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Abraham Hirsch (1828-1913). Architecte de la Troisième République à Lyon
Dufieux Philippe
PU LYON
35,00 €
Épuisé
EAN :9782729714178
Abraham Hirsch (1828-1913) incarne à lui seul la figure de l'architecte de la Troisième République, portant haut les valeurs de l'éducation, de la science, de la culture et de la liberté de conscience, comme le démontre la synthèse inédite que lui consacre Philippe Dufieux. Architecte en chef de la Ville de Lyon de 1871 à 1901, Hirsch imprime sa personnalité à de nombreuses constructions qui matérialiseront les desseins du nouveau régime républicain. C'est sous sa supervision que sont construits les plus importants groupes scolaires de Lyon. Il réalise les facultés de médecine, de pharmacie et de sciences, les facultés de droit et des lettres, le palais de l'Université - inauguré en 1896 -, ainsi que l'Ecole du service de santé militaire et l'observatoire astronomique et météorologique de Lyon. Hirsch participe également à la reconstruction du théâtre des Célestins et à la restauration du musée des Beaux-arts et de l'hôtel de ville de Lyon. Il signe enfin les plans de la Grande synagogue de Lyon. Autant dire que, pendant trente ans, Abraham Hirsch a modelé l'image d'une ville qui conserve aujourd'hui la marque d'un régime politique désirant mettre à la portée du plus grand nombre une architecture d'une grande qualité esthétique et fonctionnelle. En témoignent les 145 documents rassemblés par Philippe Dufieux (plans, dessins, peintures, photographies anciennes ou contemporaines).
Ce volume pose les fondements d'une approche renouvelée de l'histoire de l'architecture occidentale à travers la question - longtemps éludée par l'historiographie contemporaine - des concours d'architecture, de la fin de l'époque médiévale à nos jours. Apparu dans le sillage des grands chantiers gothiques européens au cours des XIIIe et XIVe siècles, la pratique des concours devait profondément marquer la culture architecturale en revêtant des modalités d'organisation et de déroulement variées d'un pays à l'autre avant de s'imposer comme le mode de désignation le plus courant à l'époque moderne et contemporaine. Au-delà des seules compétitions, cet ouvrage s'intéresse à des aspects jusqu'à présent complétement méconnus de l'histoire des concours, qu'il s'agisse des conditions d'organisation et de déroulement de ces consultations mais encore des processus de normalisation des méthodes de représentation qui voient notamment la codification des rendus graphiques et la généralisation des maquettes. L'histoire des concours se confond également avec l'émergence d'un corps de professionnels aux compétences reconnues qui apportent leurs expertises en tissant des réseaux à l'échelle européenne sur fond de surenchère monumentale. A travers l'histoire des concours, se dessine celle des processus de sélections, de débats, de confrontations mais aussi de synthèse et de compromis qui entourent jusqu'à nos jours la production architecturale dans une visée des plus stimulantes et dont la recherche de qualité architecturale demeure le maître-mot.
Dufieux Philippe ; Rossiaud Jacques ; Frommel Sabi
Malgré la fécondité de la Renaissance lyonnaise, le Lyon du XVIe siècle a été largement occulté par l'historiographie nationale à la faveur d'une construction idéalisée de la Renaissance française sur fond de centralisation politique et culturelle bercée d'italianité. A l'époque contemporaine pourtant, la redécouverte de la Renaissance entre Rhône et Saône devait fortement contribuer à la définition de l'identité même de la cité rhodanienne - jusqu'à la protection du Vieux-Lyon au début des années 1960 -, renouant avec un âge d'or mythique, synonyme de prospérité économique, de développement culturel et artistique. Le présent ouvrage se propose de revenir sur cette ambitieuse entreprise à travers la redécouverte de l'histoire de Lyon au XVIe siècle, la naissance d'une curiosité pour l'art de la Renaissance au lendemain de la Révolution et son actualisation au XIXe siècle mais aussi l'incidence de ce revival dans le domaine des arts visuels et des arts décoratifs.
Première publication d'envergure consacrée à l'architecte depuis quarante ans, cet ouvrage redonne toute sa place à la personnalité riche et multiple (architecte, directeur de revue, enseignant, collectionneur) qu'est Michel Roux-Spitz. Michel Roux-Spitz (1888-1957) a été l'une des figures centrales de l'architecture en France, des années 1920 jusqu'à la Reconstruction. Originaire de Lyon, il y construit certains de ses premiers bâtiments dans la lignée de son aîné Tony Garnier, avant de réaliser l'un de ses plus importants édifices publics, l'imposant hôtel des Postes, place Bellecour. A Paris, l'immeuble de la rue Guynemer (1927) propulse Roux-Spitz à l'avant-scène d'une école moderne dont il devient aussi l'un des théoriciens. Opposé à la radicalité de Le Corbusier - qu'il assimile à un nouveau formalisme -, comme à celle de Perret sur le béton brut, Roux-Spitz incarne alors une troisième voie, revendiquant une tradition classique renouvelée grâce aux nouvelles techniques de construction. Il le prouve à l'occasion de grandes commandes publiques, comme le long chantier de rénovation de la Bibliothèque nationale. Premier Grand Prix de Rome, Michel Roux-Spitz a par ailleurs entretenu avec peintres (Louis Bouquet) et sculpteurs (Raymond Delamarre, Alfred Janniot) une collaboration régulière et féconde, notamment à la villa Greystone (1945), qu'il conçoit pour lui à Dinard. Roux-Spitz livre ses derniers chantiers à Nantes, dont il supervise la reconstruction.
Pasteau Philippe ; Durieux Marcel ; Babary Serge ;
Particulièrement présente dans la mémoire collective de notre pays,la guerre 14-18 a donné lieu à une intense profusion de témoignages de toutes formes, dont des dessins ponctuant souvent leurs carnets de notes personnelles. Ainsi, les poilus ont croqué sur le vif ou a posteriori les souvenirs de leur engagement au combat et de leur souffrance sur le front. Parmi ceux-ci, le légionnaire Marcel Durieux nous livre une rare série de dessins d'une réelle qualité graphique et d'une précision émouvante qui rend hommage à ses camarades.
Cette introduction expose les éléments d'une théorie sémiotique qui nous paraissent indispensables et suffisants. En effet, si l'on veut construire rigoureusement des modèles pour l'analyse d'un texte, dès qu'on a pu reconnaître un élément pertinent (un rôle actantiel, une performance, ou un parcours figuratif, ou une valeur sémantique), il faut voir comment il peut, dans la théorie, s'articuler à d'autres éléments pertinents (appartenant au même niveau de description) et selon quelles relations. Il est nécessaire pour cela d'avoir une vue globale de la théorie qui règle ces niveaux et ces relations. Nous pensons que cet ouvrage le permettra suffisamment, les exercices pratiques sont d'ailleurs là pour montrer ce rapport entre les textes analysés et les éléments théoriques.