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Montaigne et les Amérindiens
Dupeyron Jean-François
BORD DE L EAU
18,00 €
Épuisé
EAN :9782356872562
Montaigne a été beaucoup lu ; il a été plus encore commenté, et bien plus encore cité de façon morcelée. Le travail qui est présenté dans cet ouvrage n'a pas pour vocation d'ajouter quoi que ce soit d'important à ce légitime fourmillement de commentaires. Il se propose modestement d'examiner un point précis de l'oeuvre montanienne - ses propos sur les Indiens et sur les "Cannibales" du Brésil - et d'enquêter sur les "raisons" qui ont incité Montaigne à écrire ce qu'il a écrit à leur sujet. Le verbe "enquêter" est ici important : il suppose que la liberté des commentaires soit momentanément supplantée par l'effort de rigueur dans l'établissement des données. Cet effort porte sur plusieurs motifs de recherche : les sources et leur fiabilité des témoignages, la situation de Montaigne, son processus d'écriture etc. Le travail que cet ouvrage possède ne s'intéresse donc pas pour l'essentiel au sens du texte montanien, mais plutôt à l'histoire singulière de la production de ce sens, de ce sens et pas d'un autre, donc. Une "rumeur savante" perdure d'ailleurs autour de la validité de l'idée, chère à Lévi - Strauss, d'un "Montaigne précurseur des anthropologues" et fin connaisseur de la réalité sociale des Indiens Tupinambas dont il parle dans les Essais. Pour examiner cette idée, alors que d'ordinaire nous nous intéressons au Brésil de Montaigne, c'est-à-dire au sens de ses propos sur le Nouveau Monde et sur ses "Cannibales", c'est plutôt sur les traces du "Montaigne du Brésil" que cette enquête lance son investigation, sur la piste de ce que ses propos révèlent de sa façon d'écrire et de penser. C'est donc à une reconstitution de l'acte d'écriture philosophique que cette enquête se consacre, Alors que bon nombre de commentaires voient dans le chapitre XXXI du livre premier des Essais (" Des cannibales ") un texte fondateur pour l'image européenne du "bon sauvage", l'enquête sur son processus de production exhibe un processus d'écriture plus complexe, dans lequel des souvenirs de lecture et des rumeurs ont tenu lieu de "connaissance" et d'informations" des Indiens. En fait Montaigne ne savait rien des "cannibales" et n'a pas grand-chose d'un "précurseur" des méthodes en anthropologie. Ce constat, bien loin d'invalider les lignes qu'il leur consacra, fait d'autant mieux ressortir son positionnement philosophique humaniste et le fait que les Essais ont su dire quelque chose d'essentiel : le barbare n'est pas celui que l'on croit... Philosophes, anthropologues, historiens, amoureux des lettres, trouveront dans cette étude matière à découvrir ou à redécouvrir un Montaigne plus complexe qu'on ne le dit d'ordinaire.
Cet essai de philosophie, d'anthropologie et d'histoire de l'éducation vise à outrepasser le duo classique entre public et privé pour proposer modestement des pistes en vue d'une école des communs, entendue comme une troisième voie permettant de reconstruire ou de réinventer la forme scolaire.
Cet ouvrage renvoie tout d'abord les "légendes" de la Commune à leurs insuffisances et à leur rapport biaisé aux faits. Puis il examine, sans préférence affirmée, la pensée des actrices et des acteurs, en s'efforçant d'en restituer aussi fidèlement que possible la pluralité. Trois principales conceptions de la Commune se combinèrent souvent au sein du mouvement pour définir celle-ci : soit comme un simple conseil républicain garant des franchises municipales de Paris, soit comme un gouvernement révolutionnaire central de la France, soit comme le complément politique des organisations de travailleurs dans la restructuration socialiste de la société. Pour ne pas réduire la Commune à un appendice meurtrier du passage de l'Empire à la République d'ordre, il faut réhabiliter la révolution théorique inachevée et la quête d'une alternative à la République bourgeoise qui mirent une population en mouvement autour de ces trois axes politiques. Dans cet esprit, la modeste mais ferme ambition de cet ouvrage est de contribuer à l'exploration de la philosophie politique et des pratiques politiques qui circulèrent dans le Paris libre du printemps 1871 et qui, aujourd'hui encore, portent des enseignements pour les révolutions contemporaines du Commun.
