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Les concours d'architecture en Europe, XIIIe-XXIe siècle. Une histoire inédite de l'architecture
Frommel Sabine ; Dufieux Philippe
HERMANN
60,30 €
Épuisé
EAN :9791037044686
Ce volume pose les fondements d'une approche renouvelée de l'histoire de l'architecture occidentale à travers la question - longtemps éludée par l'historiographie contemporaine - des concours d'architecture, de la fin de l'époque médiévale à nos jours. Apparu dans le sillage des grands chantiers gothiques européens au cours des XIIIe et XIVe siècles, la pratique des concours devait profondément marquer la culture architecturale en revêtant des modalités d'organisation et de déroulement variées d'un pays à l'autre avant de s'imposer comme le mode de désignation le plus courant à l'époque moderne et contemporaine. Au-delà des seules compétitions, cet ouvrage s'intéresse à des aspects jusqu'à présent complétement méconnus de l'histoire des concours, qu'il s'agisse des conditions d'organisation et de déroulement de ces consultations mais encore des processus de normalisation des méthodes de représentation qui voient notamment la codification des rendus graphiques et la généralisation des maquettes. L'histoire des concours se confond également avec l'émergence d'un corps de professionnels aux compétences reconnues qui apportent leurs expertises en tissant des réseaux à l'échelle européenne sur fond de surenchère monumentale. A travers l'histoire des concours, se dessine celle des processus de sélections, de débats, de confrontations mais aussi de synthèse et de compromis qui entourent jusqu'à nos jours la production architecturale dans une visée des plus stimulantes et dont la recherche de qualité architecturale demeure le maître-mot.
Sebastiano Serlio (Bologne, vers 1480 - Fontainebleau, vers 1554) est l'auteur de l'un des traités d'architecture les plus diffusés de notre temps. Cette monographie étudie plus particulièrement son rôle d'architecte praticien. Serlio fut initié à l'architecture d'abord à Bologne et ensuite à Rome dès 1522 par Baldassare Peruzzi. En 1528, il exerça à Venise en tant que professor di architettura et publia des planches gravées sur les ordres d'architecture. Sa première oeuvre architecturale, la restructuration du Palazzo Zen à Venise, reflète l'influence de la haute Renaissance à Rome et témoigne de sa capacité à associer ce langage à la tradition locale. A la suite de la publication de son Quarto Libro sur les ordres vitruviens, François Ier l'appela en tant que « paintre et architecteur du Roy » à la cour de Fontainebleau, grand laboratoire d'expressions artistiques, où il fut actif dès l'automne 1541. Aucun de ses projets pour le domaine bellifontain ou pour le Louvre ne convint au roi, mais avec l'hôtel du Grand Ferrare, résidence du cardinal Ippolito d'Este à Fontainebleau, et le château d'Ancy-le-Franc (tous les deux commencés vers 1542), il contribua à jeter les bases d'une profonde mutation du langage traditionnel en France. Dans ses oeuvres tardives (la chapelle Saint-Eloi-des-Orfèbres à Paris, le pavillon de l'Officialité à Auxerre, le portail du jardin à Fontaine-Chaalis, les bâtiments pour le cardinal de Tournon), et surtout dans son Libro straordinario, recueil de 50 portails, paru en 1551, il contribue avec succès au goût plus capricieux de la seconde moitié du XVIe siècle. Les édifices de Serlio, ainsi que ses livres rédigés en France, sont autant de témoignages de l'heureuse rencontre entre la tradition française des années 1540 et 1550, tout en révélant les différences entre les deux cultures.
Frommel Sabine ; Ferdinand Juliette ; Cicali Giuli
L'art de l'éphémère à l'Epoque moderne présente un paradoxe dans son essence, si l'on considère d'une part les moyens considérables qu'il mobilise - de la réalisation minutieuse des oeuvres à leur coût exorbitant - et d'autre part son caractère transitoire. Un tel contraste doit être envisagé en tenant compte du rôle des fêtes pour lesquelles de telles créations virent le jour : un rôle fondamental dans la construction de l'image des maisons dirigeantes, des élites de gouvernement, des autorités ecclésiastiques ou des libres républiques qui en furent les promotrices. En outre, les inventions mises en oeuvre le temps d'une entrée triomphale ou d'une fête de palais ont souvent connu une seconde vie grâce aux gravures, aux chroniques, aux livrets les décrivant minutieusement avec l'intention de " suspendre l'éphémère " dans le temps et dans l'espace, afin d'en immortaliser les mécènes. Ce volume interroge les caractéristiques des créations éphémères, les relations et les différences qu'elles entretiennent avec les oeuvres pérennes, qu'elles surpassent parfois et inspirent souvent. Si ce phénomène est particulièrement évident dans plusieurs régions de l'Italie, notre objectif est d'élargir notre horizon de recherche vers d'autres pays européens comme la France, la République tchèque, la Pologne, les Pays-Bas et l'Espagne, afin de mieux comprendre les dynamiques des échanges artistiques à travers le continent. Le présent essai étudie les contextes dans lesquels sont nées ces manifestations, leurs finalités, le dialogue établi entre clients, artistes et public. Le rôle du temps est un autre élément au coeur de notre réflexion : quelle trace reste-t-il des inventions conçues pour des fêtes ? Quelles stratégies ont été mises en oeuvre pour en transmettre la mémoire ?
Les contributions rassemblées dans cet ouvrage s'intéressent aux circulations des hommes, des idées et des formes autour des chrétientés orthodoxes post-byzantines durant l'époque moderne (1450-1700). De Byzance à Paris, de Venise à Moscou, jusqu'à l'Ethiopie ou l'Egypte, l'art et la littérature sont empreints de similitudes et de correspondances qui sont les témoins de ces circulations. Si la réception des modèles varie selon le climat culturel et artistique, la capacité d'assimilation propre à chaque pays est un processus qui va de pair avec l'instauration de nouvelles valeurs sémantiques. Parfois, ce processus permet même d'atteindre une puissance expressive inédite. Dans certains cas, des obstacles issus de l'incompatibilité de certaines traditions esthétiques ou techniques peuvent ralentir, voire compromettre l'appropriation de nouveaux prototypes, non sans dégager des énergies conceptuelles originales. Quoi qu'il en soit, l'histoire fournit un trésor inestimable de modèles, appropriés et réinventés en dehors de leur contexte initial pour poser les jalons d'un renouveau souvent à travers une revitalisation d'anciennes énergies et conventions. Divisé en trois parties, le recueil permet d'abord d'observer les circulations entre le monde byzantin et l'Occident en s'intéressant à des sujets aussi variés que les études humanistes, l'architecture sacrée, la peinture et les stratégies iconographiques du pouvoir religieux et séculier. Les contributions traitent ensuite des circulations vers l'Empire russe. Enfin, une dernière section ouvre sur la relation entre passé et présent, autour de prolongements géographiques et chronologiques.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.