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Le carrefour afghan
Dupaigne Bernard ; Rossignol Gilles
FOLIO
10,50 €
Épuisé
EAN :9782070425952
Il fut un temps où, de la Chine et de l'Inde à la Grèce, à l'Egypte et à Rome, les relations étaient constantes: échanges de marchandises, contacts d'idées, de philosophies et de religions. Les régions formant l'actuel Afghanistan se situaient au confluent de ces courants d'échanges. L'Afghanistan, carrefour de civilisations, labouré par les rencontres et les invasions successives, a vu naître sur son sol une diversité incroyable d'oeuvres d'art aujourd'hui dispersées de par le vaste monde. C'est cette tradition millénaire que les tâlebân prétendirent abolir en mars 2001.Il fut un temps, celui des impérialismes à la fin du XIXe siècle, où l'Afghanistan naquit des rivalités entre la Perse, les Britanniques et les Russes. Ses frontières sont artificielles: arbitrairement délimitées, elles ne correspondent à aucune réalité géographique ni ethnique. On ne saurait parler d'une "nation" afghane, pourtant un Etat s'est construit et ses populations dans l'ensemble de leur diversité manifestent l'envie de vivre ensemble. Fragile, mais réel, le consensus afghan a été brisé par le coup d'Etat communiste d'avril 1978.Aujourd'hui, après un quart de siècle de tragédies, l'Afghanistan existe-t-il encore? Quatrième de couverture Il fut un temps où, de la Chine et de l'Inde à la Grèce, à l'Égypte et à Rome, les relations étaient constantes: échanges de marchandises, contacts d'idées, de philosophies et de religions. Les régions formant l'actuel Afghanistan se situaient au confluent de ces courants d'échanges. L'Afghanistan, carrefour de civilisations, labouré par les rencontres et les invasions successives, a vu naître sur son sol une diversité incroyable d'oeuvres d'art aujourd'hui dispersées de par le vaste monde. C'est cette tradition millénaire que les tâlebân prétendirent abolir en mars 2001. Il fut un temps, celui des impérialismes à la fin du XIXe siècle, où l'Afghanistan naquit des rivalités entre la Perse, les Britanniques et les Russes. Ses frontières sont artificielles: arbitrairement délimitées, elles ne correspondent à aucune réalité géographique ni ethnique. On ne saurait parler d'une « nation » afghane; pourtant un État s'est construit et ses populations dans l'ensemble de leur diversité manifestent l'envie de vivre ensemble. Fragile, mais réel, le consensus afghan a été brisé par le coup d'État communiste d'avril 1978. Aujourd'hui, après un quart de siècle de tragédies, l'Afghanistan existe-t-il encore?
Résumé : Décembre 1979 : les troupes soviétiques entrent en Afghanistan, d'où elles ne se retireront qu'en 1989, au terme d'une décennie de guérilla. Septembre 1996 : les talibans prennent Kaboul et instaurent un régime islamique. Octobre 2001 : intervention américaine et internationale à la suite des attentats de septembre. Un état de guerre de plus de trente ans, avec son lot de destructions et de séquelles humaines et sociales. Ethnologue au musée de l'Homme, Bernard Dupaigne arpente l'Afghanistan depuis plus de cinquante ans. Il a connu le pays avant l'occupation soviétique, pendant et après. Il a vu les talibans de près. Il a suivi la guerre des Américains et celle des Français. Et il a tenu des carnets de voyage. Il y raconte, au jour le jour, ses rencontres et les aventures, souvent cocasses, parfois dramatiques, qui lui sont arrivées. Au-delà des anecdotes qui permettent de saisir sur le vif les réalités afghanes, ce témoignage exceptionnel apporte une terrible leçon. Des milliards de dollars déversés sur l'Afghanistan depuis des décennies, des immenses efforts consentis, il ne reste rien : ni industries ni ressources. L'agriculture n'a pas progressé. L'insécurité est partout, la corruption omniprésente, comme le commerce de l'opium. Les jeunes n'ont pas d'avenir et ne rêvent que de s'exiler. Cette relation des multiples visages d'un désastre est aussi la chronique d'un échec de la "communauté internationale" que ses responsables de toute nature gagneraient à méditer.
