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La conservation des monuments antiques. Arles, Nîmes, Orange et Vienne au XIXème siècle
Durand Isabelle
PU RENNES
22,87 €
Épuisé
EAN :9782868474612
Les monuments antiques du Midi de la France attirent chaque année des milliers de visiteurs s'extasiant sur leur excellent état de conservation. Mais ils ignorent souvent que les amphithéâtres d'Arles et de Nîmes, les théâtres d'Arles et d'Orange et les temples de Nîmes (Maison Carrée) et de Vienne (temple d'Auguste et de Livie) étaient à l'aube du XIXe siècle dans un état de dégradation avancé. Partiellement démolis, dénaturés, obstrués à divers degrés par des constructions modernes parasites, ils étaient menacés. Objets d'intérêt et de curiosité pour les savants comme pour les voyageurs depuis le XVIe siècle, il faut attendre le XIXe siècle pour que ces vestiges soient restaurés. Dès lors, l'héritage patrimonial et son entretien représentent un enjeu gouvernemental au sein du Conseil des Bâtiments civils et de la Commission des Monuments Historiques. De l'inventaire à la protection, les circulaires et les textes de lois ont tenté de circonscrire les problèmes soulevés par leur sauvegarde. Bien que ne bénéficiant pas de la même réflexion théorique que les édifices médiévaux, l'architecture antique ne fut pas négligée par les restaurateurs. Les principes émis s'énonçaient autour de deux thèmes fondamentaux : le respect de l'architecture antique et la question de la lisibilité de l'intervention. S'agissait-il de restaurer à l'identique, de " refaire du neuf " ou de conserver une ruine antique ? Les restaurateurs ont choisi de dégager les monuments et de les consolider ou de les reconstruire partiellement. La restauration s'accompagnait d'une double réintégration dans la ville, il s'agissait de redonner une fonction au bâtiment et de le replacer dans le cadre urbain.
Ayez grand soin d'écrire, comme si le Saint-Esprit dictait" : ce conseil ironique du Méphistophélès de Goethe pourrait emblématiser la position instable de la littérature du XIXe siècle à l'égard de la Bible. Dans le Génie du christianisme, Chateaubriand fait des Ecritures l'horizon poétique de l'écriture. Dès lors, la littérature n'a de cesse de se mesurer à ce modèle, tantôt dans un esprit apologétique, tantôt à des fins de subversion. Dans un tel contexte, les récits bibliques de tentation, auxquels s'ajoutent les mythes de Faust et de saint Antoine, représentent des sources particulièrement fécondes. Riches de potentialités éthiques et dramatiques, ils font écho aux paradoxes d'une époque sans cesse partagée entre l'attrait qu'exercent les modèles religieux et la nécessité de les transgresser pour leur rendre toute leur actualité. Ce sont ces enjeux variés que les études réunies dans le présent ouvrage se proposent d'explorer, afin de mettre au jour les tensions créatrices d'un siècle où la dictée du Saint-Esprit et les murmures méphistophéliques se mêlent en des harmonies inédites.
Durand Isabelle ; Saquet Christelle ; Pierre Gille
Cet abécédaire de cardiologie pédiatrique est partiel, et permet au lecteur d'avoir des notions sur cette spécialité et des indications sur certaines conduites pratiques à adopter vis-à-vis des enfants et des demandes de consultation en cardiopédiatrie. Par essence schématique, il ne se conçoit bien sûr que comme complément aux cours, revues, livres et avis spécialisés sur les différents sujets abordés. Le public visé est l'ensemble des internes de pédiatrie, les étudiants des DIU et des services de cardiopédiatrie, les pédiatres et les généralistes souhaitant approfondir leurs connaissances dans ce domaine. Nos collègues médecins d'adultes soignent de leur côté beaucoup d'enfants dans leur pratique quotidienne, ce document leur est aussi destiné.
Si le XIXe siècle a été l'âge d'or du roman historique autour de la figure tutélaire de Walter Scott, on constate que ce genre extrêmement prolifique continue de toucher un large public et rencontre un succès grandissant. Répondant à une curiosité pour les époques passées ainsi qu'à un désir de dépaysement et de distraction, il doit satisfaire à des exigences parfois contradictoires : érudit ou populaire, novateur ou stéréotypé, divertissant ou didactique. C'est pourquoi le roman historique est ici abordé sous l'angle de la frontière, de la ligne de passage entre bornes et confins, de la traversée des discours, des genres, parfois jusqu'à l'effacement. Le roman historique apparaît alors comme un genre frontalier, un genre du mélange et du métissage, un genre de l'ambivalence qui peine à se définir avec certitude. Trois axes principaux sont ainsi propres à en explorer la polymorphie : celui de la frontière poreuse entre histoire et fiction ; celui des marges ; celui enfin de l'espace mouvant d'oppositions et de conflits potentiels en lequel il consiste.
Résumé : Le présent ouvrage s'intéresse à la présence de figures féminines issues de l'Ancien Testament dans la littérature. Les contributions portent sur divers genres littéraires, diverses époques (de l'Antiquité à la période contemporaine) et diverses aires culturelles et linguistiques. Il s'agit d'analyser la réception et la réécriture de multiples figures bibliques féminines, certaines connues, d'autres obscures ou anonymes, et la manière dont les textes littéraires se saisissent des potentialités poétiques que recèlent ces figures. D'Eve à Thamar en passant par Sara et Ruth, des filles de Loth à la reine de Saba, sans oublier les anonymes, dont la célèbre fiancée du Cantique des cantiques, qu'elles soient héroïnes comme Esther ou Judith, ou menaçantes comme la pythonisse d'Endor ou Dalila, ces femmes bibliques peuplent l'imaginaire collectif et la littérature, lui apportant soit sa matière même, soit une coloration particulière, soit encore une certaine orientation idéologique. C'est bien sous l'angle de la recréation que cet ouvrage tente de saisir la présence des figures bibliques féminines, tout en théorisant la notion d'écart entre le modèle biblique et son incarnation littéraire.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.