'a jamais eu la moindre initiative et il s'agit d'aller récupérer à la Martinique les biens de l'amiral. C'est peut-être ce voyage qui lui donnera l'idée plus tard d'une héroïne noire.Mais bientôt la voilà aux États-Unis où elle retrouve son amie de couvent, Anne de La Tour du Pin, devenue fermière dans les Massachusetts et vendant elle-même ses produits... On comprend qu'une telle jeunesse ait rendu Claire de Kersaint assez peu conformiste. Elle a toujours eu soif de sentiments véritables, et, à côté d'Anne de La Tour du Pin qu'elle verra jusqu'à sa mort, on peut lui compter au moins trois amitiés féminines qui ne se sont jamais démenties: Joséphine de Damas, marquise de Sainte-Maure (autre amie de couvent), Rosalie de Constant (la cousine de Benjamin Constant) à qui elle écrira encore pendant ses derniers jours, et Mme Swetchine, l'amie de Joseph de Maistre.Une grande partie des informations que nous donnons ici ont été puisées dans ces correspondances.«En femmes - écrivait Mme de Duras - je vois tous les jours Mme de Sainte-Maure, l'amie de mon enfance. Puis je vois encore bien d'autres femmes que vous ne connaissez point.»Mais revenons à sa jeunesse: Claire de Kersaint ne se mariera qu'à son retour en Europe, une fois sa fortune rétablie par ses propres soins: en 1797, elle épouse à Londres Amédée Bretagne Malo Durfort de Duras. Si l'on s'étonne de ces singuliers prénoms, l'explication est simple: le jeune duc avait été parrainé par les États de Bretagne. Elle a vingt ans. Son mari est aussi un orphelin de la Révolution. Claire se jette avec passion dans le mariage; elle est mère aussitôt, de Félicie en 1797 et de Clara en 1799.Aimant son mari et surtout ses filles avec passion, il semble qu'elle ait connu à cette époque quelques années de bonheur.Mais ce sont les chagrins de Claire de Duras plus que ses joies qui ont marqué ses oeuvres: Ourika, Olivier, Edouard, et ce sont eux qui l'ont amenée à mourir avant l'âge, en 1828.Quels sont donc ces chagrins dans une vie qui, de loin, paraît si pleine et si heureuse?Il y a dans la vie de Mme de Duras deux blessures dont on trouve la trace dans Ourika: son amitié insatisfaite pour Chateaubriand et son amour déçu pour sa fille Félicie.
Elle ouvre les yeux. Elle le voit, elle le regarde. Il se rapproche d'elle. Il s'arrête. Il demande : - Qu'est-ce que vous faites-là... il va faire nuit. Elle dit qu'elle regarde : - Je regarde. Elle montre devant elle la mer, la plage, la ville blanche derrière la plage, et l'homme, qui marche le long de la mer. Elle dit : - Ici c'est S. Thala jusqu'à la rivière. Et après la rivière c'est encore S. Thala."
MADAME DE DURAS ET OURIKAIl est difficile de parler d'Ourika sans parler d'abord de la duchesse de Duras, tant elle est méconnue aujourd'hui.Si certains se souviennent qu'elle a été l'amie de Chateaubriand, qui pourtant a lu ses oeuvres? Un seul de ses livres est en vente: Olivier, publié par les éditions Corti; quant au reste, la moitié n'a jamais été imprimée, et l'autre ne survit que dans les bibliothèques.Pourtant, Ourika avait été fort appréciée, non seulement par Chateaubriand qui comparait la duchesse de Duras à Mme de Staël pour l'intelligence et à Mme de La Fayette pour la sensibilité, mais aussi par Goethe ainsi qu'en témoigne cette lettre d'Humboldt adressée à la duchesse le 13 décembre 1826: «J'entre chez Goethe: "Je sais, me dit-il, que vous connaissez la duchesse de Duras, l'auteur d'Ourika et d'Edouard. Que vous êtes heureux! Elle m'a fait cependant bien du mal. À mon âge, il ne faut pas se laisser émouvoir à ce point... Parlez-lui de mon admiration..."»Quelle était donc cette femme si pleine de talent, dont la position sociale était considérable, dont les oeuvres ont inspiré Stendhal et Fromentin, et qui est demeurée si discrète qu'elle est presque tombée dans l'oubli?C'est précisément lorsqu'une femme a tout en main pour faire une grande carrière littéraire et qu'elle ne la fait pas, qu'il est intéressant de s'interroger sur les causes de cet échec.Claire Louise Rose Bonne Lechat de Kersaint, née à Brest en 1777, était comme Germaine Necker la fille