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La tentation mexicaine en France au XIXe siècle : l'image du Mexique et l'intervention française (18
Dugast Guy-Alain
L'HARMATTAN
35,50 €
Épuisé
EAN :9782296059382
L'étude rigoureuse des nombreux écrits relatifs au Mexique, publiés en France entre l'Indépendance de celui-ci, en 1821, et l'Intervention française de 1862, permet de dégager l'image contrastée qui en est proposée à l'opinion publique française. Reflétant certaines des préoccupations contemporaines, cette image apparaît comme un véritable mythe politique, le " mythe mexicain ", étroitement lié au courant interventionniste qui se développe durant les quatre décennies considérées. Mettant en lumière l'influence que cette représentation particulière a pu exercer, à différents niveaux, sur l'" Intervention " française au Mexique, cet ouvrage très documenté fournit un exemple significatif des rapports pouvant être relevés entre les représentations collectives - l'image de l'Autre - et les relations internationales. Il apporte un éclairage précis sur certaines des " forces profondes " ayant joué un rôle dans la genèse et les premiers développements de l'une des grandes affaires du Second Empire.
Résumé : Toute sa vie Pierre Loti a tenu son journal. De cette oeuvre restée inédite sont nés la plupart de ses romans, d'Aziyadé à Ramuntcho. On retrouve dans cette épopée au quotidien le Loti de la légende : marin et voyageur, nomade et sédentaire parcourant la Bretagne, la Charente, le Pays basque, le Moyen-Orient, la Turquie, l'Inde et l'Asie. On découvre aussi un Loti plus inattendu : contrebandier quand il n'est pas académicien, joueur de pelote basque quand il n'est pas dramaturge acclamé, organisateur de fêtes costumées, décorant sa cabine des dépouilles de l'Empire chinois. Fils aimant, mari résigné, ami passionné, père attentif, amant infatigable, on n'en finit pas de recenser tous les rôles qu'il tient avec la même ardeur, le même talent. Lire le journal de Pierre Loti, c'est partager son sentiment contradictoire de la vie, le battement de coeur d'un être singulier, attachant, torturé, qui se livre sans pudeur ni détour, mais sans exhibitionnisme : le Loti de l'éternelle nostalgie.
Jean Sénac et Albert Camus, tous deux nés en Algérie, ont entretenu une relation épistolaire entre 1947 et 1958. Cette correspondance est restée largement ignorée. Les lettres réunies ici par Hamid Nacer-Khodja, et son essai Le Fils rebelle, nous racontent l'amitié profonde qui lia les deux hommes. Quand Sénac, jeune poète de vingt ans, écrit pour la première fois à Camus, celui-ci est déjà internationalement connu. Pourtant l'écrivain répond aussitôt. Ces deux lettres inaugurent une correspondance affectueuse et exigeante. Dans son essai, Hamid Nacer-Khodja démontre que jean Sénac fut le fils rebelle d'Albert Camus, père impossible. Leur relation, qui s'inscrit entre la littérature et la politique, se termine dans l'impasse d'une tragique réalité, la guerre d'Algérie, dont les deux hommes eurent une approche différente.
Quoique forte d'une centaine d'auteurs et de plus de trois cents titres, la littérature judéo-maghrébine d'expression française, vieille de près d'un siècle, est aujourd'hui singulièrement négligée, au regard notamment de la littérature maghrébine d'auteurs arabo-musulmans, à laquelle, dans le meilleur des cas, on tend à la confondre. Après avoir montré que cette production n'est en rien négligeable, ni réductible aux autres littératures inspirées par le Maghreb, Guy Dugas s'efforce d'en dégager les spécificités thématiques, formelles et stylistiques dans une perspective se voulant à la fois synthétique et comparative, visant à définir ce qui, au-delà d'une production littéraire, a droit à être appelé "littérature".
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.