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Hervé Bazin connu & inconnu
Dufief Anne-Simone
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782915751260
Révélé en 1948 par un livre violent, Vipère au poing, Hervé Bazin est l'un des auteurs les plus lus de la deuxième moitié du XXe siècle qui n'a cessé de produire des romans, des nouvelles et des essais. Placé au centre de la vie littéraire française en devenant président de l'Académie Goncourt en 1973, l'auteur se trouve aujourd'hui dans une sorte de purgatoire car s'il conserve des lecteurs dans le grand public, il n'a pas encore trouvé toute sa place au sein des programmes universitaires. Cet ouvrage, inscrit dans la continuité du colloque organisé en 1986 par Georges Cesbron du vivant de l'auteur, entend faire un état des lieux de la recherche universitaire, et au besoin la relancer, suite à l'acquisition en 2005 par la Bibliothèque universitaire d'Angers du Fonds Hervé Bazin composé d'une vingtaine de manuscrits, de plus de 9 000 lettres et d'une riche documentation. Les auteurs s'attacheront ici à l'étude de l'oeuvre dans sa globalité en croisant des approches diverses (critique, génétique, interprétation, réception) et en s'intéressant également à la place et au râle d'Hervé Bazin dans le champ littéraire français et international.
Résumé : La célébrité de Daudet s'appuie sur deux figures légendaires : l'Arlésienne, dont l'absence est passée en proverbe, et Tartarin, le jovial menteur, ainsi que sur le souvenir de la lecture des Lettres de mon moulin faite bien trop tôt pour qu'on en apprécie la richesse et les ambiguïtés. A partir de ces morceaux choisis et souvent survolés, s'est bâtie une image tout à fait réductrice de Daudet : un conteur méridional en belle humeur, un galéjaïre dont l'ceuvre n'exclut pas une pointe d'émotion. Mais le vrai Daudet reste méconnu, victime de préjugés. Il faut redécouvrir un auteur qui, pour ses contemporains, était un grand écrivain, un maître de la nouvelle école et une personnalité complexe et attachante dont la sincérité va jusqu'au cri.
Plus noble que le Roi", c'est en ces termes que Villiers revendiquait l'ancienneté de sa maison, renouvelant ainsi le célèbre échange entre Adalbert de Périgord et Hugues Capet, alors fraîchement élu par ses pairs, et transcrit un siècle plus tard par Adhémar de Chabannes en cette formule "Qui t'a fait comte ? - Et toi, qui t'as fait roi ?". Les textes rassemblés ici à l'occasion d'une journée d'études en hommage à Alain Néry, professeur des universités spécialiste de Villiers de l'Isle Adam et du légitimisme, s'attachent à étudier les représentations littéraires de la noblesse au travers des évolutions politiques et idéologiques depuis 1789. Ce volume montre toute la richesse fantasmatique liée aux représentations de la noblesse, images de gloire ou de déchéance. Bouc émissaire, celle-ci nourrit les rêveries victimaires ; elle s'affirme une race illustre mais condamnée au dévoiement ou à la stérilité ; elle renaît cependant comme élite porteuse des valeurs d'excellence sans lesquelles aucune société ne survit. La littérature s'impose ici comme le lieu d'une réflexion, renouvelée en permanence, sur la place que peut occuper la noblesse dans une société née de l'abolition des privilèges de l'aristocratie.
Résumé : Les romans de Daudet, injustement oubliés, offrent une riche polyphonie et sont à l'image d'une personnalité sceptique pour qui la réalité ne se limite jamais à un seul aspect. Les menaces d'éclatement qui pourraient peser sur cette ?uvre sont conjurées par le talent de conteur du romancier et l'équilibre qu'il maintient entre l'observation et l'imagination. Daudet, romancier de l'émotion, n'est plus perçu comme démodé à notre époque où l'humanitaire nous sollicite et où l'on n'a plus honte, comme disait Paul Guth, de " pleurer avec le petit Chose ". La pensée systématique est aujourd'hui en crise ; le structuralisme est renais en question. Sous la pression de l'audiovisuel notre culture s'attache au morcellement ; à la vision éclatée, à la discontinuité. Daudet romancier impressionniste, Daudet sceptique, homme de la diplopie, pourrait donc répondre aux attentes de notre modernité. Peut-être est-ce là le gage d'un succès nouveau de l'écrivain ?
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.