Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'Epreuve de la honte
Dumortier Jean-Louis
PULG
13,50 €
Épuisé
EAN :9782875622990
Honte : peine de se sentir inférieur, indigne, insignifiant. Aux yeux d'autrui, ou à ses propres yeux - mais ne sont-ils pas le truchement du regard des autres ? Peine aussi de prendre conscience de l'infériorité, de l'indignité, de l'insignifiance des personnes que l'on aime. J'ai honte de moi, qui ne puis franchir la barre à la hauteur où elle est placée. A la hauteur où, souvent, je l'ai placée moi-même - mais est-ce bien moi qui ai conçu l'idéal auquel je ne puis atteindre ? J'ai honte de toi aussi, que je voudrais plus digne de mon amour : moins mesquin, moins résigné, moins humilié. Tu me fais honte, ils me font honte (quand ce qu'ils font eux-mêmes est parfois plus honteux), je me fais honte surtout. A cause de mes larcins d'enfants, de mes trahisons d'adulte, de mes fuites en avant, dans l'alcool et la hâblerie, dans l'agitation et l'affabulation... Et comment surmonter l'épreuve ? Comment échapper au pénible sentiment de petitesse ? Comment exister à taille respectable si l'on ne choisit pas de tirer son épingle du jeu, en allant voir ailleurs si le juge n'est pas moins sévère, ou en se rayant mi-même de la liste des condamnés à honte ? Il y a le mépris - l'illusion de valoir mieux que ceux qui vous dédaignent -, il y a l'aveu d'indignité en espoir d'indulgence, il y a le rabotage du moi idéal, il y a l'oubli de sa honte dans la sauvegarde des honteux, il y a le crime et la chance paradoxale d'échapper aux jugements insupportables en choisissant soi-même la faute dérisoire pour laquelle on sera châtié. Il y a... bien d'autres issues sans doute que celles illustrées dans les romans ici étudiés. La honte est une clé de voûte de l'oeuvre de Simenon, dont les contributions à ce volume éclairent bien des facettes, toutes laissant transpirer cette idée, qu'à la honte du vécu personnel, l'écriture pourrait bien tire un remède.
Dumortier Jean-Louis ; Dispy Micheline ; Nélisse S
Le nouveau référentiel "Français - Langues anciennes" enjoint explicitement aux enseignants d'envisager les savoirs langagiers "comme des outils" au service de la communication verbale. La finalité de ces apprentissages reste donc l'amélioration des performances de lecture et d'écriture, de parole et d'écoute. Ces dernières devraient dès lors s'évaluer au moyen d'activités de compréhension et de production, dans le cadre de situations de communication. Or, la tradition scolaire de l'enseignement de la langue, orienté par une connaissance' théorique de la morphosyntaxe et de l'orthographe, résiste à l'innovation. Pourtant, les compétences de communication au moyen de la langue ne sauraient être réduites à la capacité d'orthographier. Tout comme on s'assure encore des connaissances des élèves en grammaire, conjugaison et vocabulaire au moyen d'exercices portant sur des mots ou des phrases coupé(e)s de tout contexte... tandis qu'on déplore que les élèves ne mettent pas en oeuvre les savoirs enseignés quand ils lisent, écrivent, parlent ou écoutent. Cela s'explique, notamment, par le manque d'un matériel pertinent qui ferait sauter les cloisons entre les composantes de la discipline "français" et qui compléterait la grammaire de la phrase par une grammaire du texte. En réponse à cette carence, cet ouvrage propose aux instituteurs et aux agrégés de l'enseignement secondaire inférieur un double support : après une synthèse des savoirs langagiers fondamentaux destinés au tronc commun, en une cinquantaine de pages, l'essentiel du volume est consacré à des activités de lecture et d'écriture propices à l'utilisation de ces savoirs et assorties de corrigés.
Ce commentaire date très probablement de l'époque où Jean Chrysostome, simple prêtre à Antioche, était déjà un excellent orateur. Dans ce qui nous en est parvenu, Jean célèbre en Isaïe la liberté de langage, l'indépendance d'esprit, l'élévation de pensée ; il souligne aussi son courage pour avertir et pour reprendre les égarés et les pécheurs, et sa compassion pour les aider à supporter leurs malheurs. Toutefois, le principal mérite d'Isaïe, aux yeux de Jean, est d'avoir clairement annoncé le Messie et parlé sans ambiguïté de l'Eglise du Christ.
