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Louis XIII et les 400 coups
Duchein Paul ; Garrisson Janine
PRIVAT
30,00 €
Épuisé
EAN :9782708958166
Nous sommes en 1621. Pendant deux mois et demi, la ville de Montauban est assiégée par les troupes de Louis XIII. Le roi veut mettre fin à l'indépendance de la cité protestante qui rayonne dans tout le Midi. Cette bataille a traversé les temps par sa durée, sa force guerrière (plus de seize mille morts) et sa dimension universelle : le David montalbanais tient tête au Goliath royal. Et de belle manière ! Rien n'y fait, ni la faim, ni la soif, ni les assauts répétés, ni les canonnades massives. Un témoin d'alors, Hector Joly, tient au jour le jour le journal du siège. Un reportage plein de vie, de mouvement et même d'humour ! Tout y est : le film des événements, les drames humains, la tragédie d'une armée de conquête et les hauts faits d'une résistance héroïque. Face à la vaillance des Montalbanais, le roi ordonne de tirer quatre cents coups de canon pour les soumettre définitivement. En vain ! Depuis, l'expression " faire les 400 coups " est restée gravée dans les mémoires... Cet épisode majeur pour l'histoire de la France et du Languedoc, mais aussi pour l'histoire du protestantisme, méritait d'être mis en lumière. Janine Garrisson, historienne et écrivain, montalbanaise et spécialiste du protestantisme, présente et commente le texte original d'Hector Joly. Paul Duchein accompagne ce document exceptionnel d'illustrations originales, des assemblages et des collages marqués par l'esprit surréaliste.
De nos jours, la technologie ne cesse de progresser et l'intelligence artificielle n'appartient plus à une simple connotation de fiction. Dans cette oeuvre, nous vous proposons un véritable face à face avec l'intelligence artificielle afin que vous puissiez vous munir de votre propre avis sur le sujet.
Il en va de l'histoire comme des autres sciences. Le laboratoire, ce sont ici les archives, les musées, les bibliothèques. Le matériau, c'est le document, écrit ou non écrit, qu'une analyse transmue en témoignage et qu'une critique confronte à d'autres témoignages. "Il y a le document qui parle de lui-même parce qu'il a été conçu pour raconter — ce qui ne signifie pas qu'il soit sincère. Le récit, la chronique, le journal sont précieux, tout comme le tableau figuré, souvent parce qu'ils fourmillent de détails empruntés à l'observation, toujours parce qu'ils proposent une explication, un éclairage, une version. L'historien sait ne pas négliger de tels témoignages. Il en sait la fragilité. S'imposent le recoupement, la critique, l'assemblage. Le témoin unique ne témoigne de rien que de sa propre version : le peintre des travaux champêtres n'a jamais tenu un mancheron et l'acteur d'une bataille n'en a vu que son entourage. "Il y a aussi le document né de l'action, dont l'auteur n'aurait jamais pensé qu'il serait un jour matière première de l'analyse historique. C'est la lettre, la décision, le compte, mais c'est aussi le plan de la ville ou l'ordonnance des champs, l'appareil de la construction ou la forme du soc. Mais ce document, comme la cornue du chimiste ou le microscope du biologiste, ne répond bien souvent à l'interrogation qu'en désavouant l'idée préconçue de l'historien et en le contraignant à de nouveaux points de vue, à de nouvelles questions. La recherché est ici comme ailleurs un interminable dialogue. "Autant qu'au maître, à l'étudiant, à l'élève tentés de prendre leur part à l'expérience de l'historien, cette collection s'adresse à tous ceux qui souhaitent passer derrière le décor planté par l'écriture des historiens quand ceux-ci parviennent à des résultats, qui veulent poser eux-mêmes les questions que suggère l'intelligence de notre temps à la diversité du témoignage des temps passés. "Ce que nous proposons ici, c'est évidemment un choix. Les textes inconnus ou peu connus côtoient les pièces illustres qu'on se serait étonné de ne pas trouver sous le prétexte qu'elles sont ailleurs. Des actes solennels alternent avec ceux de la pratique quotidienne. Des récits en forme ont place à côté de l'information diffuse qu'il faut extraire d'une phrase ou d'un vestige archéologique." Jean Favier, de l'Institut
La destinée exceptionnelle de la dynastie Stuart, qui régna sur l'Ecosse puis sur l'ensemble de la Grande-Bretagne et de l'Irlande pendant plus de trois siècles ponctués de drames et de tragédies de toute sorte, a depuis longtemps retenu l'attention des historiens comme l'imagination des poètes et des romanciers. L'ouvrage de Michel Duchein, rempli d'épisodes oubliés et d'anecdotes pittoresques, en transmet l'écho. Pour un lecteur français, la sage des derniers Stuarts évoque leur long exil à Saint-Germain-en-Laye, à Bar-le-Duc, à Avignon, et le rôle joué par les jacobites dont beaucoup se sont fixés dans notre pays et y ont fondé des familles encore existantes. La destinée des derniers souverains offre de plus un intérêt particulier, dans la mesure où elle coïncide avec l'échec définitif, outre-Manche, du modèle de monarchie de droit divin auquel leur dynastie s'était en quelque sorte identifiée. La chute de la maison Stuart est le premier craquement annonciateur de la chute des trônes absolus. C'est donc, autour des cinq ou six derniers Stuarts et en grande partie malgré eux, toute une période charnière de l'histoire de l'Europe qu'illustre ce livre. Que cette aventure dynastique nous mène, en France, de l'aube du règne de Louis XIV à l'apogée de Napoléon Ier fournit matière à bien des réflexions. Peut-être celles-ci ne sont-elles pas sans relation avec l'état de nos deux pays dans l'Europe d'aujourd'hui?
