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Suspendre l'éphémère : l'art de la fête en Europe à l'Epoque moderne
Frommel Sabine ; Ferdinand Juliette ; Cicali Giuli
HERMANN
50,25 €
Épuisé
EAN :9791037041241
L'art de l'éphémère à l'Epoque moderne présente un paradoxe dans son essence, si l'on considère d'une part les moyens considérables qu'il mobilise - de la réalisation minutieuse des oeuvres à leur coût exorbitant - et d'autre part son caractère transitoire. Un tel contraste doit être envisagé en tenant compte du rôle des fêtes pour lesquelles de telles créations virent le jour : un rôle fondamental dans la construction de l'image des maisons dirigeantes, des élites de gouvernement, des autorités ecclésiastiques ou des libres républiques qui en furent les promotrices. En outre, les inventions mises en oeuvre le temps d'une entrée triomphale ou d'une fête de palais ont souvent connu une seconde vie grâce aux gravures, aux chroniques, aux livrets les décrivant minutieusement avec l'intention de " suspendre l'éphémère " dans le temps et dans l'espace, afin d'en immortaliser les mécènes. Ce volume interroge les caractéristiques des créations éphémères, les relations et les différences qu'elles entretiennent avec les oeuvres pérennes, qu'elles surpassent parfois et inspirent souvent. Si ce phénomène est particulièrement évident dans plusieurs régions de l'Italie, notre objectif est d'élargir notre horizon de recherche vers d'autres pays européens comme la France, la République tchèque, la Pologne, les Pays-Bas et l'Espagne, afin de mieux comprendre les dynamiques des échanges artistiques à travers le continent. Le présent essai étudie les contextes dans lesquels sont nées ces manifestations, leurs finalités, le dialogue établi entre clients, artistes et public. Le rôle du temps est un autre élément au coeur de notre réflexion : quelle trace reste-t-il des inventions conçues pour des fêtes ? Quelles stratégies ont été mises en oeuvre pour en transmettre la mémoire ?
Sebastiano Serlio (Bologne, vers 1480 - Fontainebleau, vers 1554) est l'auteur de l'un des traités d'architecture les plus diffusés de notre temps. Cette monographie étudie plus particulièrement son rôle d'architecte praticien. Serlio fut initié à l'architecture d'abord à Bologne et ensuite à Rome dès 1522 par Baldassare Peruzzi. En 1528, il exerça à Venise en tant que professor di architettura et publia des planches gravées sur les ordres d'architecture. Sa première oeuvre architecturale, la restructuration du Palazzo Zen à Venise, reflète l'influence de la haute Renaissance à Rome et témoigne de sa capacité à associer ce langage à la tradition locale. A la suite de la publication de son Quarto Libro sur les ordres vitruviens, François Ier l'appela en tant que « paintre et architecteur du Roy » à la cour de Fontainebleau, grand laboratoire d'expressions artistiques, où il fut actif dès l'automne 1541. Aucun de ses projets pour le domaine bellifontain ou pour le Louvre ne convint au roi, mais avec l'hôtel du Grand Ferrare, résidence du cardinal Ippolito d'Este à Fontainebleau, et le château d'Ancy-le-Franc (tous les deux commencés vers 1542), il contribua à jeter les bases d'une profonde mutation du langage traditionnel en France. Dans ses oeuvres tardives (la chapelle Saint-Eloi-des-Orfèbres à Paris, le pavillon de l'Officialité à Auxerre, le portail du jardin à Fontaine-Chaalis, les bâtiments pour le cardinal de Tournon), et surtout dans son Libro straordinario, recueil de 50 portails, paru en 1551, il contribue avec succès au goût plus capricieux de la seconde moitié du XVIe siècle. Les édifices de Serlio, ainsi que ses livres rédigés en France, sont autant de témoignages de l'heureuse rencontre entre la tradition française des années 1540 et 1550, tout en révélant les différences entre les deux cultures.
Les contributions rassemblées dans cet ouvrage s'intéressent aux circulations des hommes, des idées et des formes autour des chrétientés orthodoxes post-byzantines durant l'époque moderne (1450-1700). De Byzance à Paris, de Venise à Moscou, jusqu'à l'Ethiopie ou l'Egypte, l'art et la littérature sont empreints de similitudes et de correspondances qui sont les témoins de ces circulations. Si la réception des modèles varie selon le climat culturel et artistique, la capacité d'assimilation propre à chaque pays est un processus qui va de pair avec l'instauration de nouvelles valeurs sémantiques. Parfois, ce processus permet même d'atteindre une puissance expressive inédite. Dans certains cas, des obstacles issus de l'incompatibilité de certaines traditions esthétiques ou techniques peuvent ralentir, voire compromettre l'appropriation de nouveaux prototypes, non sans dégager des énergies conceptuelles originales. Quoi qu'il en soit, l'histoire fournit un trésor inestimable de modèles, appropriés et réinventés en dehors de leur contexte initial pour poser les jalons d'un renouveau souvent à travers une revitalisation d'anciennes énergies et conventions. Divisé en trois parties, le recueil permet d'abord d'observer les circulations entre le monde byzantin et l'Occident en s'intéressant à des sujets aussi variés que les études humanistes, l'architecture sacrée, la peinture et les stratégies iconographiques du pouvoir religieux et séculier. Les contributions traitent ensuite des circulations vers l'Empire russe. Enfin, une dernière section ouvre sur la relation entre passé et présent, autour de prolongements géographiques et chronologiques.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.