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Cause commune N° 1, Printemps 2007 : L'Europe réfléchie
Dupuis Pierre ; Cophornic Gilles ; Durin Stéphane
CERF
23,00 €
Épuisé
EAN :9782204083621
Cause commune noue une alliance inédite entre professeurs de Lycée, de Prépas, et Universitaires. Tous les collègues, mais aussi les lettrés et les étudiants sont donc invités à écrire dans la revue, à élargir cette alliance, à ouvrir une brèche face à ce fascisme de divertissement organisé par l'omniprésent Moloch Média, et à placer l'écrit et le savoir au centre de l'Ecole et de la Société, non ce qui fait écran à la pensée, et anesthésie l'esprit en stérilisant la critique. Cause commune est une revue pluraliste, exigeante, d'abord adressée aux jeunes citoyens francophones, mais également au grand public qui désire élargir ses horizons théoriques et mieux comprendre le monde contemporain. Cause commune a pour ligne éditoriale de réfléchir l'actualité à partir des œuvres majeures de l'esprit, en dehors des sentiers battus et des stéréotypes médiatiques, mais à partir du souci du monde commun. Par la publicité faite aux idées, il s'agit de participer à la consolidation d'un espace public éclairé. Cause commune est aussi une Association, ouverte à tous, qui dispose d'un site web (http://www.causeco.fr) où chacun peut trouver de plus amples informations sur la revue, les activités de l'Association, et des textes en ligne.
En l'espace d'une génération (1980-2020), les sociétés française et québécoise ont connu des transformations profondes. Les relations entre Français et Québécois, elles, n'ont pas changé dans les mêmes proportions. Le monde du travail constitue à cet égard le meilleur des terrains d'observation. La vie des entreprises françaises et québécoises continue de s'organiser différemment quand bien même leur environnement se modifie en permanence. Les auteurs, un Français et un Québécois, ont recueilli tout au long de cette période les témoignages de Français venus travailler au Québec, et ceux de Québécois venus travailler en France. Ils ont aussi interrogé les immigrants d'autres pays qui y sont employés, ainsi que les salariés français d'une usine de Nouvelle-Calédonie gérée par des Québécois. S'appuyant sur cette collection particulièrement riche de données de terrain, ils analysent ensemble ce qui, d'une façon remarquablement pérenne, sépare et réunit ces cousins éloignés.
Cet ouvrage invite un public peu familier avec la sociologie à jeter un regard sur les rapports entre entreprise et société. Les auteurs visent un double objectif: introduire le lecteur à la dimension sociale et culturelle de l'entreprise, trop souvent perçue comme relevant de la seule rationalité économique, et fournir une grille d'analyse et d'intervention en entreprise. Les auteurs s'appuient sur les connaissances les plus pertinentes en sociologie des organisations et des entreprises. Une grande place est accordée à l'approche empirique fondée sur des faits historiques et des données statistiques. Des exemples et des cas illustrent les propos. Plus précisément, on trouve dans cet ouvrage: une présentation du capitalisme et des différentes formes qu'il peut prendre dans le temps et dans l'espace; une définition de l'entreprise comme lieu de production de rapports de pouvoir, d'identités collectives et de liens sociaux; une analyse de l'évolution, dans le contexte de la mondialisation, des différents acteurs institutionnels (Etat, organisations supra-étatiques, syndicats) qui interagissent avec l'entreprise; un aperçu du rôle des femmes, des jeunes et des immigrants dans la construction de l'économie, du travail et de l'entreprise; une analyse des rapports ambigus et paradoxaux qu'entretiennent l'entreprise et la société dans les sociétés contemporaines.
Biographie de l'auteur Agrégé de philosophie, ancien Elève de l'ENS de St Cloud, Docteur ès-Lettres, Gérard Fath est Professeur émérite de l'université Nancy2. Il complète ici les orientations dégagées de son enseignement, le plus souvent adressé à des publics d'enseignants et de formateurs, confrontés à une difficulté de lecture et de mise en oeuvre de l'exigence laïque propre à notre temps.
Dans un contexte social, politique et économique où triomphe la " morale " de l'état de fait - ce pragmatisme dont Bernanos disait qu'il était la " morale des salauds " - réduisant tous les phénomènes sociaux ou économiques à un modèle " naturel ", non seulement scientifiquement faux, mais aussi intellectuellement indigent, il convient de réaffirmer avec force le principe de la Liberté de l'Homme et des conséquences du primat de sa volonté, à savoir sa responsabilité historique. Une des instances par lesquelles cela est possible est l'éducation. Or, cette dernière se trouve elle aussi privée de repères tant sur le plan des idées que sur celui de la pratique enseignante. Dans cette ambiance qui réduit la pratique à ses seules activités, il devient vital de réaffirmer avec constance que toute pratique n'existe que dans un réseau de rapports. Et quoiqu'on veuille le taire, ces rapports nous renvoient à des systèmes de valeurs. La pratique enseignante n'échappe pas à cette vérité. Dès lors, il nous faut interroger ces valeurs et montrer de quelle façon les faire vivre. Pour qu'elles deviennent, non seulement la boussole des enseignants, mais qu'elles contribuent bien davantage à reconstruire des repères dans une société livrée à elle-même, société privilégiant ce que Hobbes plaçait en opposition à la civilisation : " une guerre de chacun contre chacun ".