Dans la perspective du développement de compétences d'écriture et de parole, de lecture et d'écoute, les savoirs langagiers apparaissent comme des moyens de réussir un acte de communication verbale. Ces savoirs ont trait au discours, compris en tant que trace de l'acte de communication. Y sont repérables des facteurs potentiels du succès ou de l'insuccès, que l'on peut cerner dans la dimension du texte, dans celle de la phrase ou dans celle du mot. L'enseignement de la langue et de ses usages en vue du développement de compétences de communication implique que les maitres aient développé un sens aiguisé de l'occasion propice à l'étude des phénomènes et qu'ils disposent, pour saisir l'occasion, de connaissances solides et étendues, irréductibles à celles dont il faut pourvoir les élèves au fil de la scolarité. Au demeurant, la continuité des apprentissages implique que tous les enseignants, du fondamental au supérieur, soient, grâce à la formation de base ou à la formation continuée, nantis d'un même viatique de savoirs langagiers : c'est ce dernier que nous nous sommes attachés à constituer. Jean-Louis Dumortier est professeur ordinaire à l'ULg et chef du Service de Didactique du Français. Micheline Dispy est inspectrice de l'Enseignement et collaboratrice scientifique attachée au Service de Didactique du Français de l'ULg. Julien Van Beveren est assistant à l'ULg, au Service de Didactique du Français.
Bert Jean-François ; Lorre Christine ; Benthien Ra
Henri Hubert (1872-1927) est une figure importante de la période qui a vu le développement de l'anthropologie et de la sociologie des religions. Proche d'Emile Durkheim, il fut aussi l'ami de Marcel Mauss avec lequel il signa deux études majeures sur le sacrifice (1899) et sur la magie (1904). Les analyses de cet auteur prolifique se situent à la croisée de l'histoire et de l'anthropologie, de la linguistique et de l'archéologie, de l'histoire des religions et de l'orientalisme. Mais ses travaux vont pas connu la postérité de l'oeuvre de Mauss, en dépit de la richesse des perspectives comparatives qu'Hubert y développe, et surtout de leur indéniable actualité. Qu'il aborde la question de la magie dans l'antiquité, celles du sacré, du temps ou encore des héros, Hubert étonne par sa largeur de vue, par les perspectives novatrices qu'il déploie, et par sa solide érudition. La réédition de quelques textes majeurs signés par Henri Hubert offre l'occasion de mieux comprendre l'importance de ce chercheur injustement négligé dans les débats qui agitent, en ce début du XXIe siècle, la réflexion sur les questions religieuses.
De nombreux types d'écrits antiques conservent la mention ou le détail de pratiques magiques. Qu'il s'agisse de charmes isolés, tels que les amulettes et les tablettes de défixion, de manuels de magie, de sympathie, de palmomancie, ou de compilations d'écrits oraculaires, la mise par écrit de ce type de textes a permis la conservation d'un savoir peu accessible au travers des sources littéraires. S'inscrivant dans une approche résolument interdisciplinaire, cet ouvrage collectif contenant les actes d'un colloque international organisé à Liège du 13 au 15 octobre 2011, s'efforce de mieux cerner les conditions de la mise par écrit, de l'utilisation et de la transmission des sources de la magie antique, et de les replacer dans le cadre plus général du monde méditerranéen. Il croise les résultats des dernières recherches en philologie, papyrologie, épigraphie, égyptologie, assyriologie, histoire de la médecine et histoire des religions. L'ensemble s'articule autour de trois thématiques : la mise par écrit des textes magiques, la transmission des savoirs et la mise en contexte des pratiques.
Résumé : Bien moins nombreux que les papyrus grecs, les papyrus latins présentent néanmoins un grand intérêt pour l'étude des contacts entre les deux langues officielles du bassin méditerranéen antique, à savoir le grec et le latin. Ces contacts se manifestent non seulement par l'existence de papyrus bilingues, mais sont aussi perceptibles à d'autres niveaux : les emprunts lexicaux dans les papyrus documentaires et l'influence d'une écriture sur l'autre. Ces aspects ont été fortement renouvelés ces dernières années. Les Actes de la Table Ronde organisée à Liège les 12 et 13 mai 2011 proposent non seulement des pistes de réflexion sur les phénomènes inter-linguistiques en Egypte gréco-romaine, mais font également le bilan des avancées récentes de la papyrologie latine en prenant en considération deux phénomènes étroitement liés, le bilinguisme et le digraphisme.