Résumé : DEPUIS un quart de siècle, l'Afghanistan a été au c?ur des bouleversements de l'équilibre du monde. C'est en envahissant son territoire que l'Union soviétique a découvert son déclin. C'est encore là que se sont préparés les attentats du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis, la plus grande puissance de la planète. Aujourd'hui, l'Afghanistan tente de retrouver le chemin de la paix et de l'unité nationale. À quelles conditions peut-il y parvenir ? Pour répondre à cette question, Bernard Dupaigne revient sur les images successives de ce pays, depuis celles qu'en avaient rapportées les premiers voyageurs. À partir des données fondamentales de la société afghane - la place de la femme, les fonctionnements du pouvoir et de la richesse, l'importance de la terre, et enfin la religion -, une relecture de l'histoire récente permet de dégager les enjeux de l'avenir. Un plaidoyer pour un Afghanistan digne, dont l'unité nationale s'appuie sur les particularités régionales.
Aux portes de l'Inde, sur l'une des routes de la soie reliant la Chine à l'Occident, l'Afghanistan a très tôt bénéficié d'influences culturelles et artistiques venues de la Chine et de l'Inde, des nomades de la steppe, des empires perse et hellénistique. Terre de passages et de conquêtes : d'Alexandre le Grand et des Séleucides ; des héritiers de Gengis Khan et de Tamerlan ; d'Ibn Battuta, des pèlerins chinois en route pour l'Inde à la recherche des textes bouddhistes ; de Babour, futur empereur moghol de Dehli. Le pays garde de très nombreux vestiges des civilisations qui l'ont façonné : grecque, kouchân, seldjoukide, timouride, moghole, safavide, dont les rois afghans seront les héritiers à partir de 1747. L'art du Gândhârâ, synthèse des représentations bouddhistes et de l'art grec, en est l'emblème incomparable. Cette recension quasi exhaustive des monuments de l'Afghanistan millénaire se fonde sur les travaux des archéologues internationaux réalisés depuis plus d'un siècle. Une riche iconographie - dessins de visiteurs anciens, estampes, photographies d'archéologues, archives de musées - montre les avatars subis par ces monuments et l'évolution de leur représentation, depuis les premiers relevés architecturaux jusqu'à aujourd'hui. Le livre cite les multiples témoignages laissés, dès le XIXe siècle, par les visiteurs (Elsa Maillart, Croisière Jaune...) et les archéologues occidentaux (Alfred Foucher, Jules Barthoux, Roman Ghirshman). Le splendide patrimoine afghan est fragile : depuis 1979, des dommages importants lui ont été portés par la guerre et l'occupation soviétiques, par les tâlebân, qui ont détruit, en 2000, plusieurs monuments bouddhiques, dont les grands Bouddhas de Bâmyân. Un grand effort a été entrepris par le gouvernement afghan, avec l'aide des Nations unies et des organisations non gouvernementales, pour la préservation et la restauration des monuments menacés.
Cet ouvrage aborde la question du patrimoine matériel, principalement monumental et ethnographique, sans pour autant esquiver les liens indissociables entre patrimoine matériel et immatériel. Un ensemble de contributions concerne plus particulièrement les politiques de conservation et de valorisation du patrimoine en Asie. La nécessité de certaines actions va sans dire : lutte contre le vandalisme fanatique (Palmyre), ou cupide (fouilles archéologiques clandestines), restauration après désastre (N. -D. de Paris). D'autres questions se posent sur la conservation, la propriété, la restitution. Des cas récents sont ici exposés et examinés d'un point de vue à la fois juridique et culturel.
