Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La Renaissance réinventée. Historiographie, architecture et arts décoratifs à Lyon aux XIXe et XXe s
Dufieux Philippe ; Rossiaud Jacques ; Frommel Sabi
PU RENNES
34,00 €
Épuisé
EAN :9782753580794
Malgré la fécondité de la Renaissance lyonnaise, le Lyon du XVIe siècle a été largement occulté par l'historiographie nationale à la faveur d'une construction idéalisée de la Renaissance française sur fond de centralisation politique et culturelle bercée d'italianité. A l'époque contemporaine pourtant, la redécouverte de la Renaissance entre Rhône et Saône devait fortement contribuer à la définition de l'identité même de la cité rhodanienne - jusqu'à la protection du Vieux-Lyon au début des années 1960 -, renouant avec un âge d'or mythique, synonyme de prospérité économique, de développement culturel et artistique. Le présent ouvrage se propose de revenir sur cette ambitieuse entreprise à travers la redécouverte de l'histoire de Lyon au XVIe siècle, la naissance d'une curiosité pour l'art de la Renaissance au lendemain de la Révolution et son actualisation au XIXe siècle mais aussi l'incidence de ce revival dans le domaine des arts visuels et des arts décoratifs.
Résumé : Abraham Hirsch (1828-1913) incarne à lui seul la figure de l'architecte de la Troisième République, portant haut les valeurs de l'éducation, de la science, de la culture et de la liberté de conscience, comme le démontre la synthèse inédite que lui consacre Philippe Dufieux. Architecte en chef de la Ville de Lyon de 1871 à 1901, Hirsch imprime sa personnalité à de nombreuses constructions qui matérialiseront les desseins du nouveau régime républicain. C'est sous sa supervision que sont construits les plus importants groupes scolaires de Lyon. Il réalise les facultés de médecine, de pharmacie et de sciences, les facultés de droit et des lettres, le palais de l'Université - inauguré en 1896 -, ainsi que l'Ecole du service de santé militaire et l'observatoire astronomique et météorologique de Lyon. Hirsch participe également à la reconstruction du théâtre des Célestins et à la restauration du musée des Beaux-arts et de l'hôtel de ville de Lyon. Il signe enfin les plans de la Grande synagogue de Lyon. Autant dire que, pendant trente ans, Abraham Hirsch a modelé l'image d'une ville qui conserve aujourd'hui la marque d'un régime politique désirant mettre à la portée du plus grand nombre une architecture d'une grande qualité esthétique et fonctionnelle. En témoignent les 145 documents rassemblés par Philippe Dufieux (plans, dessins, peintures, photographies anciennes ou contemporaines).
C'est l'acteur le plus aimé des Français. A chaque rediffusion de Classe tous risques, d'Un taxi pour Tobrouk, des Aventuriers, de Garde à vue ou des Misérables, ils lui font encore un triomphe. Interprète impeccable, aussi à l'aise dans la peau d'un truand que d'un flic, il impose sa formidable présence. Personne ne résiste à son sourire, à ses allures de faux calme. Il n'a pas été remplacé. Homme discret, secret même, il était avare de confidences. Gilles Durieux, qui le fréquenta, et l'aima, a respecté cette pudeur. N'empêche que la vie de Lino Ventura mérite d'être racontée. Enfant pauvre à Parme, traqué en France par la Gestapo, champion d'Europe de catch à trente et un ans, découvert dans Touchez pas au grisbi de Jacques Becker, il a choisi une ligne de vie qui est un modèle de rigueur, de loyauté et de c?ur. Durieux, pour son livre a rencontré ses partenaires, de, Mireille Darc à Léa Massari, de Jean-Paul Belmondo à Jacques Brel, et obtenu aussi le témoignage de réalisateurs comme Claude Sautet, Robert Enrico, Jacques Deray, Claude Pinoteau, José Giovanni. Tous contribuent au portrait d'un homme vrai et surprenant, inoubliable.
Architecte majeur des Trente Glorieuses, Jacques Perrin-Fayolle (1920-1990) a façonné le paysage urbain de la région lyonnaise, signant notamment le campus de la Doua, la bibliothèque de la Part-Dieu ou encore l'hôpital cardiologique Louis-Pradel. Deux décennies durant, de 1950 à 1970, le nom de Perrin-Fayolle se confond avec les grands programmes architecturaux de l'enseignement supérieur de la région, qu'il s'agisse de l'Institut national des sciences appliquées et de la nouvelle faculté des sciences à Villeurbanne, de l'Ecole centrale de Lyon à Ecully ou de l'Ecole nationale des travaux publics de l'Etat à Vaulx-en-Velin. Il imprime à ces grands équipements une modernité internationale élaborée à l'aune de ses nombreux voyages. Cette étude souligne en particulier combien la culture urbaine et constructive de Perrin-Fayolle constitue le fil conducteur de son travail, dans un jeu de correspondances qui forgera un ensemble de constructions d'une rare cohérence. Mais cet ouvrage fait bien plus que restituer le parcours d'un architecte ; il retrace l'édification patiente d'une oeuvre qui a fait de la métropole de Lyon un observatoire privilégié des profondes mutations culturelles, architecturales, urbanistiques et techniques des années 1950-1970.
A lui seul, le décor consacré à l?Afrique noire du salon Paul Reynaud du musée des Colonies suffirait à la gloire de Louis Bouquet (1885-1952). Mais si les grands décors de l?artiste, musée des Colonies et église du Saint-Esprit à Paris, hôtel de ville de Puteaux et Grande Poste de Lyon, forment la partie la plus visible de son oeuvre et firent sa célébrité, le reste de sa production picturale reste en réalité entièrement à découvrir. Il est vrai que Bouquet ne connut jamais de succès de galerie, bien que de nombreuses manifestations individuelles ou collectives aient jalonné sa carrière. Philippe Dufieux nous invite à suivre l?artiste depuis ses premières oeuvres symbolistes et nabies, élaborées sous l?égide de Marcel Lenoir et de Maurice Denis, en passant par la maturation d?un art original et synthétique, jusqu?à son épanouissement sur les vastes surfaces murales offertes par l?architecture au début des années 1930. Peintre, dessinateur, portraitiste, graveur, illustrateur... Symboliste, nabi, cubiste, expressionniste, classique enfin... Son oeuvre rassemble en lui toutes ces écoles en les dépassant souverainement.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.