Bien qu'elle ne dispose pas (pour l'instant ?) d'un Etat, l'Ecosse n'en est pas moins l'une des nations les plus anciennement constituées d'Europe et l'une de celles qui ont gardé les traits les plus originaux. Elle n'a jamais connu l'occupation romaine : son peuplement, sa langue, son organisation sociale, ses dynasties princières, ses alliances (ainsi avec la France à partir du XIIe siècle) et même les aspects qu'y a revêtus le protestantisme la différencient fortement de sa voisine du Sud, l'Angleterre. Celle-ci a d'ailleurs dû s'y reprendre à maintes reprises pour finalement lui imposer (en 1707) une quasi-annexion, après un siècle de cohabitation sous des souverains originaires d'Ecosse (les Stuart). Encore le pouvoir de Londres a-t-il toujours dû mettre les formes et composer avec le sentiment national écossais, jusqu'à ce jour de 1997 où un référendum a décidé l'élection d'un parlement écossais (au printemps 1999) et (au début de l'an 2000) la 'dévolution' à celui-ci quelques-uns des attributs de souveraineté. Le long passé de l'Ecosse et des Ecossais ainsi que leur culture ne sauraient donc être considérés comme de simples prolongements de ceux de l'Angleterre et méritaient amplement une synthèse à part entière. Pour la première fois en français avec une telle hauteur de vue, c'est chose faite, de la manière la plus savante et la plus vivante qui soit, sous la plume de l'un des meilleurs spécialistes de l'histoire d'outre-Manche. Inspecteur général honoraire des Archives de France, Michel Duchein est l'auteur d'une biographie de la reine d'Ecosse Marie Stuart (Fayard, 1987), d'Elisabeth Ire d'Angleterre (Fayard, 1992) ainsi que du tome III de la collection dirigée par Jean Favier, 'Archives de l'Occident', Les Temps modernes, 1559-1700 (Fayard, 1995). Il est officier de l'Ordre de l'Empire britannique.
Le 11 novembre 1918, 11 h, signature de l?armistice? Comment ont réagi, après tant d?annonces différées d?une fin proche et d?espoirs déçus, les Français ordinaires ? Oscillant entre incrédulité, soulagement, joie intense ou volonté de fraternisation, une centaine de témoignages authentiques et inédits, issus de correspondances ou des carnets personnels, donne la parole, un siècle plus tard, aux soldats, fantassins ou artilleurs, hospitalisés ou en permission, aux civils en France ou habitant des territoires occupés par l?armée ennemie, aux prisonniers en Allemagne ou aux soldats continuant encore à se battre à Arkhangelsk et à Odessa. Un livre-hommage aux Français ordinaires qui ont vécu la fin de la Grande Guerre.
Cépage emblématique du Languedoc et du Roussillon, connu depuis l'Antiquité en Méditerranée, le muscat à petits grains a été porté par son produit phare, le vin doux naturel. Cet ouvrage évoque ce vin historique, issu d'un territoire illustre entre Sète et Montpellier, et d'une si grande notoriété qu'il entraîne dans son sillage les autres productions du Languedoc. A l'heure de la mondialisation, le cépage aux grappes d'or, précoces et fragiles, aux arômes puissants emprunte de nouvelles voies. L'introduction de techniques pointues ou d'une culture biologique, voire naturelle, ouvre à de nouveaux goûts, de nouvelles sensations. Elles insufflent un air régénérant sur ce patrimoine viticole hors normes, qui se dévoile ici dans toute sa superbe : doux, sec, moelleux, rosé, effervescent... un cépage aux racines millénaires ancré dans les enjeux contemporains.
CONCORDE... Il y a ceux qui l'ont conçu, fabriqué, testé, exploité. Il y a ceux qui ont voyagé à Mach 2, sous les couleurs d'Air France ou de British Airways. Paris-New York en 3 h 30 ! II y a aussi les curieux fascinés qui allaient simplement le voir voler, pour le plaisir, pour le rêve, pour la beauté. Concorde a donné confiance A l'industrie européenne naissante en la persuadant qu'elle était capable de réussir des défis alors inimaginables et en l'imposant durablement. Si Concorde est aujourd'hui un avion de musée, son expérience passée, inégalée dans le monde, n'en inspire pas moins des projets novateurs, signes précurseurs de l'avènement possible d'une nouvelle ère du transport supersonique civil. Dans l'imaginaire de tous, Concorde est un avion d'exception. Entre nostalgie et futurisme, entre oeuvre d'an et summum de technicité, il constitue ainsi un des repères A la fois culturel et technologique de notre patrimoine. Pour se souvenir et pour rêver encore, toujours.
Après Abdennour Bidar, Gilles Kepel, Pierre Rosanvallon et Michel Wieviorka, invités par le Dé- partement de la Haute Garonne les années précédentes, Gérard Noiriel, spécialiste de l'histoire de l'immigration en France, a abordé lors d'une coférence en décembre 2020 la question des " valeurs progressistes de la République et du rôle civique de la science et de la culture pour combattre les discours de haine ". Une réflexion menée de concert avec le public sur les violences et l'extrémisme au quotidien et dont ce livre reprend le contenu intégral entièrement revu par l'auteur.