Résumé : L'idéal français d'un modèle républicain et démocratique de l'école est depuis plusieurs décennies mis en question. Entre une morale républicaine qui semble ne plus se transmettre, un cadre laïque parfois contesté et un système éducatif encore fortement inégalitaire et en proie au doute, l'heure est aux plus vives interrogations quant à la finalité de l'école. Peut-on encore adresser à l'école la mission de "transmettre des valeurs" ? Qu'en est-il des normes supposées partagées comme principes d'organisation du monde social et comme bases d'une déontologie enseignante ? L'arrivée d'une nouvelle épreuve dans le cadre des concours de la Fonction publique menant aux métiers de l'Education nationale, intitulée "Agir en fonctionnaire de l'Etat et de façon éthique et responsable", a provoqué depuis 2010 une cristallisation supplémentaire. La volonté de recadrer les acteurs à travers un succédané de principes semble bien témoigner d'un sursaut caricatural de conscience, dans un contexte de désinvestissement de l'institution et de responsabilité individuelle sans cesse accentuée. Cet ouvrage interroge les formes que peut prendre la réflexion éthique et déontologique au sein du monde éducatif. Il s'agit de se demander quel sens il peut y avoir à parler de norme morale à l'école aujourd'hui, plus particulièrement de morale laïque. Plus avant, les auteurs donnent différents points de vue, souvent critiques, sur la tentative ministérielle de définition du "bon fonctionnaire" de l'Education nationale.
Comment Penser la Commune, penser la réflexion et l'action des actrices et des acteurs la Commune ? Que peut apporter en ce cas, le dialogue de la philosophie avec d'autres disciplines, notamment l'histoire, la science politique et les sciences de l'éducation ? L'ouvrage présente ainsi plusieurs idées-forces de la pensée populaire en actes qui s'exprima lors de la Commune. Leur étude permet de revisiter le républicanisme au prisme d'une philosophie plébéienne qui, aujourd'hui encore, a conservé son potentiel corrosif pour l'ordre social. Cet ouvrage est coordonné par deux philosophes de l'Université de Bordeaux, membres de l'équipe de recherche SPH : Jean-François Dupeyron et Christophe Miqueu. Il rassemble des chercheurs d'universités de différentes parties du monde (France, Canada, Etats-Unis, Suisse, Argentine, Vietnam, Brésil) et réunit les actes du colloque international Penser la Commune, tenu à Paris en 2021, à l'occasion du 150e anniversaire de la Commune de Paris.
Cet ouvrage propose : 1°) Un état de la recherche en matière de complotisme (surtout du point de vue psychologique - domaine dans lequel de nombreuses recherches ont été menées ces dernières années et dont il n'existe pas de synthèse grand public) ? 2°) Liens entre complotisme , antisémitisme et islamophobie (C'est toujours le Mossad qui est derrière; Eurabia) ? 3°) Repenser le complotisme à l'ère des medias sociaux (les classiques du sujet datent d'avant Facebook) ? 4°) Pourquoi la lutte contre le complotisme est-elle condamnée à l'échec.
Passer de l'immobilité à la plus rapide possible des mobilités : cette obsession humaine est immémoriale. De tous temps les humains ont cherché à se mouvoir le plus vite possible, à quitter le statut d'êtres immobiles, posés là quelque part à la surface du monde, pour conquérir celui d'êtres mouvants, en déplacement — un déplacement autant que faire se peut exceptionnel par sa vitesse. par la distance parcourue en un éclair, par la capacité à faire valoir l'espace contre le temps et le temps contre l'espace. Le dragster, dans cette entreprise anthropologique, est le vecteur par excellence approprié. Qu'il compte deux, trois ou quatre roues, cet engin mécanique né avec le XXe siècle est conçu pour l'accélération et pour elle seule. Le dragster, ce sont des prises de vitesse insensées, un parcours sur piste, en ligne droite, réduit au minimum (quelques centaines de mètres tout au plus) et, pour son pilote, des sensations à la fois brutales et complexes. Brutales, car le corps du dragstériste, lors du "run", peut encaisser en quelques secondes 7 G — sept fois la charge de son propre poids — ou plus encore. Complexes, car la compétition dragstérienne vise cet objectif aussi héroïque qu'absurde, annuler le temps écoulé en ne gardant que l'espace conquis.
Pourquoi et comment les jeunes reviennent-ils vivre au domicile de leurs parents ? En quoi ce retour est-il ou non la marque d'un échec sur la voie de l'indépendance ? Auparavant, lorsque les jeunes quittaient le domicile parental pour voler de leurs propres ailes, il s'agissait d'un départ définitif qui marquait l'entrée dans l'âge adulte. Tel était du moins le modèle français. En quoi le retour est-il significatif d'un changement dans ce modèle ? Comment décrire, comprendre et analyser ce changement dans le parcours des jeunes ? En quoi le retour remet-il en question la capacité d'autonomie des individus concernés ? L'auteure apporte un éclairage nouveau sur ce phénomène pour trois raisons essentielles : Premièrement, elle situe le phénomène français dans le contexte international. Deuxièmement, elle met en lumière des parcours sous-tendus par des logiques, non seulement économiques, mais aussi affectives, en décrivant les processus vécus au moment des retours du point de vue des jeunes et de leurs parents. Ressentent-ils les uns et les autres un sentiment d'échec ? Comment les jeunes s'autonomisent-ils ? Comment se passe la cohabitation intergénérationnelle ? Enfin, le livre s'interroge sur la considération que les politiques publiques devraient accorder à ce phénomène qui met en lumière les inégalités sociales au sein de la jeunesse.
