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Un coco de génie
Dumur Louis ; Lefrère Jean-Jacques
TRISTRAM
19,25 €
Épuisé
EAN :9782907681827
Dans un village de la Nièvre des années 1900, un jeune Parisien en villégiature, Frédéric Loiseau, fait la connaissance de Charles Loridaine, le fils du grainetier. Loridaine, qui n?a jamais beaucoup lu, croit avoir des dispositions littéraires, au grand amusement de Frédéric. La surprise de ce dernier est donc totale, lorsqu?un soir il entend le provincial donner lecture d?un poème de son cru, dont la force le stupéfie. Sa perplexité s?accroît quand il découvre que ce poème est en fait de Victor Hugo, ce que Loridaine paraît, de bonne foi, ignorer. Mais la confusion atteindra son comble les jours suivants, à mesure que Frédéric découvrira l?étendue des chefs-d??uvre que le fils du grainetier, dans un état de complète innocence, semble produire comme il respire : un Hamlet, une Madame Bovary, d?autres encore. L?explication du prodige sera à la hauteur d?un roman qui séduit de bout en bout par l?ingéniosité de son récit, la subtilité de ses rebondissements, son style savoureux.
Louis Dumur (1863-1933), né à Genève, s'établit à Paris dans le monde littéraire et créa, avec Alfred Valette, le nouveau Mercure de France, dont il serait tour à tour rédacteur en chef et secrétaire général. L'avènement de la Première Guerre mondiale et son attachement inconditionnel à la cause française transforma son écriture : le partisan du décadentisme découvrit la haine de l'Allemagne militarisée. Il crache un violent venin, où mépris et sarcasme se conjuguent, dans un trio de romans dont Le Boucher de Verdun, après Nach Paris ! et avant Les Défaitistes, suit pas à pas la bataille de Verdun de 1916. Tout se passe dans la région de Verdun, un épisode particulièrement cocasse ayant lieu à Charleville-Mézières où se trouvait le G.Q.G. allemand. Parfaitement documenté, Dumur ne cherche pourtant pas à passer pour un historien : aux horreurs de la guerre, il ajoute une histoire d'amour entre Hering et une actrice patriotique de la Comédie française qui use de ses pouvoirs séducteurs pour espionner et enfin menacer le Kronprinz, le boucher de Verdun. Le "héros", Wilfrid Hering, officier allemand (cas unique dans un roman français de la Grande Guerre), ambitieux mais naïf, ne maîtrise rien en fin de compte, étant plutôt ballotté à la manière de Fabrice del Dongo entre des forces contraires. Les blessures dont il souffre à la fin de Nach Paris ! comme dans Le Boucher de Verdun sont un symbole de son incapacité ; le lexique "artiste" de l'auteur pour décrire l'univers machiste où Hering évolue, dominateur dans la guerre, le casino ou le lupanar, le serait-il aussi ?
Résumé : Août 1914, un jeune homme de bonne famille allemande part la fleur au fusil. Il raconte avec une innocence de plus en plus teintée d'indignation et d'horreur l'approche du front, la bataille, les bombardements, puis l'occupation, les destructions et massacres perpétrés par ses compagnons. Sous la plume d'un Genevois francophile et boute-en-guerre, ce récit publié en 1919 dans les colonnes du Mercure de France est une charge féroce contre le "Boche" et ses crimes, en même temps qu'un témoignage réaliste et terrifiant sur la guerre.
Résumé : Nous sommes à Genève, au Collège. On va fêter le centenaire de Rousseau. Les élèves se divisent en deux camps, les pour et les contre. Faut-il fêter le grand homme, le républicain, le révolutionnaire, père de la démocratie moderne et modèle d?une jeunesse progressiste, ou conspuer l?homme qui a brisé la tradition et foulé aux pieds les vertus anciennes, le pécheur et le père indigne ? Sur le mode caustique, récit d?une guéguerre civile sur fond de débat sur les valeurs universelles.
Il y a du givre et ci et là (...) près des terres graves étonnamment distribuées. Cela s'étend jusqu'au rideau de l'ombre portée aux premiers nuages. Tout près à l'horizontale sans ouate, clair, simple, à l'immobile, nuages. Au-dessus la valse des roses, tous les roses. C'est très joli chaud clair pompon praline peau de fille duvet cocotte sublime le ciel quoi, le ciel. Ce serait à faire presque tel avec à peine plus d'ordre sur terre [...] quelle histoire vous voyez cela, le paysage prêt à chavirer sans poids à la limite de l'incertitude." Nicolas de Staël (Londres, février 1952). Reconnu comme un des tout premiers peintres de son temps, Nicolas de Staël a-t-il été aussi le dernier chaînon d'une longue histoire qui aurait commencé avec les mosaïques de Ravenne pour s'achever avec la peinture abstraite des années cinquante? C'est la thèse que soutient Guy Dumur dans cet essai qui analyse l'?uvre de Staël à la lumière de sa brève existence. Il se pourrait bien, nous dit-il, que Staël se soit suicidé à quarante et un ans, en pleine maîtrise de ses moyens et en plein succès, parce qu'il savait que la peinture ne pouvait plus lui donner la réponse qu'il avait posée avec angoisse et violence. Pourtant, Staël n'avait vécu que pour elle. L'amitié entre Guy Dumur et Nicolas de Staël est ici restituée à travers quelques lettres du peintre (décembre 1951-juin 1954), qui prennent un relief particulier puisque moins d'un an après cette dernière lettre, imprévisiblement, il se suicide en se jetant du haut de son atelier, sur les remparts d'Antibes.