d'un homme intelligent et libéral, Guy de Coëtnempren, comte de Kersaint. Il avait épousé Claire Louise Françoise de Paul d'Alesso d'Eragny, la cousine du duc de Praslin; le mariage avait été convenu; le ménage était mauvais; la Révolution permit le divorce le 31 mai 1792. Peu de temps après, l'amiral de Kersaint, qui appartenait à cette noblesse avancée caractéristique du XVIIIe siècle, et n'avait pas hésité à soutenir la cause de la Révolution, député girondin qui s'était opposé à la condamnation de Louis XVI et avait renoncé volontairement à son immunité parlementaire, se faisait lui-même guillotiner. Claire de Kersaint n'oubliera jamais ce père révolutionnaire.Pour l'instant, elle a quinze ans, elle sort à peine du couvent du Panthémont et elle est chef de famille: sa mère, éteinte peut-être par ce mari trop brillant, n'a jamais eu la moindre initiative et il s'agit d'aller récupérer à la Martinique les biens de l'amiral. C'est peut-être ce voyage qui lui donnera l'idée plus tard d'une héroïne noire.Mais bientôt la voilà aux États-Unis où elle retrouve son amie de couvent, Anne de La Tour du Pin, devenue fermière dans les Massachusetts et vendant elle-même ses produits... On comprend qu'une telle jeunesse ait rendu Claire de Kersaint assez peu conformiste. Elle a toujours eu soif de sentiments véritables, et, à côté d'Anne de La Tour du Pin qu'elle verra jusqu'à sa mort, on peut lui compter au moins trois amitiés féminines qui ne se sont jamais démenties: Joséphine de Damas, marquise de Sainte-Maure (autre amie de couvent), Rosalie de Constant (la cousine de Benjamin Constant) à qui elle écrira encore pendant ses derniers jours, et Mme Swetchine, l'amie de Joseph de Maistre.Une grande partie des informations que nous donnons ici ont été puisées dans ces correspondances.«En femmes - écrivait Mme de Duras - je vois tous les jours Mme de Sainte-Maure, l'amie de mon enfance. Puis je vois encore bien d'autres femmes que vous ne connaissez point.»Mais revenons à sa jeunesse: Claire de Kersaint ne se mariera qu'à son retour en Europe, une fois sa fortune rétablie par ses propres soins: en 1797, elle épouse à Londres Amédée Bretagne Malo Durfort de Duras. Si l'on s'étonne de ces singuliers prénoms, l'explication est simple: le jeune duc avait été parrainé par les États de Bretagne. Elle a vingt ans. Son mari est aussi un orphelin de la Révolution. Claire se jette avec passion dans le mariage; elle est mère aussitôt, de Félicie en 1797 et de Clara en 1799.Aimant son mari et surtout ses filles avec passion, il semble qu'elle ait connu à cette époque quelques années de bonheur.Mais ce sont les chagrins de Claire de Duras plus que ses joies qui ont marqué ses oeuvres: Ourika, Olivier, Edouard, et ce sont eux qui l'ont amenée à mourir avant l'âge, en 1828.Quels sont donc ces chagrins dans une vie qui, de loin, paraît si pleine et si heureuse?Il y a dans la vie de Mme de Duras deux blessures dont on trouve la trace dans Ourika: son amitié insatisfaite pour Chateaubriand et son amour déçu pour sa fille Félicie.
Amie de Chateaubriand et de Mme de Staël, Claire de Duras fut le premier écrivain à donner sa voix à une femme de couleur victime des préjugés raciaux. Ourika (1823) retrace l'histoire saisissante d'une jeune Sénégalaise : ramenée en France à la veille de la Révolution pour être offerte à la princesse de Beauvau, qui l'élève comme sa fille, elle découvre en grandissant que l'éducation, la morale, la religion ne suffisent pas à rendre les individus égaux. Goethe avait été bouleversé par ce roman. Si, deux siècles après sa parution, il continue de nous émouvoir, c'est, comme le suggère l'écrivain britannique John Fowles, parce qu'il "touche vraiment un des points les plus profonds de l'art, le désespoir de ne jamais atteindre la liberté dans un milieu déterminé et déterminant. Voilà pourquoi Ourika d'un côté plonge ses racines dans le XVII ? siècle français, chez Racine, La Rochefoucauld, Mme de La Fayette, tandis que de l'autre côté il regarde vers Sartre et Camus. C'est l'examen clinique d'une outsider, de l'éternel étranger dans la société humaine".