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.
Vincent Michelot est professeur d'histoire politique des Etats-Unis à Sciences-Po Lyon. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, agrégé d'anglais, il est l'auteur d'une thèse de doctorat sur les nominations à la Cour suprême des Etats-Unis et de deux essais sur la présidence américaine, L'Empereur de la Maison blanche (Armand Colin, 2004) et Le président des Etats-Unis: un pouvoir impérial? (Découvertes Gallimard, 2008). Spécialiste des questions électorales, institutionnelles et constitutionnelles, fréquent commentateur de la vie politique américaine, il a récemment co-dirigé Le Bilan d'Obama (Presses de Sciences-Po, 2012), un recueil d'essais sur le 44e président des Etats-Unis.
Résumé : L'épopée du Far West demeure, dans l'imaginaire collectif, une aventure d'hommes : la figure la plus emblématique de la conquête de l'Ouest est avant tout celle du cow-boy et du hors-la-loi, évoluant dans un monde de violence et de sauvagerie où se multiplient les conflits entre pionniers et Indiens. Pourtant, pareille aventure n'aurait été possible sans l'action des femmes : mères au foyer, prostituées, suffragettes ou encore fermières ont contribué à la construction d'un pays immense. Souvent arrivées à la suite de leur père et de leur mari, parfois veuves ou orphelines, elles ont pour certaines trouvé le chemin de la gloire, réussi à faire valoir leurs idéaux et à s'imposer face au pouvoir masculin. Pour d'autres, les chemins empruntés les ont menées à la disgrâce et à l'oubli. Qu'elles soient aussi célèbres que Calamity Jane et Pearl Hart ou totalement inconnues, venues en quête de liberté ou sous la contrainte, toutes ces héroïnes ont oeuvré avec courage à la création d'un monde nouveau. A travers les écrits de nombreuses pionnières, Gregory Monro met en lumière, dans un récit polyphonique résolument féministe, le vécu de ces femmes de l'ombre qui, par leurs destinées hors du commun, ont laissé une trace dans l'histoire.
4e de couverture : Oublions les westerns. Durant trois siècles, l'Amérique du Nord a été sillonnée, à l'échelle continentale, par des aventuriers de langue française. Coureurs de bois, trappeurs, interprètes, ces hommes, en quête de fourrures, se sont constamment mêlés aux Amérindiens. En partant sur la piste de dix voyageurs, natifs de la France ou du Canada, Gilles Havard fait surgir des scènes saisissantes : adoption d'un jeune Français par des Iroquois du XVIIe siècle, pirogues chargées de peaux de castor ou de bison descendant la rivière Missouri, fêtes du nouvel an empruntant aux cérémonies indiennes, retrouvailles lors des grandes haltes de caravanes... À travers ces destins hors du commun se dessine une autre histoire de la colonisation européenne, occultée par le récit américain de la conquête de l'Ouest : une histoire d'échanges, de métissages, mais aussi de violences, dont les têtes d'affiche sont des Français et des Amérindiens. Cet ouvrage explore une Amérique oubliée, fantôme - effacée des mémoires, absente des livres d'histoire. S'appuyant sur des récits de voyage, les archives des deux continents et les témoignages de descendants, enrichi de cartes et d'images inédites, il donne vie à un monde jusqu'ici invisible.Notes Biographiques : Gilles Havard est historien, directeur de recherche au CNRS. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont Histoire des coureurs de bois (Les Indes Savantes, 2016), Grand Prix des Rendez-vous de l'histoire de Blois 2016, et Histoire de l'Amérique française (Flammarion, 2003), Grand prix de la SGDL.
Résumé : Qui sont les Américains, hier et aujourd'hui ? Comment les Etats-Unis sont-ils devenus la première puissance mondiale ? Quel avenir pour l'American way of life, ce mode de vie régi par l'opulence à la fois fascinant et repoussant ? Dans un ouvrage riche et clair, les auteurs observent en historiens les dynamiques qui sous-tendent la constitution et le développement de la civilisation américaine, depuis l'indépendance des Etats-Unis jusqu'à nos jours. A la lumière des événements et processus en cours ces dernières années (élection de Donald Trump, ubérisation, Chinamérique...), ils analysent la trajectoire originale d'un pays aux allures de continent, en passant en revue les différentes facettes de son système politique, économique, social et culturel. Si le modèle de référence américain fondé sur l'idéal du self made man et sur l'accès à la consommation s'est imposé en Occident, la globalisation et ses enjeux, notamment environnementaux, battent à nouveau les cartes du jeu géopolitique et obligent les Etats-Unis à repenser leur place sur l'échiquier international.