SÉLECTIONNÉ POUR LE "PRIX MÉDICIS", LE "PRIX DÉCEMBRE" ET LE "PRIX DU ROMAN DES ÉTUDIANTS FRANCE CULTURE - TÉLÉRAMA""J'ai beaucoup aimé La Tannerie de Celia Levi. C'est très fort, très bien écrit. Elle est une héritière directe de Flaubert." (Marie Darrieussecq - FRANCE INTER)"Une bombe que cette satire de nos établissements artistiques et culturels à la mode. Noir et jubilatoire." (Fabienne Pascaud - TÉLÉRAMA)"Aussi discrète qu'engagée, Celia Levi poursuit avec La Tannerie sa peinture critique des nouveaux visages de l'exploitation contemporaine." (Véronique Rossignol - LIVRES HEBDO)"Tout, dans ce roman qui se dévore comme les meilleures séries télé, converge pour photographier notre siècle. Celia Levi dit les espoirs, les fantasmes et la détresse de toute une génération face au monde qui vient." (Grégoire Leménager - L'OBS)"Celia Levi signe un roman dont l'impeccable classicisme et le calme apparent dissimulent une colère brûlante." (Raphaëlle Leyris - LE MONDE)"Un bijou politique. Le roman d'une génération. La nôtre." (Jean-Nicolas Schoeser - CULTUROPOING)Jeanne, ses études terminées, a quitté sa Bretagne natale pour vivre à Paris. Elle a trouvé un emploi temporaire d'" accueillante " à la Tannerie, une nouvelle institution culturelle, installée dans une usine désaffectée de Pantin.D'abord déboussolée par le gigantisme et l'activité trépidante du lieu, timide et ignorante des codes de la jeunesse parisienne, elle prend peu à peu de l'assurance et se lie à quelques-uns de ses collègues, comme la délurée Marianne ou le charismatique Julien, responsable du service accueil.Elle les accompagne dans leurs déambulations nocturnes, participe à des fêtes. Leur groupe se mêle au mouvement Nuit debout. Ils se retrouvent dans des manifestations, parfois violentes - mais sans véritablement s'impliquer, en spectateurs.Bientôt, deux ans ont passé. Dans l'effervescence de la Tannerie, en pleine expansion, chacun tente de se placer pour obtenir enfin un vrai contrat ou décrocher une promotion. Jeanne va devoir saisir sa chance.La Tannerie - tel un microcosme de notre société - forme un monde à part entière, avec ses techniciens, ses employés de bureau, ses artistes. Mais derrière la bienveillance affichée et le progressisme des intentions, la précarité et la violence dominent.Avec ce roman, qui frappe autant par la finesse de ses descriptions que par sa force critique, Celia Levi fait le portrait d'une époque et d'une génération en proie aux ambitions factices et à l'imposture des discours.
Emmanuel Carrère a déclaré à propos de ce roman : "La Tannerie, c'est le portrait d'une génération". La Tannerie a figuré à l'automne 2020 dans les sélections des Prix Médicis, Décembre et du Roman des étudiants France Culture - Télérama. Jeanne, ses études terminées, a quitté sa Bretagne natale pour vivre à Paris. Elle a trouvé un emploi temporaire d'" accueillante " à la Tannerie, une nouvelle institution culturelle, installée dans une usine désaffectée de Pantin. D'abord déboussolée par le gigantisme et l'activité trépidante du lieu, timide et ignorante des codes de la jeunesse parisienne, elle prend peu à peu de l'assurance et se lie à quelques-uns de ses collègues, comme la délurée Marianne ou le charismatique Julien, responsable du service accueil. Elle les accompagne dans leurs déambulations nocturnes, participe à des fêtes. Leur groupe se mêle au mouvement Nuit debout. Ils se retrouvent dans des manifestations, parfois violentes - mais sans véritablement s'impliquer, en spectateurs. Bientôt, deux ans ont passé. Dans l'effervescence de la Tannerie, en pleine expansion, chacun tente de se placer pour obtenir enfin un vrai contrat ou décrocher une promotion. Jeanne va devoir saisir sa chance... La Tannerie - tel un microcosme de notre société - forme un monde à part entière, avec ses techniciens, ses employés de bureau, ses artistes. Mais derrière la bienveillance affichée et le progressisme des intentions, la précarité et la violence dominent. Avec ce roman, qui frappe autant par la finesse de ses descriptions que par sa force critique, Celia Levi fait le portrait d'une époque et d'une génération en proie aux ambitions factices et à l'imposture des discours.
Résumé : Pendant les dernières années de sa vie, Mark Twain (Samuel L Clemens) - écrivain le plus célèbre de son temps - s'est consacré à l'écriture d'une immense autobiographie. L'autobiographie l'intéressait, disait-il, à condition de pouvoir tout dire". Mais un livre qui "dirait tout" étant impubliable du vivant de l'auteur et de ses proches, Twain avait spécifié que son Autobiographie ne pourrait paraître que "cent ans après sa mort". Ce moment est arrivé. Les responsables du Mark Twain Project, au sein de l'Université de Califomie, rendent aujourd'hui publique cette somme étourdissante. En grande partie dictée, pour préserver le caractère spontané du récit et de l'expression, sans plan arrêté ni déroulé chronologique traditionnel, cette Autobiographie stupéfie par sa constante liberté de forme et de ton. Riche de centaines de pages, elle comptera trois volumes. Dans L'Amérique d'un écrivain, comme dans Une histoire américaine, Twain est à son meilleur, généreux, déchaîné et plus drôle que jamais - en particulier à travers les très nombreux portraits de ses contemporains. Il embrasse histoire personnelle, passion de l'écrit et Histoire de l'Amérique, dans ce qui peut apparaître comme étant ce fameux "Grand Roman Américain", qui est depuis toujours le mythe ultime de la littérature des Etats-Unis.