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s'éprend. La passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes. En élucidant le mystère d'un chef-d'oeuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Age s'apprête à épouser la Renaissance. Tracy Chevalier est américaine et vit à Londres depuis 1984 avec son mari et son fils. Son roman La jeune fille à la perle a rencontré un succès international.
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Résumé : Que savons-nous vraiment des samouraïs, ces guerriers si chers à nos imaginaires occidentaux ? L'historien Pierre-François Souyri, fin connaisseur du Japon où il a longtemps vécu, raconte leur longue histoire, enrichie ici de récits anciens qui ont nourri leur geste. La légende de ces terribles guerriers, où un sens aigu de l'honneur le dispute souvent aux plus viles trahisons, n'y est jamais démentie. Pourtant, les samouraïs furent bien plus que de simples combattants aux moeurs exotiques. Ils ont évolué tout au long du millénaire que dura leur histoire et se sont adaptés aux réalités de leur temps. S'ils furent, lors des guerres médiévales, capables de la plus extrême violence, y compris envers eux-mêmes, ils s'imposèrent, dans les siècles qui suivirent, en administrateurs avisés, en hommes lettrés, pénétrés de poésie et de spiritualité, amateurs d'art, de thé ou de théâtre. Car ? et ce n'est pas un paradoxe, mais la belle découverte de cet ouvrage ?, si certains d'entre eux ne voulurent jamais rompre avec un passé révolu, nombre de samouraïs surent se porter aux avant-gardes politiques et intellectuelles, façonnant ainsi le Japon que nous connaissons aujourd'hui?
Résumé : L'Occident n'a pas su voir que du crime de Tiananmen surgissait la Chine d'aujourd'hui. En 1989, après la répression du mouvement démocratique, nombreux sont ceux qui prédisent la chute du régime communiste chinois. " Un pouvoir qui tire sur sa jeunesse n'a pas d'avenir ", déclare le président François Mitterrand. Trente ans plus tard, le régime de Pékin lui donne tort. De la tragédie est né un nouveau modèle : Tiananmen est le terreau - et le secret de famille - de la dictature qui se déploie sous nos yeux. Dans le sillage de juin 1989 triomphe un courant d'idées connu sous le nom de néo-autoritarisme chinois. D'abord conceptualisé à des fins de justification du massacre puis comme étape nécessaire avant la démocratisation, il n'a cessé de monter en puissance jusqu'à la version " dure " qui est celle d'aujourd'hui. " Il existe une solution chinoise ", a déclaré Xi Jinping. Il est temps que les démocraties occidentales comprennent la logique à l'oeuvre dans ce pays depuis trente ans pour éventuellement la contrer.
Yutang Lin ; Jan Michel ; Bourgeois S. ; Bourgeois
Résumé : Qu'est-ce que la Chine ? Changement des mentalités ou troublante continuité ? Les Chinois sont-ils "un peuple qui n'ambitionne pas d'être à la tête du monde" ? Les nouvelles interrogations sur la Chine pourraient bien trouver quelques réponses à la lecture de ce livre qui, depuis sa publication aux Etats-Unis en 1935, demeure sans égal. Vaste fresque de toute une civilisation, La Chine et les Chinois est un livre clé sur l'individu et la société en Chine, car son auteur, Lin Yutang (1895-1976), a su puiser avec intelligence aux racines culturelles les plus profondes de son pays.
Quand on s'intéresse à l'histoire du Japon, on ne peut éviter de rencontrer de prime abord la conscience historique des Japonais. Cet imaginaire est des plus simples, se bornant à affirmer comme traits spécifiques de ce pays la continuité (un temps linéaire, sans vrai début ni fin), l'homogénéité (une sorte de totalité synchronique), et logeant dans cette association aussi bien l'État, la dynastie impériale, la population, le territoire. De fait, l'originalité du Japon tient à ce que les changements s'y inscrivent, comme naturellement, dans un cadre immobile. Quelle est pourtant la dynamique interne de ce pays qui, depuis sa préhistoire et jusqu'à la rénovation de Meiji, a su garder son unité ?