Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Antoine Marie Chenavard. Architecte lyonnais (1787-1883)
Dufieux Philippe
PU RENNES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782753549906
Antoine-Marie Chenavard (1787-1883) compte pour l'une des figures les plus originales de l'architecture française du XIXesiècle. Oeuvrant entre néo-classicisme et gothique troubadour, il signe de nombreux édifices publics dans la région lyonnaise, qu'il s'agisse du Grand théâtre de Lyon - inauguré en 1833 et chef-d'oeuvre de l'artiste -, de la première préfecture du Rhône comme de l'église Saint-Denis de La Croix-Rousse. Mais c'est en matière de restauration des monuments médiévaux que l'architecte se distingue particulièrement au cours de sa longue carrière, imprimant sa personnalité aux cathédrales de Lyon, de Belley (Ain) et de Chaton-sur- Saône (Saône-et-Loire) comme aux églises Saint-Etienne de Roanne, d'Oyonnax (Ain) et de Mornant (Rhône). Aux côtés de ses commandes civiles et religieuses, l'architecte exerce son insatiable curiosité à la reconstitution du Lyon antique, objet de savantes spéculations poétiques et archéologiques, dans le sillage de ses séjours en Italie (1816, 1818 et 1822), en Grèce et dans le Levant (1843-1844) ; derniers voyages qui feront l'objet d'importantes publications. Cette monographie constitue la première étude consacrée au plus grand architecte lyonnais du XIXe siècle et dévoile une pauvre d'une fécondité insoupçonnée, servie par une iconographique demeurée à ce jour complètement inédite.
Dufieux Philippe ; Rossiaud Jacques ; Frommel Sabi
Malgré la fécondité de la Renaissance lyonnaise, le Lyon du XVIe siècle a été largement occulté par l'historiographie nationale à la faveur d'une construction idéalisée de la Renaissance française sur fond de centralisation politique et culturelle bercée d'italianité. A l'époque contemporaine pourtant, la redécouverte de la Renaissance entre Rhône et Saône devait fortement contribuer à la définition de l'identité même de la cité rhodanienne - jusqu'à la protection du Vieux-Lyon au début des années 1960 -, renouant avec un âge d'or mythique, synonyme de prospérité économique, de développement culturel et artistique. Le présent ouvrage se propose de revenir sur cette ambitieuse entreprise à travers la redécouverte de l'histoire de Lyon au XVIe siècle, la naissance d'une curiosité pour l'art de la Renaissance au lendemain de la Révolution et son actualisation au XIXe siècle mais aussi l'incidence de ce revival dans le domaine des arts visuels et des arts décoratifs.
Première publication d'envergure consacrée à l'architecte depuis quarante ans, cet ouvrage redonne toute sa place à la personnalité riche et multiple (architecte, directeur de revue, enseignant, collectionneur) qu'est Michel Roux-Spitz. Michel Roux-Spitz (1888-1957) a été l'une des figures centrales de l'architecture en France, des années 1920 jusqu'à la Reconstruction. Originaire de Lyon, il y construit certains de ses premiers bâtiments dans la lignée de son aîné Tony Garnier, avant de réaliser l'un de ses plus importants édifices publics, l'imposant hôtel des Postes, place Bellecour. A Paris, l'immeuble de la rue Guynemer (1927) propulse Roux-Spitz à l'avant-scène d'une école moderne dont il devient aussi l'un des théoriciens. Opposé à la radicalité de Le Corbusier - qu'il assimile à un nouveau formalisme -, comme à celle de Perret sur le béton brut, Roux-Spitz incarne alors une troisième voie, revendiquant une tradition classique renouvelée grâce aux nouvelles techniques de construction. Il le prouve à l'occasion de grandes commandes publiques, comme le long chantier de rénovation de la Bibliothèque nationale. Premier Grand Prix de Rome, Michel Roux-Spitz a par ailleurs entretenu avec peintres (Louis Bouquet) et sculpteurs (Raymond Delamarre, Alfred Janniot) une collaboration régulière et féconde, notamment à la villa Greystone (1945), qu'il conçoit pour lui à Dinard. Roux-Spitz livre ses derniers chantiers à Nantes, dont il supervise la reconstruction.
A lui seul, le décor consacré à l?Afrique noire du salon Paul Reynaud du musée des Colonies suffirait à la gloire de Louis Bouquet (1885-1952). Mais si les grands décors de l?artiste, musée des Colonies et église du Saint-Esprit à Paris, hôtel de ville de Puteaux et Grande Poste de Lyon, forment la partie la plus visible de son oeuvre et firent sa célébrité, le reste de sa production picturale reste en réalité entièrement à découvrir. Il est vrai que Bouquet ne connut jamais de succès de galerie, bien que de nombreuses manifestations individuelles ou collectives aient jalonné sa carrière. Philippe Dufieux nous invite à suivre l?artiste depuis ses premières oeuvres symbolistes et nabies, élaborées sous l?égide de Marcel Lenoir et de Maurice Denis, en passant par la maturation d?un art original et synthétique, jusqu?à son épanouissement sur les vastes surfaces murales offertes par l?architecture au début des années 1930. Peintre, dessinateur, portraitiste, graveur, illustrateur... Symboliste, nabi, cubiste, expressionniste, classique enfin... Son oeuvre rassemble en lui toutes ces écoles en les dépassant souverainement.
Architecte majeur des Trente Glorieuses, Jacques Perrin-Fayolle (1920-1990) a façonné le paysage urbain de la région lyonnaise, signant notamment le campus de la Doua, la bibliothèque de la Part-Dieu ou encore l'hôpital cardiologique Louis-Pradel. Deux décennies durant, de 1950 à 1970, le nom de Perrin-Fayolle se confond avec les grands programmes architecturaux de l'enseignement supérieur de la région, qu'il s'agisse de l'Institut national des sciences appliquées et de la nouvelle faculté des sciences à Villeurbanne, de l'Ecole centrale de Lyon à Ecully ou de l'Ecole nationale des travaux publics de l'Etat à Vaulx-en-Velin. Il imprime à ces grands équipements une modernité internationale élaborée à l'aune de ses nombreux voyages. Cette étude souligne en particulier combien la culture urbaine et constructive de Perrin-Fayolle constitue le fil conducteur de son travail, dans un jeu de correspondances qui forgera un ensemble de constructions d'une rare cohérence. Mais cet ouvrage fait bien plus que restituer le parcours d'un architecte ; il retrace l'édification patiente d'une oeuvre qui a fait de la métropole de Lyon un observatoire privilégié des profondes mutations culturelles, architecturales, urbanistiques et techniques des années 1950-1970.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.