De la censure littéraire des siècles passés à la criminalisation du sexe au XXIe siècle avec les outrances du politiquement correct, où en sont la sexualité, l'érotisme, les relations homme/femme ?
Les arbres La forêt amazonienne brûle. Des espèces arboricoles sont menacées d'extinction. Essentiels à la vie, les arbres suscitent un intérêt croissant ; le succès en librairie de La Vie secrète des arbres (Peter Wohlleben) vendue à plus d'un million d'exemplaires dans le monde le prouve. Symboliques de l'arbre (Bible + mythologie gréco-romaine), place des arbres dans la littérature et la poésie (Horace, Virgile, Ronsard, La Fontaine, Rousseau, Goethe, Novalis, Chateaubriand, Hugo, Proust, Yves Bonnefoy), représentation en peinture, découvertes scientifiques, déforestation, problème écologique, question de l'environnement : quelles relations l'homme entretient-il avec les arbres ? Avec Sébastien Lapaque, Jean Clair, Eryck de Rubercy... + grand entretien avec Sylvain Tesson.
Résumé : A l'heure où paraissent ces " cahiers ", trois mois sont passés depuis que la pandémie mondiale du Covid-19 s'est imposée à nous, trois mois que le monde entier a basculé dans un état de crise dont on ne voit pas l'issue et dont on ne mesure pas les effets sur les sociétés qu'il a frappées. Aux premières heures du confinement, des sentiments nombreux et contradictoires nous ont toutes et tous traversés : de la sidération à l'angoisse, de la tristesse à la colère... Et puis, très vite, les questions se sont bousculées dans nos têtes : que s'est-il donc passé ? Mais que nous arrive-t-il ? Quelles conséquences cet événement aura-t-il sur le monde et sur nos existences ? Et quelles leçons en tirer ? Il faut dire que, pour beaucoup d'entre nous, la vision d'un monde littéralement arrêté a soudain rendu évidentes, presque sensibles, les contradictions insoutenables dans lesquelles ce monde se trouvait pris depuis trop longtemps. Et si cette catastrophe était l'occasion d'empêcher qu'il retrouve sa trajectoire catastrophique antérieure ? Comme le disait magnifiquement un graffiti repéré sur un mur de Hong Kong, " we can't return to normal, because the normal that we had was precisely the problem ". Autrement dit, serons-nous capables de saisir cet événement, à la fois le comprendre et nous en emparer, afin d'imaginer et construire le monde que nous voulons, le monde dont nous rêvons ? Ces " cahiers " ne pouvaient être que collectifs, au sens fort, parce que issus d'une volonté partagée par les éditeurs et auteurs de la maison de faire sens face à l'événement. S'y engage une conception du travail intellectuel et du débat public comme espace de confrontation argumentée. Ils accueillent des textes de pensée offrant des perspectives et des analyses fortes, mais aussi des textes et propositions littéraires qui font résonner notre époque dans des formes et des formats singuliers, ainsi que des interventions graphiques. Cette crise bouleverse les cadres de pensée et d'interprétations, elle met à l'épreuve bien des certitudes et des convictions, ce qui imposait d'ouvrir un espace original de dialogue, où trouvent à s'exprimer des sensibilités intellectuelles diverses, où peuvent s'ordonner la confrontation des points de vue, les divergences de fond, les incertitudes et les interrogations.
Résumé : Les pôles définissent l'axe de rotation de notre planète. Nous découvrons aujourd'hui qu'en prêtant attention à ces zones extrêmes et remarquables, au-delà de la curiosité et de l'émerveillement ébahi qu'elles nous inspirent, nous nous exposons à des questionnements inédits et mesurons l'étendue de nos responsabilités. Grand arpenteur des paysages polaires, le romancier François Garde, qui fut administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises (2000-2005), tire de sa connaissance intime des extrémités boréales et australes, et de son plaisir à la faire partager, une juste vision de ce que ces espaces sont aussi devenus pour nous : une source d'inquiétude, une raison d'agir et le marqueur de notre destinée. Mais si les pôles ont leur géopolitique, indissociable de l'évolution globale de nos sociétés et du gouvernement du monde, ils ont aussi leur morale, faite d'obstination et de patience, d'humilité et de solidarité. C'est au nom de celle-ci que François Garde intervient dans le débat.