Entre 1893 et 1900, Ernest Bourgarel, ambassadeur de France en Colombie, a rassemblé au cours de ses périples dans les provinces, une incomparable collection de photographies et noté ses impressions dans ses carnets de voyages. Ce livre présente quelques bribes de ce trésor récemment découvert. Plus qu'une simple présentation de photographies anciennes, cet ouvrage s'aventure sur les traces du voyageur-photographe et de ses motivations profondes de collectionneur. Et lorsque ce voyageur n'est autre que l'ambassadeur de France en titre dans une Colombie de la fin du XIXe siècle, à la veille d'une nouvelle guerre civile, ces documents nous révèlent une extraordinaire vision d'un pays qui se construit. Ernest Bourgarel était un érudit de ce siècle des révolutions. Un diplomate qui a passé sa vie à voyager, dans les pays où il était en poste, à la découverte de l'autre. La Colombie a été son coup de coeur. Dans ses écrits et ses photographies, il en décrit la géographie, l'organisation, la culture, ses forces et faiblesses. Son instabilité endémique. La puissance de l'image comme document de voyage est ici décryptée par des spécialistes. Des chercheurs français et colombiens apportent également leur éclairage historique et ethnologique au lecteur qui veut connaître la vieille Colombie, coeur de la nouvelle Amérique latine de Bolivar. La plupart de ces photographies étaient inconnues jusqu'alors. Elles amènent un regard neuf sur ce pays ancien. Comme un atlas mémoriel, ce livre pousse au nécessaire exercice de mémoire, chantier salvateur dans un pays où la paix s'érige après cinquante ans de guerre civile. Après avoir fait don aux Archives du ministère des Affaires étrangères du fonds photographique et documentaire Bourgarel, sa famille a décidé d'en rendre public les documents les plus marquants dans le cadre de l'année France-Colombie 2017 afin que s'affermissent les liens entre ces deux pays. Sous la direction de Charles-Henry Dubail et Marie-Claude Dubail-Acero, une équipe pluridisciplinaire franco-colombienne a entrepris un travail de recherche dont cet ouvrage constitue la première pierre.
Résumé : Le journaliste diffamateur est présumé de mauvaise foi. Pour détruire cette présomption et lui permettre d?être exonéré de responsabilité, il doit traditionnellement rapporter la preuve de quatre éléments : la légitimité du but poursuivi, le sérieux de l?enquête, la prudence dans l?expression et l?absence d?animosité personnelle. Or, sous l?influence de la Cour européenne des droits de l?Homme, est apparu le critère de " débat d?intérêt général " pour apprécier la bonne foi du journaliste professionnel. Se pose alors la question de la portée de cette référence et son articulation avec les critères traditionnels de la bonne foi. En outre, ces critères s?apprécient différemment selon le genre de l?écrit en cause et la qualité de la personne qui s?y exprime. Il en est ainsi dans le domaine de l?expression humoristique, littéraire, de même en matière de polémique politique, de témoignages vécus ou d?interviews. Par ailleurs, la protection pénale de certains " secrets " vient souvent heurter de plein fouet la liberté d?informer, mais également mettre en exergue l?existence de conflits de secrets. Ainsi, l?avocat est tenu au secret de l?instruction comme au secret professionnel. Mais parfois, les droits de la défense ? qui passent par une nécessaire liberté d?expression ? peuvent justifier qu?il y soit porté atteinte, comme en attestent d?ailleurs plusieurs décisions récentes. Presse et justice ont chacun leur secret : " de l?enquête et de l?instruction " pour le juge notamment, et " des sources " pour les journalistes. Or la recherche de la vérité passe par la connaissance, voire la divulgation des informations couvertes par le secret de l?autre. Quel équilibre envisager dès lors, au regard des affaires récentes, des dernières jurisprudences et de l?annonce par Christiane Taubira d?un nouveau projet de loi sur le secret des sources ? Une récente proposition de loi visant à instaurer un délit de " violation du secret des affaires des entreprises " pose la question des éventuelles restrictions du droit à l?information que pourrait faire peser une telle incrimination. La question de cet équilibre se pose également en matière de " secret de la vie privée ". Toutes ces questions ont été discutées par d?éminents juristes et professionnels de l?information, à l?occasion du Forum Légipresse 2012. Leurs interventions sont reproduites dans ce numéro.
Résumé : Lutte contre le racisme et loi de 1881, apologie de terrorisme, blocage administrative des sites, loi sur le d'informer des journalistes et lanceurs d'alerte...d universitaires lors du Forum Légipresse sont les actes de cette journée.
Lanceurs d'alertes, wiki-leaks, Panama papers, mais aussi bad buzz, fake news, dénigrements... : les manifestations d'une expression virale ne cessent de se multiplier et d'interroger sur leurs répercussions politiques, économiques, sociales ou personnelles. Faut-il arrêter, encourager, accompagner ces formes de rumeurs modernes et digitales ? Informent-elles ou déforment-elles ? La difficulté liée à la rapidité du phénomène tient à ce que la propagation de toutes sortes de "contenus" intervient sans qu'il soit possible de vérifier toujours leur source, leur légalité ou leur qualité. L'internaute, qui est aussi le citoyen et consommateur, est susceptible de recevoir une information qui n'a fait l'objet d'aucun contrôle éditorial a priori et son appartenance aux réseaux sociaux l'autorise, voire l'invite à la transmettre à son tour avec autant de célérité et sans davantage de précautions. Ce "bouche-à-oreille en ligne" est susceptible de véhiculer aussi bien des faits avérés, des opinions revendiquées que des mensonges éhontés et de colporter toutes sortes de rumeurs infondées. Dans une démocratie, le droit s'avère malhabile à saisir un tel phénomène multidirectionnel, coincé qu'il est entre des impératifs contradictoires de liberté - d'information, d'opinion, de création -, de contrôle et de souveraineté. La conférence organisée par le Centre de Droit Economique et l'IDA de la Faculté de droit d'Aix-en-Provence, en partenariat avec le laboratoire DANTE, qui s'est tenue le 29 juin 2018, a étudié le défi que la rumeur augmentée de cette dimension numérique pose au droit. Les intervenants de renom, juristes, politistes ou journalistes ont tout tenté de définir les éléments constitutifs de la rumeur, avant de déterminer les attitudes que le droit peut décliner face à ce phénomène collectif et décentralisé : tâcher d'en limiter la contagion lorsqu'elle est malfaisante à travers des instruments juridiques, techniques ou pédagogiques, trouver des ressorts pour dissuader les auteurs de ces pratiques ou ceux qui contribuent à les propager. Le droit est ici en équilibre sur un fil tendu.
Oxymore, homéotéleute, métaphore, litote... Autant de figures de style indispensables pour rythmer, imager, illustrer, nuancer son texte, son discours, son oeuvre. Mais comment y recourir quand on ne les connaît pas vraiment, quand on sait ce qu'on aimerait obtenir mais qu'on ignore le nom des figures correspondantes ? Comment dire... ? répond précisément à cette question en présentant les figures non par ordre alphabétique mais par objectif du lecteur/auteur. Chaque chapitre définit la figure correspondant à l'objectif, en presente des illustrations littéraires et propose des exercices d'entraînement 'pour en faciliter l'adoption par le lecteur. Jean-Pierre Colignon a été, pendant près de vingt ans, chef du service de la coi iedion du journal Le Monde, puis rédacteur et conseiller linguistique. "Coach n en orthographe, grammaire, ponctuation, enseignant à l'écale de formation des correcteurs, en écoles de journalisme, et dans les médias il est l'auteur de plus de 60 ouvrages sur la langue française. Il fut membre du jury national des Dicos d'or de Bemard Pivot Le seul ouvrage classant les figures de style en fonction de vos besoins. Après Où est la faute ? Testez et améliorez votre niveau de français, l'ouvrage Comment dire...? constitue la nouvelle boite à outils ludique pour la maîtrise du français parue chez ediSens.
