Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Pour un serpent fiscal européen / De la concurrence à l'harmonisation
Drezet Vincent- Gourguechon Gérard- Colin Serge
SYLLEPSE
7,10 €
Épuisé
EAN :9782849500514
La fiscalité est plutôt un thème rébarbatif et impopulaire. Compliqué, technique, douloureux, le sujet des impôts n'a pas a priori les faveurs du public. Or la question est essentielle car il s'agit de la répartition des richesses. Dumping, paradis fiscaux, fraude et évasion fiscales, délocalisations, les Européens subissent de plein fouet les effets de la concurrence fiscale entre Etats. Seule une véritable harmonisation fiscale peut éviter de telles dérives. Mais, celle-ci ne se fera pas d'un coup de baguette magique car les systèmes fiscaux sont différents: il faut alors imaginer un cadre réaliste qui rapprocherait progressivement les législations des Etats membres. Le serpent monétaire européen limitait les écarts de fluctuation entre monnaies: un serpent fiscal pourrait donc réduire les écarts de fiscalités. Conçu pour expliquer que la justice fiscale doit être un élément de la justice sociale en Europe, ce livre montre que le serpent fiscal européen est non seulement souhaitable, mais aussi possible.
Pavé dans la mare des idées reçues, ce livre dresse un bilan de notre fiscalité en la replaçant dans le contexte de concurrence fiscale internationale, alors qu'on assiste à une baisse régulière de l'impôt sur le revenu et à la croissance des "niches fiscales". L'auteur passe aussi en revue les évolutions des différents impôts (impôts d'État et impôts locaux) et propose une discussion sur les principales réformes fiscales envisagées, avant de tracer les pistes d'une réforme fiscale en France mais également en Europe. C'est un outil qui rend accessible aux citoyens le débat fiscal en éclairant ses modalités et ses enjeux.
Drezet Vincent ; Cossart Jacques ; Gourguechon Gér
Au beau milieu d'une crise économique et financière sans précédent depuis quatre-vingts ans, les appels à la réduction des impôts et des dépenses publiques ne laissent pas de surprendre. Pour un peu, les salariés, victimes du chômage, de la précarité et des inégalités, et les Etats, ayant sauvé de la faillite nombre d'établissements bancaires et financiers, seraient tenus pour responsables de la situation, tandis que les plus riches bénéficient d'un bouclier fiscal, mettant leur fortune et leur revenu à l'abri. Ce livre Pour un " big bang fiscal " apporte un démenti catégorique à toutes ces divagations idéologiques. Les impôts et tous les prélèvements ne disparaissent pas dans un trou noir. Ils sont réinjectés dans l'économie sous forme de dépenses d'investissement, de fonctionnement des services publics, de subventions ou bien encore de transferts entre catégories sociales. Ils sont l'expression de la citoyenneté parce qu'ils permettent de financer l'action publique, de réduire les inégalités et de modifier certains comportements nuisibles à la société, comme la spéculation et la pollution. A l'heure où tout le monde reconnaît la nécessité d'une régulation collective forte, où quantité de besoins sociaux, notamment d'éducation, de santé, de retraites et de préservation écologique ne sont pas encore satisfaits, la société ne souffre pas de trop d'impôts, plutôt d'impôts inadaptés et surtout mal répartis.
Les tenants du " moins d'impôts, moins de services publics " inspirent le discours dominant. Les politiques fiscales au sein de l'Union européenne se résument à la concurrence et aux différentes formes d'évasions fiscales. Le débat sur l'Europe prendrait une autre tournure si le financement de l'action publique en matière sociale et écologique était pensé autrement. Cet ouvrage explique de façon pédagogique les enjeux actuels et démontre que la fiscalité doit et peut évoluer vers plus de justice fiscale, c'est-à-dire vers plus de justice sociale en Europe. Car c'est bien la question de l'Europe qui est posée : pourquoi ne pas " penser " un serpent social et écologique qui viendrait compléter le serpent fiscal ? Le livre propose des solutions pour mettre progressivement en œuvre l'harmonisation fiscale et pour lutter contre l'évasion fiscale et ses " paradis ". Il offre une piste de réflexion originale sur l'instauration de règles communes pour rapprocher les législations fiscales : l'instauration d'un impôt européen et de taxes globales à l'échelle européenne.
