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L'art au village. La production artistique des paroisses rurales (XVIe-XVIIIe siècle)
Duhem Sophie ; Brunet Serge
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753508927
Les oeuvres d'art sont foisonnantes dans les églises de campagne. Elles constituent un objet d'études essentiel pour qui s'intéresse à l'univers bigarré des paroisses françaises sous I'Ancien régime, à ses populations, à leur mode de pensée et à leur culture. Ce recueil est issu de journées d'études qui ont réuni à l'université de Toulouse-Le Mirail les chercheurs de diverses disciplines: historiens de l'art. historiens et spécialistes du patrimoine. Ce premier état des lieux sur l'Art au village répond à un véritable enjeu: celui de parvenir, progressivement, à combler les lacunes actuelles concernant ce domaine de la production artistique française, encore mal connu et peu valorisé par l'historiographie contemporaine. Dans le champ de l'histoire de l'art, les études monographiques ou thématiques sur le patrimoine religieux sont légions, mais peu d'entre elles ont cherché à saisir les interactions entre le monde paroissial. sa population - celle des créateurs, de leur clientèle et des "consommateurs" autochtones - et les oeuvres présentes dans les églises. Aussi parait-il nécessaire d'accorder un intérêt nouveau à la création artistique en milieu rural et à son environnement. Cette production porte-t-elle les traces véritables d'un enracinement? Que doit-elle au "grand Art", s'en émancipe-t-elle? Peut-on parler d"" art paroissial "et comment cerner son" identité "? Si la vie dans les paroisses rurales est aujourd'hui mieux connue, il demeure beaucoup d'interrogations sur les artisans des villages, le fonctionnement de leurs ateliers, les relations qu'ils entretenaient avec les communautés d'habitants et leurs institutions. Les questions sont multiples et les discussions fécondes, autour de cette première table ronde."
La Théorie Physique ? Ce titre, qui fut au début de notre siècle celui d'un ouvrage controversé, suggère bien une question, celle de savoir si en matière de science la théorie doit se qualifier en fonction d'un domaine plus particulier d'application. L'auteur, Pierre Duhem, n'aurait pas hésité, semble-t-il, à répondre par l'affirmative en ce qui concerne le vaste champ de la recherche que l'on peut signifier sous le nom de Physique. Son ouvrage est en fait construit comme une préparation rigoureuse à une telle réponse et bien que les années aient modifié considérablement le contexte du champ sus-dit, les analyses proposées ont été jugées suggestives par de nombreux épistémologues d'aujourd'hui, assurant ainsi une célébrité posthume à cet effort de réflexion original. Il importait de rendre à cet ouvrage la diffusion que l'épuisement des deux éditions (1906-1914) rendait impossible dans la version française. En reproduisant l'édition de 1914, il importait seulement de fournir au lecteur une courte présentation de l'auteur, des oppositions auxquelles il eut à faire face, et du sens de ses démarches. Il convenait aussi de doter l'ouvrage d'un index et d'une bibliographie. En répondant à ces impératifs d'une édition moderne, Paul Brouzeng permet de donner à la lecture d'un ouvrage de référence un accès digne de la production française.
Avant d'appliquer un instrument à l'étude d'un phénomène, l'expérimentateur, soucieux de certitude, démonte cet instrument, en examine chaque pièce, en étudie l'agencement et le jeu, la soumet à des essais variés; il sait alors d'une manière exacte ce que valent les indications de l'instrument et de quelle précision elles sont susceptibles; il peut en faire usage avec sécurité. Ainsi avons-nous analysé la Théorie physique. Nous avons cherché, tout d'abord, à en fixer l'objet avec précision. Puis, connaissant la fin à laquelle elle est ordonnée, nous en avons examiné la structure; nous avons étudié successivement le mécanisme de chacune des opérations par lesquelles elle se constitue; nous avons marqué comment chacune d'elles concourait à l'objet de la Théorie. Nous nous sommes efforcés d'éclairer chacune de nos affirmations par des exemples, craignant, par-dessus toutes choses, les discours dont on ne saisit point l'immédiat contact avec la réalité".
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour