Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
DE L'ANGE A L'HUITRE
DUBOIS
BAYOL JEAN PAUL
15,09 €
Épuisé
EAN :9782916913162
Vous aimez lire, vous appréciez la solitude, le silence. Ce qui ne vous empêche pas de prendre plaisir à la conversation vous tenez la langue française en estime. Vous n'ayez pas besoin de distraction: les parcs d'attractions, très peu pour vous. Vous ne courrez pas l'aventure, la vie de tous les jours vous semble une entreprise déjà bien périlleuse. Les romans d'imagination ne vous font aucun effet: à quoi bon se passionner pour des personnages et des événements n'ayant jamais existé? Vous souriez volontiers à la manière d'un gastronome goûtant un nouveau plat: sucré / salé pourquoi pas? tant que les ingrédients sont frais, et si possible de saison. Vous aussi vous auriez pu écrire, mais il se trouve que vous avez mieux à faire. FD.
Le roman policier est à peu près le seul genre qu'ait inventé la littérature moderne. Mais il y a plus étonnant : ce même roman, réputé ludique, réputé trivial, est l'expression de la modernité même, dont il accompagne la naissance et le développement. Elle fait de lui, aujourd'hui, une forme universelle, transmédiatique, interchangeable. Le policier comme grande forme moderne est ici décrit et interrogé en référence à sa tradition française. Il l'est à travers une histoire, c'est-à-dire le moment d'une émergence ; il l'est à travers des structures et des odes spécifiques de fonctionnement ; il l'est en trois expériences de création (Leroux, Siménon et Japrisot), qui voient cette forme accéder à un sens politique. Curieusement, ce sens s'accompagne d'une figuration mythique où se reformule sans trêve l'expérience oedipienne. Bref, si, pour notre plaisir, le polar reste le polar, le lire distraitement n'est plus possible désormais.
Le pacifisme jusqu'au-boutiste, que nous appelons munichisme, conduit immanquablement à la reproduction de petits Munich. ;Additionnés, ces derniers dessinent nos actuelles et nos futures défaites. D'aucuns s'en réjouissent ou s'y résignent. Pour notre part, nous pensons que l'usage de la force peut être légitime et, plus encore, que certaines guerres sont justes, que certaines guerres doivent donc être menées. Notre âme, notre histoire, nos traditions, notre littérature, notre culture ne méritent-elles pas que nous les défendions ? Nous ne pouvons accepter que la France laisse mourir les hommes de Srebrenica comme nous ne pouvons accepter de devenir un simulacre de peuple. Sans haine, sans sentiment de supériorité, mais avec la conviction profonde que nous sommes tributaires et gardiens d'un héritage, nous ne pouvons accepter que la France et l'Europe se vautrent dans la honte.
Les nouvelles sciences et les nouvelles philosophies nous dessinent des paysages dont la splendeur et l'inspiration dépassent de beaucoup l'au-delà proposé par les religions. De nouvelles définitions de la vie, de l'homme, de l'intelligence et de la conscience nous sont proposées. Sans nous éloigner de la nature, elles nous mettront mieux en phase avec ce qui est peut-être le ressort profond de l'évolution cosmologique. Face à l'inquiétante montée des religions politiques, Jean-Paul Baquiast défend une vision athée du monde. A travers un panorama des connaissances scientifiques et philosophiques les plus récentes, il propose aux lecteurs une nouvelle pensée matérialiste.
Berlin. La ville vient de pulvériser son mur. Encore convalescente et mal à l'aise dans son corps réunifié, elle est projetée dans le nouveau millénaire. En marge du tournage d'un film qui se perdra corps et biens, un acteur arpente la ville, écoute ses battements, explore ses artères et ses centres nerveux. Numéro 37 de ce côté. 38 de l'autre. Et puis 39. 39 comme l'ouverture des hostilités et comme une fièvre. Celle que j'atteignais d'ailleurs fréquemment dans mon enfance et qui m'a valu mon surnom. Trente-Neuf. Le thermomètre se bloquait à ce degré. Sujet à des fièvres interminables, je délirais pendant des semaines. Pour moi, j'ai 39 voulait dire qu'un dragon me possédait, frappait à mes tempes, injectait mes yeux d'un mauvais sang, empoisonnait mes veines et brûlait ma gorge. 39 c'était lui. Je l'avais. Il s'était introduit dans les cavernes de mon corps. Il y avait élu domicile. Sa présence me terrorisait. Je pensais en avoir hérité comme les neuf queues du mistigri au jeu des sept familles. Je pouvais le voir couché sur le tas d'or de mes viscères. La nuit je me réveillais en nage et restais des heures à grelotter au fond de mon lit, fermant les yeux pour chasser le monstre incrusté dans l'ombre. Mais à peine l'avais-je délogé que je le voyais surgir d'un autre repli obscur. Il revenait au détour d'une épaisse lame de fond, travaillé comme un pétrin qui épousait trente-neuf formes molles prêtes à me recouvrir et à m'étouffer sous la pâte. Un jour j'ai décidé de lutter avec lui à armes égales et que le gagnant pourrait prendre le nom du vaincu. Le lendemain je me suis réveillé sans température. J'ai dit OK, je suis Trente-Neuf. Bien plus tard, le jour où j'ai voulu me donner un pseudonyme pour la scène, Trente-Neuf s'est imposé comme une nouvelle bravade. Depuis ça m'est resté.
Antonio, la trentaine, fuit la société pour une île d'une beauté sauvage où il cherche la sérénité, l'authenticité et, ne sachant s'il y trouvera l'amour, la fraternité. Mais l'île n'échappe pas au monde. La promotion immobilière et le tourisme de luxe la menacent. Ouvriers et pêcheurs s'y opposent et ils organisent la résistance. Antonio n'en veut pas davantage car il voit arriver l'arrogance, la superficialité et la violence qu'il avait fuies. Toujours désireux de fraternité mais réticent à l'action collective, il hésite encore à se joindre à eux. Sa rencontre avec une jeune touriste aisée, avant-garde de ce qu'il redoute et s'apprêterait à combattre, vient ajouter à son trouble. Roman d'amour sur fond de lutte politique et sociale, entre engagement et quête personnelle, J'étais une île aborde un autre monde possible où les intérêts économiques ne feraient ni les besoins ni les passions des hommes.