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L'être humain, divin appel. Anthropologie et création
Durand Emmanuel
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204114950
Où fonder la singularité de l'humain face aux démesures du monde et de l'histoire ? La précarité de la vie donne le vertige. Les générations se succèdent. Que reste-t-il des attentes personnelles, des liens quotidiens, des espérances intimes ? Dans la nuit étoilée, le psalmiste est saisi par le sentiment de son insignifiance et de la disproportion. Pourtant, un autre regard lui est offert, au bénéfice de tous : Dieu se souvient, Dieu visite chacun. Après avoir pris le temps de décrire comment la condition humaine se présente aujourd'hui, dans les dépendances et la liberté, l'usage des corps, l'authenticité ou la barbarie, cet essai explore le prix de la singularité humaine en relations, dans un apprentissage au long cours. Cela exige un remaniement de la notion de création, pensée à frais nouveaux comme prédilection universalisée et appel singularisant.
Qu'est-ce que nous apprend sur nous-mêmes ce que Jésus et celles ou ceux avec lesquels il échange apprennent sur eux-mêmes ? En quoi la rencontre est-elle le moteur de nos vies, de nos ouvertures et de nos fermetures au salut ? C'est la relation qui nous révèle et la conversation qui nous convertit. Un magnifique éloge à deux voix du face-à-face. Toujours en chemin, Jésus de Nazareth est maître dans l'art de faire advenir les autres à une nouvelle stature comme sujet. Tandis que certains résistent et s'immobilisent, d'autres émergent et s'élancent. Jésus lui-même naît, marche et devient. Joseph ou Hérode, la Cananéenne, les fils de Zébédée et leur mère, la femme au parfum, Jésus en prière, les deux Marie et les Onze en mission... ces figures sont interrogées sous l'angle des déplacements et des renversements. A partir du texte de l'évangile selon Matthieu, les auteurs proposent une conversation stimulante entre exégèse et théologie.
Résumé : Comment entrer dans le mystère de la Trinité ? Comment ce coeur insondable de la foi chrétienne peut-il illuminer l'existence de tout homme ? Comment, enfin, le mystère qu'est Dieu peut-il nous éclairer sur l'énigme de l'humain ? Reconnu par ses pairs comme l'un de ceux qui ont redonné un nouveau souffle aux études trinitaires, Emmanuel Durand nous offre ici l'ouvrage le plus clair et le plus pédagogique sur le mystère du Dieu un et trine. De l'ambiguïté des représentations de la Trinité, du rapport délicat entre le Dieu des chrétiens et le Dieu unique du judaïsme, des implications concrètes de la foi trinitaire sur notre conception de l'amour humain, de l'Eglise, de nos communautés, de notre rapport à l'autre, etc., telles sont les grandes questions qu'aborde l'auteur de manière simple et claire. Pour tous ceux qui veulent approcher du mystère qui est Dieu.
Résumé : Quand un grand théologien se fait exégète, il se révèle également historien. Relisant les milles et une façon qu'a eu l'Eglise de lire la Bible à travers les âges, E. Durand montre combien il n'y a pas de parole sur Dieu qui puisse ignorer la Parole de Dieu. Sans congédier ni diminuer la sainteté des Ecritures, osons-nous affronter leur complexité ? Nous n'avons pas vraiment le choix. La condition mixte des Ecritures est si sensible, par l'intrication constante de l'humain et du divin, la conjugaison de l'alliance et du péché, l'alternance de l'humain et de l'inhumain. Puisque Dieu s'adresse à son peuple et à l'humanité tels qu'ils sont, de grands défis sont incorporés au témoignage écrit de la parole de Dieu. L'interpellation divine et la réponse humaine, parfois confuse, souvent rebelle, sont étroitement tissées dans les corpus de la Bible. Alors jusqu'où ouvrir le livre ? Comment lire plus loin ? Qui le fait avec compétence ? A quel prix et sous quelle visée ? Pour affronter ces questions de façon responsable, il est nécessaire de clarifier la nature et le bon usage des Ecritures selon la tradition chrétienne. D'où cette brève théologie des Ecritures, orientée vers une conversion individuelle et ecclésiale.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.