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Des pèlerinages. Une enquête dans la France d’après Vatican II
Dupront Alphonse ; Julia Dominique ; Boutry Philip
EHESS
14,00 €
Épuisé
EAN :9782713233760
En 1964, Alphonse Dupront sollicite l'aide des évêchés de France pour une enquête sur les pèlerinages contemporains. Conscient que ces dévotions sont peut-être sur le point de disparaître après avoir rythmé la vie de milliers de fidèles des siècles durant, il sait que leur dénombrement et leur étude sont urgents. Pendant plusieurs années, il suit au plus profond des campagnes françaises les traces des derniers pèlerinages diocésains encore en activité. A côté des grands noms du culte marial comme Lourdes, qui déplace des foules sur des milliers de kilomètres, c'est un monde insoupçonné de rassemblements aux pratiques plus obscures et parfois très anciennes qui se dévoile à lui. Dans Du sacré. Croisades et pèlerinages. Images et langages (1987), où il déploie les lignes maîtresses de son anthropologie religieuse, Alphonse Dupront n'évoque que fugitivement cette enquête, alors qu'elle en constitue le socle. Ce recueil de textes, accompagnés d'archives issues de la riche documentation produite par l'auteur sur le sujet, permet enfin aux lecteurs d'en mesurer les soubassements. Textes édités et présentéspar Dominique Julia, en collaborationavec Philippe Boutry et Pierre Antoine Fabre
Résumé : La voici enfin, cette thèse devenue légendaire depuis sa soutenance en Sorbonne, en 1956, et que son auteur s'était ingénié pendant trente ans à dérober à la publication. Encouragé par le succès de ce prélude à la symphonie qu'était Du sacré. Croisades et pèlerinages. Images et langages (1987), pressé par la maladie, Alphonse Dupront s'y était décidé sur le tard, à quatre-vingt-deux ans, pour ne plus quitter la mise au point de son manuscrit qu'à sa mort, en 1990. Cette installation dans la durée, jusqu'au message d'outre-tombe, ne fait que servir l'entreprise dans son génie d'initiation et son esprit d'intemporalité. Car Le Mythe de croisade n'est pas le récit, si riche soit-il, des péripéties d'un souvenir, la croisade après les croisades, mais l'histoire, au sens le plus charnel du mot, d'une survie de la croisade. Aspiration sacrale, idée-force toujours vivante en nous, dans la conscience collective de l'Occident, aventure spirituelle qui a nourri et qui nourrit encore une des sources majeures de la formation de l'Europe.Cette plongée au coeur du sacré historique, Alphonse Dupront l'a menée selon la méthode qu'il définit lui-même des "convergences" : d'une part, une enquête au long cours sur les trois siècles des croisades réelles (XIe-XIIIe siècles) et sur les quatre qui les ont suivis de croisades racontées, rêvées, espérées, transfigurées (XIVe-XVIIe siècles) ; d'autre part, une traversée des épaisseurs du mythe, sa sociologie, sa physique et sa métaphysique, depuis sa naissance jusqu'aux temps présents et futurs.
Salué comme novateur lors de sa parution dans les années cinquante, cet ouvrage issu d'un manuscrit laissé inachevé par Paul Alphandéry (1875-1932), repris et augmenté par son disciple Alphonse Dupront (1905-1990), a considérablement renouvelé l'historiographie de la Croisade. Comme l'écrit Michel Balard, professeur d'histoire médiévale à l'université de Paris 1er, dans une postface qui enrichit cette édition en un seul volume, les deux auteurs ont su mettre "au premier plan la masse du peuple chrétien dans sa sensibilité et ses comportements quotidiens en un moment où l'histoire des mentalités en était encore à ses premiers balbutiements".
La voici enfin, cette thèse devenue légendaire depuis sa soutenance en Sorbonne, en 1956, et que son auteur s'était ingénié pendant trente ans à dérober à la publication. Encouragé par le succès de ce prélude à la symphonie qu'était Du sacré. Croisades et pèlerinages. Images et langages (1987), pressé par la maladie, Alphonse Dupront s'y était décidé sur le tard, à quatre-vingt-deux ans, pour ne plus quitter la mise au point de son manuscrit qu'à sa mort, en 1990. Cette installation dans la durée, jusqu'au message d'outre-tombe, ne fait que servir l'entreprise dans son génie d'initiation et son esprit d'intemporalité. Car Le Mythe de croisade n'est pas le récit, si riche soit-il, des péripéties d'un souvenir - la croisade après les croisades -, mais l'histoire, au sens le plus charnel du mot, d'une survie de la croisade. Aspiration sacrale, idée-force toujours vivante en nous, dans la conscience collective de l'Occident, aventure spirituelle qui a nourri et qui nourrit encore une des sources majeures de la formation de l'Europe. Cette plongée au coeur du sacré historique, Alphonse Dupront l'a menée selon la méthode qu'il définit lui-même des "convergences" : d'une part, une enquête au long cours sur les trois siècles des croisades réelles (XI ? -XIII ? siècles) et sur les quatre qui les ont suivis de croisades racontées, rêvées, espérées, transfigurées (XIV ? -XVII ? siècles) ; d'autre part, une traversée des épaisseurs du mythe - sa sociologie, sa physique et sa métaphysique -, depuis sa naissance jusqu'aux temps présents et futurs.