Quelle est la forme de l'Univers? Est-il courbe, refermé sur lui-même? Est-il en expansion? Vers quoi tend-il? L'espace serait-il "chiffonné" au point de créer des images fantômes des lointaines galaxies? Spécialiste des trous noirs et du big-bang, Jean-Pierre Luminet nous fait voyager dans de surprenants couloirs de l'espace-temps où topologies de l'Univers, explorations de l'infini et mirages cosmiques conjuguent leurs mystérieux attraits pour dérouter nos sens. La construction de l'ouvrage épouse la forme de son sujet une lecture à multiples entrées, des pistes à explorer pour s'y perdre, bifurquer à nouveau ou revenir en arrière, au gré du plaisir ou de la curiosité de chacun. Anecdotes cocasses et révélations historiques étonnantes agrémentent ce parcours à la recherche des secrets de la beauté sidérale.
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
Le XXe siècle a vu naître les deux plus belles théories physiques jamais inventées. La première, la relativité générale, est l'oeuvre du seul Albert Einstein. Son domaine d'application est l'infiniment grand. La seconde, la mécanique quantique, est l'oeuvre collective de certains des plus grands esprits du XXe siècle. Son domaine d'application est l'infiniment petit. Mais ces deux théories sont incompatibles entre elles. Cherche-t-on à les réunir dans ce qu'on appelle la "théorie du tout", on se heurte alors à d'insurmontables difficultés. Aujourd'hui, la "théorie des cordes" semble en passe de réussir là où toutes les précédentes théories ont échoué: ce faisant, elle bouleverse notre conception de la matière, de l'espace et du temps. C'est l'histoire pleine de rebondissements de cette révolution en marche - où les particules élémentaires s'avèrent semblables à d'infinis bouts de ficelle, où l'espace-temps se déchire, se répare, se replie en dix dimensions invisibles, où le Big-Bang et les trous noirs prennent des formes inattendues - que nous raconte ici l'un de ses éminents acteurs. Après la relativité générale et la mécanique quantique, l'avenir appartient-il à la "théorie des cordes"?
Marivaux Pierre de ; Lisle Isabelle de ; Beauthier
Résumé : A la suite d'une violente tempête, Iphicrate et Euphrosine, deux maîtres accompagnés de leurs esclaves, Arlequin et Cléanthis, échouent sur une île : l'île des esclaves. Ses habitants - des esclaves révoltés qui ont fui la Grèce antique - ont pour coutume de réduire en esclavage les maîtres et de rendre leur liberté aux esclaves. C'est donc un monde à l'envers que découvrent alors nos quatre naufragés, contraints d'échanger leurs habits, mais aussi leur condition... Au-delà du simple ressort comique, cette inversion nous invite à regarder sous un jour nouveau la société du xviiie siècle, mais aussi toute forme de hiérarchie sociale. - Le texte intégral annoté - Cinq questionnaires d'analyse de l'oeuvre - Une présentation de Marivaux et de son époque - Le genre de l'oeuvre et sa place dans l'histoire littéraire - Une rubrique " Portfolio " pour la lecture d'images - Un dossier Spécial bac sur le thème " Maîtres et valets au théâtre "
Bernanos avait été chargé de composer les dialogues d'un scénario cinématographique, lui-même tiré de la célèbre nouvelle de Gertrud von Le Fort, La Dernière à l'échafaud, ayant pour thème la marche au martyre de seize carmélites de Compiègne qui furent guillotinées en place de Grève le 17 juillet 1794. Mais l'oeuvre de Bernanos est profondément différente du récit allemand. Ne serait-ce que parce que Bernanos se trouvait lui-même à la veille de sa propre mort.
Résumé : Cécile a dix-sept ans. En vacances avec son père, veuf qui se satisfait d'une aventure sans lendemain avec la jolie Elsa, elle découvre l'amour dans les bras de Cyril, un charmant étudiant. Mais l'arrivée d'Anne, une femme belle et intelligente, vient déranger ces délicieux moments d'insouciance. Avec une écriture moderne et un charme troublant resté intact, Françoise Sagan brosse le portrait d'une jeunesse en quête de liberté et de plaisir, jouant avec les sentiments comme on joue avec le feu. Le texte intégral annoté ; Des questionnaires au fil du texte ; Des documents iconographiques exploités ; Une présentation de Françoise Sagan et de son époque ; Un aperçu du genre romanesque ; Un groupement de textes : "Mensonges et manipulations".