Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Une histoire de la Russie. Des origines à Vladimir Poutine
Dreyfus François-Georges
B.DE FALLOIS
24,70 €
Épuisé
EAN :9782877065672
Parce que les frontières ne sont jamais immuables, parce que les mentalités évoluent, parce que les guerres bouleversent l'ordre établi, l'histoire des pays est difficile à écrire. Chacun a ses particularités, ses contradictions, son mystère. Mais ce qui est vrai de tous les pays l'est encore plus de ce grand pays qu'est la Russie. "La Russie, disait Churchill, c'est un mystère enveloppé dans une énigme." En esquissant à grands traits les événements qui se sont déroulés, en dégageant les principales influences qui se sont exercées, François-Georges Dreyfus nous fournit quelques clés pour résoudre cette énigme. La religion orthodoxe est la première de ces clés. C'est elle qui fait, depuis le IXe siècle, l'unité des Slaves de l'Est, en leur donnant une sorte de mission. Héritiers du vrai christianisme, ils doivent sauver le monde. Paradoxalement, le communisme athée, à partir de 1917, nous propose une version laïque de cet idéal de salut. Lui aussi est universaliste. La deuxième influence, c'est l'autoritarisme politique, imposé par les invasions mongoles au XIIIe siècle. En intégrant la Russie à l'espace asiatique, en stoppant net son développement, elles sont à l'origine d'un retard économique qui ne sera jamais rattrapé. Ni par les tsars modernisateurs. Ni par l'Etat marxiste-léniniste, qui gagnera certes la "Grande Guerre patriotique" mais dont la bureaucratie ne réussira pas à gérer l'agriculture ou l'industrialisation du pays. Incapable de se réformer, le régime soviétique implose en 1991, et l'URSS disparaît, laissant la place à une Russie humiliée, désemparée, ramenée aux frontières du début du XVIIe siècle. Mais les histoires les mieux écrites nous apprennent que l'Histoire n'est jamais écrite. Qui peut dire ce que sera la Russie de demain?
A travers des entretiens vifs et profonds François-Georges Dreyfus et Pierre-Jean Deschodt retracent l'histoire agitée de la IIIe République. Entre les deux désastres de 1870 et 1940, s'est imposé un régime soumis à une grande instabilité ministérielle mais qui a su préserver la victoire en 1918, instituer une grande liberté politique et constituer un empire. Pourtant, à chaque fois, on est tenté de nuancer ces succès. Dans une approche mêlant des éléments thématiques et chronologiques, c'est le destin de cette République qui est ici raconté dans tous ses aspects institutionnels et politiques, stratégiques et diplomatiques, économiques, sociaux et idéologiques. Dans les années soixante on a écrit de la IVe République qu'elle avait été " mal aimée " ; on peut se demander si la IIIe République, elle, n'a pas été trop aimée. Des documents rares et inattendus, ici redécouverts par les auteurs, viennent renouveler la vision traditionnelle de cette période.
Vingt années, vingt courtes années, séparent la Première Guerre mondiale de la Seconde. La Première avait fait six millions de morts. La Seconde en fera vingt-trois millions, et marquera l'abaissement durable de l'Europe au profit des Etats-Unis et de l'Union soviétique. Cette période étonnante, pleine de confusions et d'illusions, où le destin ne cesse de frapper à la porte, est un mystère pour l'historien. Pourquoi les Alliés d'hier se sont-ils divisés ? Pourquoi la France, triomphante en 1918, est-elle devenue impuissante et isolée ? Comment a-t-on pu en arriver là ? Et comment a-t-on pu y arriver si vite, alors qu'on avait précisément cru tout faire pour qu'on ne puisse revoir " plus jamais ça ". Démembrant l'Empire des Habsbourg, créant à sa place des nations artificielles, comme la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie, imposant à l'Allemagne des " réparations " financières insupportables, lui reprenant l'Alsace et la Lorraine, mais lui enlevant aussi, en plus de ses colonies, des territoires indiscutablement germaniques, les auteurs du traité de Versailles créaient toutes les conditions d'une nouvelle et définitive explosion. La France, mettant tous ses espoirs dans un accord de la communauté internationale - la Société des Nations -, suivant aveuglément les consignes de l'Angleterre, recherchant des alliances purement défensives et souvent contradictoires, incapable de surmonter ses crises financières ou sociales, va d'échec en échec, et finalement se retrouve seule face à tous les autres pays qui, pour une raison ou pour une autre, jouent contre elle.