Résumé : La voici enfin, cette thèse devenue légendaire depuis sa soutenance en Sorbonne, en 1956, et que son auteur s'était ingénié pendant trente ans à dérober à la publication. Encouragé par le succès de ce prélude à la symphonie qu'était Du sacré. Croisades et pèlerinages. Images et langages (1987), pressé par la maladie, Alphonse Dupront s'y était décidé sur le tard, à quatre-vingt-deux ans, pour ne plus quitter la mise au point de son manuscrit qu'à sa mort, en 1990. Cette installation dans la durée, jusqu'au message d'outre-tombe, ne fait que servir l'entreprise dans son génie d'initiation et son esprit d'intemporalité. Car Le Mythe de croisade n'est pas le récit, si riche soit-il, des péripéties d'un souvenir, la croisade après les croisades, mais l'histoire, au sens le plus charnel du mot, d'une survie de la croisade. Aspiration sacrale, idée-force toujours vivante en nous, dans la conscience collective de l'Occident, aventure spirituelle qui a nourri et qui nourrit encore une des sources majeures de la formation de l'Europe.Cette plongée au cour du sacré historique, Alphonse Dupront l'a menée selon la méthode qu'il définit lui-même des "convergences" : d'une part, une enquête au long cours sur les trois siècles des croisades réelles (XIe-XIIIe siècles) et sur les quatre qui les ont suivis de croisades racontées, rêvées, espérées, transfigurées (XIVe-XVIIe siècles) ; d'autre part, une traversée des épaisseurs du mythe, sa sociologie, sa physique et sa métaphysique, depuis sa naissance jusqu'aux temps présents et futurs.
Remaud Olivier ; Schaub Jean-Frédéric ; Thireau Is
Que signifie l'acte de comparer pour les sciences sociales ? Dans ce volume, la démarche comparative est vue comme un éloge de la pluralité: aucune science sociale ne peut se borner à l'étude d'un seul cas. Dès lors, chaque nouveau savoir, chaque nouvel échange entre disciplines se trouvent confrontés aux fausses évidences de leur irréflexion. On tend à décréter le comparable, à stipuler l'incomparable. Comparer en sciences sociales, c'est répondre aux défis du découpage et de l'asymétrie des objets. C'est également forger les outils d'une méthode qui s'ajuste à des écarts. Cet ouvrage reflète les approches très différenciées dans lesquelles s'inscrit la comparaison. Pour les uns, celle-ci est une ressource de l'analyse; pour les autres, elle constitue la matière d'un programme de recherche. Pour tous, l'acte de comparer pose le cadre théorique de leur réflexivité scientifique. Il définit aussi l'horizon d'un langage commun. Il désigne enfin l'objet observé: des sociétés composées d'acteurs qui ne cessent de qualifier leur situation par comparaison.
L'Homme poursuit l'enquête engagée dans le précédent numéro : quelle est donc cette curieuse chimère à deux têtes qui orne sa couverture depuis sa fondation ? Selon Claude Lévi-Strauss, qui l'a choisie, il s'agirait d'un "dieu Tortue" de la culture pré-colombienne Coclé, en Amérique centrale. Que sait-on de cette culture et de ses productions graphiques ? A quel genre de dieu, et à quel genre de tortue, correspond ce personnage ? Et que dire de la bicéphalité joyeuse et hypnotique qui le caractérise ? Richard G. Cooke et Carlo Severi apportent quelques éclaircissements sur ces questions. Trois "Etudes & Essais" forment le coeur de ce numéro, illustrant une nouvelle fois l'ouverture épistémologique de notre revue. Camille Chamois explore à quelles conditions ethnographiques, philosophiques et psychologiques une théorie perspectiviste peut envisager la multiplicité de points de vue d'êtres différents, humains ou non humains. Abigaël Pesses nous conduit ensuite chez les Karen de Thaïlande et nous présente un curieux motif dessiné sur l'envers d'un plateau de riz, dans lequel toute une cosmologie se voit sobrement condensée afin de guider les morts sur le chemin de l'au-delà. Sophie Blanchy et Haddad Salim Djabir, pour leur part, restituent les échanges cérémoniels qui rythment et organisent les relations entre groupes de descendance sur l'île de Mohéli dans l'archipel des Comores, de même que le processus historique de la préservation de ces usages sous l'influence de riches marchands étrangers. Laurent Berger, enfin, clôt ce numéro par un nouveau commentaire critique du livre de Charles Stépanoff, Voyager dans l'invisible. Techniques chamaniques de l'imagination (La Découverte, 2019), en réexaminant la corréla¬tion entre naissance de la hiérarchie et mode de médiation reli¬gieuse. Il est ainsi question de cosmologies, dans ce numéro, et de la matière cérémonielle et picturale par laquelle une population figure - et donc rend disponible - le monde relationnel qu'elle habite et qu'elle produit.