Qu'est-ce que le C41SR, le COFAT ? Combien la France a-t-elle d'avions de combat ? Où en est la dissuasion nucléaire ? Quelles sont les attributions du Premier ministre en matière de Défense nationale ? Comment sont formés les cadres ? De quels équipements disposera le fantassin du futur à travers le programme Félin ? Comment sont organisés les états-majors ? Ou plus simplement, de quels éléments se compose le budget de la Défense ? En répondant à ce type de questions, Christian Batifoulier, journaliste, et Henri Paris, officier général, se sont attaché à donner des clés essentielles pour mieux comprendre l'organisation de la Défense et le déroulé des opérations militaires. Ce livre s'adresse aussi bien à ceux qui doivent traiter des informations concernant ces secteurs, journalistes, politiques et enseignants notamment, mais aussi au simple citoyen qui souhaite mieux décrypter l'actualité. C'est enfin un ouvrage critique qui aide le lecteur à formuler son propre jugement sur un sujet trop souvent méconnu.
Non ! Il ne s'agit pas d'une nouvelle version du roman de Choderlos de Laclos, mais des liaisons " mal (t') a propos " que l'on entend trop souvent à la radio, a la télévision, tout comme dans les prétoires, les salles de conférence ou tombant d'une chaire d'universitaire. En six chapitres, ce guide aborde les liaisons interdites, impératives, controversées, sémantiques, pédantes et fautives. En fin d'ouvrage, on trouvera un condensé alphabétique pour mieux prononcer plus de 300 mots dits... maudits. Avec ce nouveau volume de " En français dans le texte " dans la collection " Métier Journaliste ", il est permis d'espérer que plus jamais les " territoires " ne seront " zoccupés par Israel " et que le " Président " cessera d'être " taméricain ".
Cette troisième édition, profondément remaniée, donne, à l'aide d'exemples très concrets, la méthode pour établir et enrichir ses contacts avec les journalistes de tous les médias, y compris les nouveaux supports, tant en province qu'à Paris. Il explique comment rédiger un communiqué, réaliser un dossier de presse, réussir un conférence ou un voyage de presse. Ce guide enseigne également comment se comporter face au micro ou à la caméra et comment se préparer à la communication de crise. Il se penche enfin sur le problème de l'analyse des retombées presse.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Résumé : Ancienne malédiction, jaguars et serpents mortels, parasites mangeurs de chair et maladie incurable : bienvenue dans l'impénétrable jungle de la Mosquitia, dans le nord-est du Honduras. C'est là que s'est aventuré Douglas Preston pour lever le voile sur l'un des derniers mystères de notre temps : la fameuse Cité blanche, ou Cité du dieu singe, qu'évoquait Hernán Cortés au XVIe siècle et que personne à ce jour n'avait réussi à localiser. Ce récit, digne des aventures d'Indiana Jones et riche d'enseignements sur cette découverte archéologique majeure, remet en perspective ce que l'on croyait savoir des civilisations préhispaniques. Un voyage au coeur d'une des régions les plus sauvages de la planète sur les traces d'une cité mythique et d'une civilisation disparue.
Résumé : Si les chroniqueurs espagnols du XVIe siècle avaient révélé à l'Europe l'existence des peuples aztèque et maya, les fouilles archéologiques menées depuis le début du XXe siècle ont mis en lumière d'autres sociétés porteuses de traditions tout aussi millénaires. Des Olmèques aux Incas, en passant par les Zapotèques ou les Huaris, cet ouvrage dresse un panorama de toutes ces grandes civilisations précolombiennes. En homme de terrain, Henri Lehmann porte un double regard d'archéologue et d'ethnologue sur les différents peuples qui ont créé ces civilisations intrigantes. Il invite le lecteur à en comprendre les modes d'existence et d'organisation.
Depuis les premières explorations de James Cook ou de Jean-François de La Pérouse, l'île n'a pas cessé de nourrir l'imaginaire collectif occidental : elle reste la terre de tous les fantasmes et des récits les plus étranges. Comment a-t-on pu ériger plus de huit cents Moaï sur un territoire si réduit et si peu peuplé? D'où viennent les premiers habitants ? Quelle est l'origine de leurs représentations sculptées et symboliques ? Quel bouleversement a transformé l'environnement de l'île en si peu de temps ? Comment peut-on vivre aujourd'hui dans une situation d'insularité si extrême ?