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Administrer la ville en Europe (XIXe-XXe siècles)
Dumons Bruno ; Pollet Gilles
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782747554800
Poser la question du gouvernement des villes en Europe aux XIX, et XXe siècles permet tout d'abord de rompre avec une vision mythique et téléologique du pouvoir et des processus d'étatisation des sociétés contemporaines. Les différentes recherches qui sont ici réunies démontrent en effet que les municipalités urbaines ont été des lieux d'innovation et de création institutionnelles majeures, dans de nombreux domaines et secteurs d'intervention. Ces regards croisés sur quelques expériences communales européennes permettent de réfléchir sur la construction complexe des rapports entre centre(s) et périphérie(s), mais également entre différents niveaux de gouvernance ainsi qu'à la pertinence des notions de " gouvernement local " et " d'autonomie municipale ". La mise en couvre de politiques publiques et sectorielles d'envergure nécessite davantage de techniciens, d'experts et de " hauts fonctionnaires " à la tête de services urbains toujours plus spécialisés. Le processus général de bureaucratisation des administrations publiques aboutit ici à l'émergence d'une " haute fonction publique municipale ". L'institution municipale apparaît alors comme un espace privilégié d'ascension sociale et de concentration du pouvoir au sein de la société urbaine, mais également comme une des composantes importantes de logiques réformatrices plus globales au plan national et international. La rencontre avec d'autres traditions historiographiques, notamment italiennes et espagnoles, est au fondement d'une histoire sociale et d'une sociologie historique des gouvernements municipaux et des pouvoirs locaux dans l'Europe urbaine.
Le vote de la loi sur les associations en juillet 1901, destinée à lutter contre les congrégations, provoque la colère de plus de six cent mille femmes en France qui déposent une pétition au Sénat. Privées du droit de vote, elles décident d'agir sur le résultat des élections législatives d'avril-mai 1902 en organisant leur protestation sous la forme d'une ligue féminine. L'initiative est prise à Lyon, en septembre 1901, avec la Ligue des Femmes françaises, rapidement concurrencée par la Ligue patriotique des Françaises, d'influence parisienne et de sensibilité ralliée. C'est l'histoire de cette première ligue, d'origine lyonnaise et d'essence monarchiste, qui est retracée ici. Elle est l'œuvre de deux femmes, Jeanne Lestra et la comtesse de Saint-Laurent, guidées par un jésuite, le père Antonin Eymieu. Face à l'action anticléricale du gouvernement Waldeck-Rousseau, ces trois personnes vont concevoir comme stratégie de reconquête l'engagement de femmes en politique, puisant dans une vision du monde largement façonnée par le catholicisme intransigeant et une spiritualité de combat. Elles vivent leur engagement politique comme une " expiation " des impiétés du siècle et un temps de souffrance collective qu'il est nécessaire d'accepter pour " refaire la France chrétienne ". Durant ces premières années du XXe siècle, plusieurs milliers de femmes du monde, provenant surtout des milieux nobiliaires et de la bourgeoisie catholique traditionnelle, vont alors s'engager dans la Ligue des Femmes françaises qui constituera pour elles un espace de politisation et d'apprentissage de la citoyenneté. Il s'agit là d'une nouvelle page de l'histoire du catholicisme français " au féminin ", s'appuyant sur une approche des cultures politiques " blanches " et des processus de mobilisation, prélude à la naissance de l'Action catholique générale féminine, la plus grande organisation de femmes dans la France de 1945.
Depuis près d'un demi-siècle, l'histoire religieuse a constitué l'un des domaines les plus féconds de la recherche universitaire dédiée à la période contemporaine en France. Le renouvellement de ses questionnements a été régulier et ses acquis sont considérables. Elle doit relever aujourd'hui de nouveaux défis liés tout à la fois aux mutations du religieux dans les sociétés contemporaines et aux déplacements de la recherche au sein de l'institution universitaire. C'est dans cette double perspective que quatorze chercheurs de diverses générations s'interrogent dans cet ouvrage sur les axes de renouvellement nécessaires de l'histoire du catholicisme français contemporain autour de quatre pôles : politique et culture, société et changement social, institutions et pratiques, circulations et connexions. Ils ont en commun le souci de défendre la spécificité de leur objet d'étude et de la démarche qui lui est appliquée mais aussi la préoccupation du dialogue avec les autres champs de l'histoire contemporaine et les sciences humaines ou sociales.
Aborder le gouvernement et la gestion de la cité en Europe dans une perspective historique peut fournir l'occasion aux historiens de l'urbain d'appréhender sur le temps long des lieux, des acteurs et des réseaux de la "gouvernance urbaine" mais aussi de rassembler des éléments et des réflexions pour construire une problématique historicisée du "gouvernement urbain" des villes en Europe. La tenue d'un colloque sur "La ville européenne et ses pouvoirs", organisé à Lyon en 2002, a permis de faire un point des différentes traditions historiographiques nationales. Il s'est d'abord voulu un colloque d'historiens de l'urbain, réunissant médiévistes, modernistes et contemporanéistes, mais il s'est également ouvert aux sociologues et aux politistes qui privilégient une approche historique, ceci afin de constituer un lieu de rencontres entre spécialistes de périodicité et de disciplines différentes et un espace de confrontation sur les problématiques et les questions de méthodologie. Ainsi en témoignent les contributions présentées à cette occasion qui forment l'ossature de ce livre. Si l'une d'elles a une vocation historiographique, la plupart, consacrées aux périodes moderne et contemporaine, s'attardent sur une étude de cas dans une aire géographique très localisée. Ce sont donc plusieurs exemples provenant de toute l'Europe urbaine, du nord comme du sud, qui mettent en exergue la diversité des modèles de "gouvernements urbains" à l'oeuvre depuis le Moyen Age jusqu'à nos jours.
Dumons Bruno ; Pollet Gilles ; Saunier Pierre-Yves
Comment les métropoles et les villes moyennes sont-elles administrées sous la Troisième République ? Quelles sont les structures et l'évolution de ces organisations municipales qui ont souvent favorisé l'implantation puis la consolidation du régime républicain ? Qui sont, enfin, ces élites placées à la tête des services municipaux et comment s'insèrent-elles dans les configurations du pouvoir des cités qu'elles sont censées gérer ? Ces trois questions sont posées dans six villes du Sud-Est de la France : Annecy, Chambéry, Grenoble, Lyon, Roanne et Saint-Étienne. Au-delà de la pluralité des modèles de rationalisation et de développement administratifs, deux conclusions majeures émergent de cette enquête : les bureaucraties municipales constituent l'ossature d'un véritable " gouvernement local " ; par ailleurs, en son sein, une aristocratie administrative construit ou conforte un pouvoir - fondé sur la diversité de ses domaines d'intervention - qui lui assure une position centrale dans le monde des élites urbaines des XIXe et XXe siècles.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.