Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La chaîne vive. L'université, école d'humanité
Dupront Alphonse ; Mesnard Jean
SUP
23,00 €
Épuisé
EAN :9782840502579
C'est l'interrogation d'Alphonse Dupront, l'un des historiens majeurs du XXe siècle et l'explorateur, durant les quelque trente ans qu'il tint son séminaire à l'École des Hautes Etudes en Sciences Sociales, d'une anthropologie du sacré traqué sous toutes ses formes. Lui qui fut le fondateur et le premier président, de 1970 à 1976, de l'Université de Paris IV-Sorbonne, et qui participa activement à la création en 1974 de l'Institut Universitaire Européen de Florence, parle d'expérience... et de savoir. En confrontant les leçons, de continuité et de trajectoire, de l'approche historique et les exigences du monde moderne (universalisation du passage par L'Enseignement supérieur, multiplication des allers et retours entre formation et vie professionnelle, entre culture personnelle et utilité sociale, entre loisir et travail), n'inventait-il pas hier l'Université d'aujourd'hui... et de demain, celle dont le besoin se fait cruellement sentir, l'université pour la Cité, l'Université des Citoyens ? Pierre-Georges CASTEX, Françoise CROUZET, François CARIÈS, Robert SAUZET, Stelio FARANDJIS, Charles CARRIÈRE, Max KOHNSTAMM, Gigliola FRAGNITO MARGIOTTA BROGLIO apportent leurs témoignages, vivants et très variés : ils rappellent ou révèlent les efforts de mise en œuvre d'idées encore aujourd'hui ambitieuses et novatrices, voire visionnaires, tant à la Sorbonne qu'à Florence et dans de multiples initiatives et activités. La préface de Jean MESNARD, membre de l'Institut, Président de la Société des Amis d'Alphonse Dupront, dont il fut le collègue et l'ami, montre à quel point l'Université a été, avec l'histoire et l'Europe, l'une des passions de ce maître à penser, et un domaine fondamental de sa réflexion mais aussi de son action tout au long des jours et durant les longues années d'une carrière brillante et féconde. La postface d'Étienne BROGLIN cherche à relier cette praxis à la conception de l'histoire et à la vision du monde d'Alphonse Dupront : une même vision dialectique de l'homme, être-de-lien, unit théorie et pratique ; elle donne cohérence et unité de visée à l'œuvre de l'historien et aux réalisations de l'homme d'action. On trouvera aussi dans ce volume un résumé du cursus d'Alphonse Dupront et la très précieuse bibliographie de ses travaux publiés (ouvrages, cours et articles), qui jusqu'ici faisait cruellement défaut à tous ceux qui s'intéressent à son œuvre.
Résumé : La voici enfin, cette thèse devenue légendaire depuis sa soutenance en Sorbonne, en 1956, et que son auteur s'était ingénié pendant trente ans à dérober à la publication. Encouragé par le succès de ce prélude à la symphonie qu'était Du sacré. Croisades et pèlerinages. Images et langages (1987), pressé par la maladie, Alphonse Dupront s'y était décidé sur le tard, à quatre-vingt-deux ans, pour ne plus quitter la mise au point de son manuscrit qu'à sa mort, en 1990. Cette installation dans la durée, jusqu'au message d'outre-tombe, ne fait que servir l'entreprise dans son génie d'initiation et son esprit d'intemporalité. Car Le Mythe de croisade n'est pas le récit, si riche soit-il, des péripéties d'un souvenir, la croisade après les croisades, mais l'histoire, au sens le plus charnel du mot, d'une survie de la croisade. Aspiration sacrale, idée-force toujours vivante en nous, dans la conscience collective de l'Occident, aventure spirituelle qui a nourri et qui nourrit encore une des sources majeures de la formation de l'Europe. Cette plongée au coeur du sacré historique, Alphonse Dupront l'a menée selon la méthode qu'il définit lui-même des "convergences" : d'une part, une enquête au long cours sur les trois siècles des croisades réelles (XIe-XIIIe siècles) et sur les quatre qui les ont suivis de croisades racontées, rêvées, espérées, transfigurées (XIVe-XVIIe siècles) ; d'autre part, une traversée des épaisseurs du mythe, sa sociologie, sa physique et sa métaphysique, depuis sa naissance jusqu'aux temps présents et futurs.
