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Le complexe du loup-garou. La fascination de la violence dans la culture américaine
Duclos Denis
LA DECOUVERTE
10,50 €
Épuisé
EAN :9782707145017
Pourquoi y a-t-il autant de " serial killers " aux États-Unis ? Pourquoi la " production culturelle " américaine (films, télévision, livres) est-elle aussi imprégnée de violence et de cruauté ? Est-il vrai que le spectacle de la violence imaginaire encourage le déchaînement des instincts violents ? Mais aussi : pourquoi la double figure du Dr Jekyll et de Mr Hyde, ou encore le complexe du loup-garou, sont-ils aussi présents dans la culture nord-américaine ? En se répandant mondialement, cette culture aurait-elle le pouvoir de multiplier parmi nous les appétits meurtriers et les obsessions macabres ? Denis Duclos apporte ici une réponse inattendue à cette énigme, grâce à une enquête approfondie au c?ur de la culture de la terreur. Il montre que la représentation de la violence à l'écran est d'abord le reflet d'une conviction mythique propre à la culture américaine : pour elle, la société n'est qu'un rempart précaire contre l'animal tapi en nous. Chez les tueurs en série comme chez les personnages sanglants de la fiction, elle ne fait que répéter les figures héroïques des sagas nordiques, les " Bersekr ", ces guerriers fous toujours tentés de se métamorphoser pour massacrer leurs propres familles. C'est ce fantasme qui lui fait accepter, en contrepartie, la surveillance automatisée, pour stopper le déviant, et qui explique en partie l'hypertrophie du droit aux États-Unis.
Ce livre nous emporte dans la sage des forces domptées et des illuminations distribuées, dans celle du transport facilité, du travail diminué. Réalité? Rêve? Les deux sans doute. Peut-être même renouvellement de la réalité par la force. Il s'agit d'un changement étonnamment rapide entre les 6 400 lanternes à bougies du Paris de 1740 et les métropoles étoilées qu'on voit aujourd'hui d'avion, il s'est seulement écoulé deux siècles et demi. Les élans visionnaires d'une humanité libérée ne vont pas sans batailles pour des solutions techniques diverses. Qui sait qu'une tonne de houille distillée donnait, avant-guerre, 320 ml de gaz domestique? Les immenses pipe-lines qui sillonnent la planète aujourd'hui, de même que les centrales nucléaires - au coeur du débat - évitent sans doute à la France d'être encore ce premier importateur mondial de charbon qu'elle fut dans les années 20. L'aventure énergétique pose des questions, impose des choix d'autant plus cruciaux que la population augmente et que les limites écologiques de la planète Bleue se précisent. Sait-on que les experts sont unanimes à dater vers 2050 la régression des ressources de pétrole, de gaz puis de charbon? Que les énergies dites "renouvelables" - hydraulique, solaire, éolienne - ne formeront encore que 20 % de nos ressources en 2020? Ce livre nous décrit un voyage extraordinaire qui n'est cependant pas sans péril... Les réflexions comme les opinions exposées nous incitent à la lucidité et à la vigilance. Tout cela suggère que, sans doute, nos rêves pour demain devront être un peu moins fous, nos dépenses un peu mieux mesurées. C'est un autre enjeu pour l'aventure technologique, jamais rassasiée. Et le débat est ouvert alors qu'intervient l'heure des choix.
Résumé : La petite cité provençale de Padaillan-la-Neuve s'adonne à la torpeur estivale et touristique, au pied du majestueux mont Perroux. Personne ne se doute de la terrible menace suspendue, invisible, dans le ciel serein. Quand survient le premier mort, le gendarme Daligade ne s'en émeut guère. Quelques jours et quelques cadavres plus tard, il aura lui-même vieilli prématurément ! Aussi résolus soient-ils, le juge Durel (du parquet d'Avignon) et le commissaire Douard (du SRPJ de Marseille) sont soumis à rude épreuve. La ville est meurtrie dans sa chair, secouée dans ses élites, remuée dans son passé. Les médias y convergent, en oiseaux de proie. Quelle est donc cette présence monstrueuse à l'?uvre dans la ville innocente, capable, par ses crimes, d'en mettre à jour les plus affreux secrets, d'y répandre la peur, la honte et la haine ? Jusqu'où ira la catastrophe ? Il semble, en tout cas, que l'énigme tourne autour du Fra Diavolo, haut lieu de la jeunesse padaillanaise. Ou bien est-ce du château du Platet qu'émanent ces maléfiques vibrations ?
Lors d'un séminaire organisé par Denis Duclos en 1993 se trouvaient déjà soulevées et traitées bien des questions "avant-coureuses" rassemblées aujourd'hui sous l'étiquette du développement durable. Il apparaissait déjà clairement (vingt ans après la prise de conscience française des limites du productivisme / consumérisme) que le problème essentiel de l'écologie n'est pas purement économique, techno-scientifique ou juridique. Il réside d'abord dans le "choix culturel", le sens donné au "vivre ensemble" dans la société planétaire. C'est de ce problème - toujours irrésolu - que traitent alors Mary Douglas, Michel Freitag, Olivier Clain, Gilles Gagné, Lucien Chabason, Florence Rudolf, Alain Caillé, André Micoud, Denis Duclos et Kerry H. Whiteside. Participent aussi au débat : Michelle Dobré, Bernard Kalaora, Chloé Vlassopoulos, Marc Saintupéry, Roger Ferreri, Hélène Meynaud. Leurs réflexions sont fascinantes à deux points de vue : par leur avance, elles montrent que l'imagination et la pensée n'ont pas manqué pour ouvrir des perspectives viables ; mais elles incitent aussi à se demander pourquoi la question écologique se répète dans les mêmes termes, alors que les menaces se confirment de tous côtés. La perception de la vie change-t-elle tant que la pratique n'a pas accumulé des modifications graduelles, négociées ? Alors seulement le vécu du monde pourra basculer vers une nouvelle cohérence.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.