La Résistance est pour la France contemporaine un élément essentiel de son histoire. C'est ce que souligne, avec un grand souci d'objectivité, François-Georges Dreyfus. Ce livre, fondé sur les archives de la gendarmerie, les travaux du Comité d'histoire de la Seconde Guerre mondiale, auquel appartenait l'auteur, et sur ceux de l'Institut d'histoire du temps présent, intègre de manière souvent neuve tout à la fois le contexte politique, les données stratégiques, les idées, les actions et les combats de la Résistance. La Résistance n'est pas une, comme on le dit souvent. À une première Résistance qui dure jusqu'au moment où, en 1942, Vichy s'engage dans la collaboration, succède celles des maquis liés au STO, des combats des Glières et du Vercors, de la Libération. À l'intérieur de la Résistance, les idéologies sont diverses. Cette diversité, de Gaulle, par l'intermédiaire de JeaMoulin, tentera de la maîtriser en créant le Conseinational de la Résistance. Cela n'empêchera pas leconflits entre les Mouvements, entre les Mouvements eLondres puis Alger, entre les Mouvements et les états-majors alliés. Mais, sans de Gaulle, la Résistance n'auraipas eu l'aura qui l'a couronnée depuis cinquante ans
Le 15 août 1945, les Japonais entendent à la radio et pour la première fois leur Empereur, le Fils du Ciel, annoncer que la guerre n'a pas "tourné à l'avantage" du Grand Japon. En clair, c'est la fin des illusions d'un Grand Japon, la fin d'un conflit qui, depuis le 7 juillet 1937, et le début de la guerre en Chine, a embrasé l'Asie, des Indes néerlandaises aux Philippines, fait des millions de victimes, et laissé libre cours aux pires atrocités. Le mot "capitulation" ne sera jamais prononcé. Soixante-dix ans après, que savons-nous en Europe de cette guerre ? Sinon ses grandes dates : Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, où le Japon, avec l'anéantissement de la flotte américaine, déclare la guerre aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne. Hiroshima, le 6 août 1945, Nagasaki, le 9 août 1945, les deux bombes atomiques qui, en semant l'horreur au coeur du Japon, mettent un point final au conflit. Persuadés qu'un pays ne peut pas faire l'économie de son passé, Haruko Taya Cook et Theodore F Cook ont retrouvé des Japonais acteurs ou témoins de ce conflit. Paysans, ouvriers, pilotes, couturières, dessinateurs de bandes dessinées. Gens plus ou moins ordinaires, tous "enfants de l'Empereur" jetés dans un conflit extraordinaire sans autre choix que d'obéir à leur devoir, et soucieux, au lendemain de la guerre, de tourner la page, comme tout le pays. La plupart n'avaient jamais parlé. Les soixante-neuf témoignages inédits réunis ici, dont certains donnent le frisson, composent un des plus extraordinaires documents qu'on puisse lire sur ce conflit, et sur le Japon de l'époque. Un pays où l'on pouvait lire dans le manuel d'instruction militaire : "Le devoir pèse plus lourd qu'une montagne, la mort est plus légère qu'une plume".
Mai 2020, quatre-vingtième anniversaire du désastre de Sedan. De nombreux auteurs, historiens français et étrangers, se sont penchés sur cette bataille dont les conséquences furent dramatiques pour la France. L'originalité de cette étude repose sur le fait que l'auteur, qui n'est pas historien, aborde l'évènement essentiellement dans sa dimension humaine, mettant l'accent sur le comportement des combattants, tant français qu'allemands. Il montre les réactions de peur, de panique, mais aussi de courage allant parfois jusqu'à l'héroïsme, d'un côté comme de l'autre. Il développe l'action des chefs, leur perspicacité, leur audace, leur intelligence de situation... ou, au contraire, leur passivité et leur aveuglement. Il plaide pour que soit enfin reconnu le fait que, dans la plupart des cas, les soldats français n'ont pas démérité et que leur honneur est sauf.
Un étrange imbroglio - la situation la plus confuse, l'intrigue la plus complexe de la Deuxième guerre mondiale. En 1940, Franklin Roosevelt maintient les relations diplomatiques des Etats-Unis avec Vichy ?; il adresse conseils et mises en garde à Philippe Pétain, nomme comme ambassadeur auprès de lui l'un de ses proches, l'amiral Leahy, et se refuse à tout contact avec de Gaulle. En 1942, les généraux américains, au lendemain de leur débarquement en Afrique du Nord, établissent à Alger un régime vichyste sous protectorat des Etats-Unis, tandis que les résistants qui ont aidé les Alliés sont internés dans les confins sahariens. Sur cet épisode surprenant de l'histoire contemporaine, L'Imbroglio propose une enquête, une reconstitution des événements, de Washington à Vichy et à Alger. Le récit marie les dialogues (authentiques) au ton vif des principaux acteurs à la précision des analyses géopolitiques. Il montre comment la presse anglo-américaine, alertée par ses correspondants à Alger, va susciter un retournement de l'opinion publique aux Etats-Unis et mettre en difficulté Roosevelt.
A l'automne 1856, Sissi n'a pas vingt ans quand elle accompagne l'empereur François-Joseph dans un voyage à hauts risques à Venise. Un vent de révolte souffle sur la lagune. Après l'occupation française, les Vénitiens n'en peuvent plus de supporter la pesante tutelle des Habsbourg. L'accueil de la noblesse, comme celle du petit peuple, est glacial. Mais grâce à son charme naturel et à son intelligence politique, Sissi saura persuader son mari de prendre les mesures d'amnistie pour ramener le calme. Ce qui lui vaudra d'être surnommée "l'ange bienfaiteur". Envoûtée par la vieille cité lacustre et au prétexte de se soigner, elle y retourne cinq ans plus tard avec ses enfants pour un long séjour où elle peut enfin mener une vie de famille tranquille, loin de ses obligations officielles et de l'archiduchesse Sophie, son envahissante belle-mère. C'est là qu'elle commence sa fabuleuse collection de photographies sur les beautés féminines. En perpétuel déplacement dans toute l'Europe et jusqu'en Egypte, toujours à la recherche d'un mieux-être sans cesse troublé par des drames familiaux, Sissi fait une dernière escale dans la Cité des Doges au soir de sa vie pour assister à l'inauguration de la première Exposition internationale d'art, baptisée Biennale deux ans plus tard. Un voyage qu'elle voulait incognito mais qui, contre toute attente, lui fera rencontrer pour la première fois les nouveaux maîtres de la Sérénissime, le roi et la reine d'Italie. Sissi et Venise, ou le romantisme dans tous ses états...