Ce livre se nourrit de son propre mouvement. Il plonge, avec la Croisade, au coeur de la Chrétienté, aux racines majeures de l'aventure spirituelle de l'Europe. Il s'épanouit, en passant par Rocamadour et par Lourdes, dans une ample analyse du fait pèlerin, constellation historique et psychologique, sociologique et sacrale. Il culmine enfin dans la mise en place des problèmes de fond de toute anthropologie religieuse, depuis les arcanes de la piété "populaire" jusqu'aux créations les plus élaborées de l'homme en acte de religion. Mouvement qui est aussi un itinéraire intérieur et la somme d'une vie de recherche, Alphonse Dupront sachant d'instinct que dans ces domaines délicats du vécu religieux et du mental collectif les instruments les plus scientifiques de l'enquête - sémantique historique, histoire quantitative, étude iconographique sérielle, enquête ethnologique - révéleraient peu s'ils n'étaient au service de la plus vaste des cultures, qui combine le sens aigu de l'insondable à l'intelligence savante des objets, des gestes, des images et des mots, avec leur poids de temps. Croisades, pèlerinages, langages et images de religions: Du Sacré livre la quête, pour ne pas dire le message, d'un des rares historiens français qui, pour avoir préféré le savoir et la méditation au faire-savoir, n'est trop longtemps resté que pour quelques-uns, veilleur et éveilleur, l'explorateur pionnier des psychologies collectives et le sourcier de nos profondeurs mentales d'hommes d'Occident.
Résumé : La voici enfin, cette thèse devenue légendaire depuis sa soutenance en Sorbonne, en 1956, et que son auteur s'était ingénié pendant trente ans à dérober à la publication. Encouragé par le succès de ce prélude à la symphonie qu'était Du sacré. Croisades et pèlerinages. Images et langages (1987), pressé par la maladie, Alphonse Dupront s'y était décidé sur le tard, à quatre-vingt-deux ans, pour ne plus quitter la mise au point de son manuscrit qu'à sa mort, en 1990. Cette installation dans la durée, jusqu'au message d'outre-tombe, ne fait que servir l'entreprise dans son génie d'initiation et son esprit d'intemporalité. Car Le Mythe de croisade n'est pas le récit, si riche soit-il, des péripéties d'un souvenir, la croisade après les croisades, mais l'histoire, au sens le plus charnel du mot, d'une survie de la croisade. Aspiration sacrale, idée-force toujours vivante en nous, dans la conscience collective de l'Occident, aventure spirituelle qui a nourri et qui nourrit encore une des sources majeures de la formation de l'Europe.Cette plongée au coeur du sacré historique, Alphonse Dupront l'a menée selon la méthode qu'il définit lui-même des "convergences" : d'une part, une enquête au long cours sur les trois siècles des croisades réelles (XIe-XIIIe siècles) et sur les quatre qui les ont suivis de croisades racontées, rêvées, espérées, transfigurées (XIVe-XVIIe siècles) ; d'autre part, une traversée des épaisseurs du mythe, sa sociologie, sa physique et sa métaphysique, depuis sa naissance jusqu'aux temps présents et futurs.
Dupront Alphonse ; Julia Dominique ; Boutry Philip
En 1964, Alphonse Dupront sollicite l'aide des évêchés de France pour une enquête sur les pèlerinages contemporains. Conscient que ces dévotions sont peut-être sur le point de disparaître après avoir rythmé la vie de milliers de fidèles des siècles durant, il sait que leur dénombrement et leur étude sont urgents. Pendant plusieurs années, il suit au plus profond des campagnes françaises les traces des derniers pèlerinages diocésains encore en activité. A côté des grands noms du culte marial comme Lourdes, qui déplace des foules sur des milliers de kilomètres, c'est un monde insoupçonné de rassemblements aux pratiques plus obscures et parfois très anciennes qui se dévoile à lui. Dans Du sacré. Croisades et pèlerinages. Images et langages (1987), où il déploie les lignes maîtresses de son anthropologie religieuse, Alphonse Dupront n'évoque que fugitivement cette enquête, alors qu'elle en constitue le socle. Ce recueil de textes, accompagnés d'archives issues de la riche documentation produite par l'auteur sur le sujet, permet enfin aux lecteurs d'en mesurer les soubassements. Textes édités et présentéspar Dominique Julia, en collaborationavec Philippe Boutry et Pierre Antoine Fabre
Tout en montrant la nouveauté radicale du bolchevisme, et les techniques de Staline pour faire régner sa tyrannie, ce livre fait ressortir les continuités de l'histoire russe et ses constantes (idéologie, pratiques du pouvoir, place et influence de l'empire, conceptions et méthodes de politique étrangère, utilisation de la propagande). L'ouverture des archives de l'URSS et leur abondance a enrichi la connaissance de ce monde autrefois fermé et rend indispensables certaines clés de compréhension : elles faciliteront aussi l'abord de la Russie post-communiste et son passé difficile à surmonter.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.