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Wittgenstein et Lacan. D'une thérapie l'autre
Duportail Guy-Félix
HERMANN
28,05 €
Épuisé
EAN :9782705694906
Lorsque Wittgenstein meurt à Cambridge en 1951, Lacan tient à son domicile parisien un séminaire consacré à l'homme aux loups, l'une des plus célèbres psychanalyses de Freud. L'un a créé une nouvelle manière de penser grâce à ses analyses et descriptions de nos manières de nous débrouiller ou de nous embrouiller avec les mots ; l'autre vient d'entamer un retour à Freud placé sous le signe du langage. Leur rencontre n'aura pas lieu, mais plusieurs années après le décès de Wittgenstein, Lacan s'y référera dans son Séminaire à plusieurs reprises (1966, 1969, 1972). Ces interventions du philosophe dans l'itinéraire de pensée du psychanalyste sont décisives et permettent de faire signe vers une hypothèse : si l'inconscient est structuré comme un langage, alors il doit avoir une grammaire. Selon cette conjecture, le champ commun entre Wittgenstein et Lacan n'est plus délimité par la seule proposition négative de l'absence de métalangage (1969), mais il épouse la forme véritablement positive du concept de grammaire.
Résumé : Le réalisme ou, comme on dit encore, le nouveau réalisme, apparaît aujourd'hui comme l'orientation philosophique dominante dans les discussions et ouvrages de recherche. D'Hilary Putnam à Maurizio Ferraris, en passant par Jocelyn Benoist ou Quentin Meillassoux, le courant réaliste, même s'il recouvre à l'évidence des options et des analyses très diverses, apporte des questions neuves. Après le moment sceptique de la pensée post-moderne, un puissant désir de réalité se fait entendre dans les milieux philosophiques à l'échelle internationale. Il s'inscrit lui-même dans le prolongement de la critique philosophique de la notion de "représentation", telle qu'elle s'est développée aux XIXe et XXe siècles, de Hegel à Foucault. A cet égard, la distinction psychanalytique élémentaire du réel et de la réalité a, de toute évidence, un rôle critique à jouer dans un débat qui ne fait que commencer. Car, au fond, s'agit-il vraiment du réel, ou bien d'un fantasme dans ce qui est visé aujourd'hui sous le nom de réalité ?
Mon corps est-il un objet parmi d'autres dans l'espace ou bien crée-t-il l'étendue qu'il perçoit jusqu'à l'écho des étoiles ? À quelle spatialité suis-je assujetti pour être relié de l'intérieur au monde et aux autres corps qui m'entourent ? Les dimensions de l'espace sont-elles des coordonnées de la matière morte ou sont-elles des variations modales de mon esprit ? C'est à la découverte de la spatialité du corps vivant que nous invite Guy-Félix Duportail dans son Analytique de la chair. il nous apprend, entre autres, que la phénoménologie et la psychanalyse se rencontrent en ces lieux de la chair suivant des principes topologiques communs. Guy-Félix Duportail dessine le schéma intérieur de la subjectivité comme se donnant à l'extérieur, dans le monde. La subjectivité incarnée se retourne comme un gant et se retrouve ainsi exposée au-dehors, dans son sinthome, comme disait Lacan, dans son implexe, comme disait Merleau-Ponty. Dans tous les cas, elle se réalise dans une création réparatrice de son mal-être. L'immanence est donc dans la transcendance, et l'espace-temps se réfléchit dans la chair, dans les tourbillons de sa jouissance. La présente Analytique de la chair révèle qu'un corps sans organes (Deleuze et Guattari) est certes moins qu'un noeud, mais demeure plus qu'un emmêlement, et qu'une chair sublime mais sans corps (Levinas, Henry) ne fait du visage qu'un masque, et de la Vie glorieuse du Moi qu'un éloge de la pulsion de mort.
Un an après L'Amour sous algorithme, qui lui a valu le titre de "la Française qui a défié Tinder" , Judith Duportail se sent trahie par sa propre science. Ses analyses et conclusions ne l'empêchent pas, elle aussi, de souffrir des "incivilités affectives" de notre époque (du ghosting, à l'orbiting, et autres cruautés désinvoltes 2. 0), et de traverser un burn-out émotionnel à force de luttes et d'errance dans le monde post-Tinder. Elle s'impose alors une "pause" affective pour reprendre son observation des relations amoureuses contemporaines et nous entraîne dans une (en)quête des liens et relations humaines à l'heure de la fin programmée de l'amour. Au-delà même de la problématique des applications de rencontre ou des réseaux sociaux, comment concevoir aujourd'hui le couple quand on appelle à le déconstruire ? Comment, concrètement, faire respecter ou tout simplement penser son consentement ? Ou même construire des relations égalitaires dans l'intimité quand notre société ne l'est pas encore ? Dans un récit intime où le particulier touche à l'universel, Judith Duportail se met à nu et s'observe avec franchise, exi-gence et émotions. Croisant analyses sociologiques, anecdotes et confidences, elle s'empare d'un phénomène affectif contemporain encore trop peu exploré et pose des mots sur les maux amoureux de toute une génération.
Résumé : Quelle est la contribution de la psychanalyse à la question du sens de l'existence ? Se résume-t-elle au complexe d'OEdipe ? Le freudisme a-t-il sacrifié le désir d'être au profit de quelques désirs premiers, comme le pensait Sartre ? A partir du dernier Lacan, Guy-Félix Duportail montre que notre existence ne s'anime pas selon la visée d'un sens ou d'un projet, mais en fonction d'un trou. Un trou tourbillonnaire qui finit par former un noeud. Notre rapport au monde est topologique, donc tordu. Ce nouage ne devient cependant notre schéma de vie personnel qu'à la faveur d'une " épreuve " à chaque fois singulière, au cours de laquelle nous devons dénouer et renouer le noeud toujours quelque peu raté au principe de notre être. Le désir d'être se manifeste alors à travers la répétition de cet acte de naissance topologique. Le sujet de l'inconscient devient l'être-pour-le-nom, dans une sorte de baptême topologique en deux temps. Il ne nous suffit donc pas d'avoir été conçu pour exister, il nous faut encore accomplir un choix en faveur de notre existence.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.