L'année 2015 marquera l'histoire de la Grèce, de l'Europe et de la gauche. Ce livre constitue un guide pour les lecteurs et les lectrices qui ne se contentent pas de la narration dominante présentée par les grands médias et les créanciers, qui ne se satisfont pas non plus de la version donnée par Yanis Varoufakis, l'ex-ministre des finances du premier gouvernement Syriza, dans son livre Conversations entre adultes et adapté au cinéma par Costa-Gavras. Il est essentiel de prendre le temps d'analyser la politique mise en oeuvre par Yanis Varoufakis et le gouvernement d'Alexis Tsipras car, pour la première fois au 21e siècle, un parti de gauche radicale a été élu en Europe pour former un gouvernement. Comprendre les échecs et tirer les leçons de la manière dont ce gouvernement a affronté les problèmes qu'il a rencontrés sont de la plus haute importance si on veut éviter un nouveau fiasco. Eric Toussaint, qui a coordonné les travaux de la Commission d'audit de la dette mise en place par la présidente du Parlement grec en 2015, a vécu de près les évènements qui ont secoué l'Europe cette année-là, il en maîtrise les tenants et les aboutissants. Comme l'écrit l'historien britannique Adam Tooze, auteur de Crashed : " Que l'on sympathise ou non avec l'orientation qui y est défendue, le livre de Toussaint permet à tout un chacun d'approfondir la compréhension de la scène politique grecque dans laquelle Varoufakis et Tsipras ont opéré. " Un objectif majeur du livre est de montrer qu'à chaque étape cruciale du chemin de croix qui va de février à juillet 2015, il y avait la possibilité d'opter pour une alternative. Les mesures qu'il aurait fallu mettre en pratique et les initiatives qu'il était possible de prendre sont bien identifiées et clairement argumentées. Elles dépassent le cadre national et alimentent la réflexion stratégique sur les batailles politiques pour l'émancipation sociale. L'auteur démontre de manière convaincante qu'une victoire était possible et que ce qui s'est passé n'était pas inéluctable.
Résumé : Pourquoi et comment un médiocre parlementaire d'extrême droite, nostalgique de la dictature militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe a-t-il pu se hisser à la tête du plus grand pays d'Amérique latine ? L'arrivée de Bolsonaro à la présidence du Brésil n'est ni un événement fortuit, ni une parenthèse sans lendemain. Portée par une lame de fond, elle est à la fois le produit des circonstances et la conséquence d'un travail de conquête et de formatage de l'opinion par de nouvelles droites radicales et militantes. Dans un contexte marqué par une profonde crise économique, morale et institutionnelle, ces courants ont exploité les frustrations et les ressentiments de la société brésilienne, pour s'imposer aux affaires. Avec l'appui des vieilles oligarchies et des secteurs les plus conservateurs, ils entendent aujourd'hui solder l'héritage du "lulisme" et dicter leur agenda ultralibéral, rétrograde et autoritaire. Révision des droits sociaux, démantèlement des protections environnementales, privatisation des entreprises publiques, réalignement de la politique étrangère sur les Etats-Unis, croisade morale et sécuritaire..., le tournant engagé risque de réduire à néant les progrès démocratiques engrangés au terme de plusieurs décennies de luttes. Sonnée et divisée, la gauche s'est jusqu'à présent montrée impuissante à contrer la vague réactionnaire. Elle devra, coûte que coûte, retrouver son unité et proposer un nouveau projet mobilisateur pour éviter que le pays, champion toutes catégories des inégalités, ne s'enfonce dans l'abîme.
Le capitalisme triomphant des années 1990 a perdu de sa superbe. Après avoir promis monts et merveilles, il s'est mué en une machine infernale produisant de la régression sociale et des inégalités, incapable de faire face au changement climatique, et sécrétant une montée générale de l'autoritarisme en lieu et place de la démocratie promise. Face à cela, les programmes de la gauche institutionnelle estiment qu'il faut repartager les richesses et orienter le capitalisme dans le sens de l'intérêt général. Si les profits des entreprises n'ont jamais été aussi imposants, ne pourrait-on pas les réduire pour faire place à plus de social et d'écologie, se demandent-ils ?? Mais ce n'est guère possible car la valeur de l'entreprise est spéculative et déterminée par les anticipations des dividendes. Si les profits sont moindres, les valorisations baisseront et les actionnaires cesseront d'investir même si l'entreprise gagne de l'argent. Une politique sociale et écologique sérieuse doit donc exproprier les actionnaires pour laisser place à des entreprises autogérées par leurs salariés, les usagers et les citoyens. Une nouvelle définition de la démocratie se dessine : une rencontre permanente entre des travailleurs et des usagers ou citoyens pour décider et réaliser ensemble. Le livre se conclut sur l'amorce d'un programme de transformation qui conjugue des mesures sociales et écologiques avec une stratégie d'éviction des actionnaires. Afin de faciliter la compréhension des mécanismes économiques ou de compléter ses connaissances, le livre renvoie à des "tutoriels" en ligne (economie.org) où l'auteur décrypte le fonctionnement de la finance, de l'argent ou encore de la macro-économie. Outil pédagogique, le livre est articulé avec les apports aujourd'hui indispensables de l'apprentissage et de l'acquisition des connaissances en ligne. L'ouvrage engage une réflexion sur le dépassement de la notion même de propriété des moyens de production et trace une voie de transition pour en sortir.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.