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Nous nous attendons. Reconnaissance à Gérard Schlosser
Dreyfus Ariane
CASTOR ASTRAL
14,00 €
Épuisé
EAN :9782859208967
Dans L'Ange nécessaire, Wallace Stevens affirme que le poète " se réalise seulement lorsqu'il voit son imagination devenir lumière dans l'esprit des autres ". Ainsi peut-il " aider les gens à vivre leur vie ". En d'autres termes, le travail de l'imagination est d'éclairer le monde existant, mais sans se confondre avec lui : résister tout autant que répondre à " la pression de la réalité ". Or, un peintre, depuis des décennies, accomplit cela avec force et discrétion. Vous ne verrez dans ce livre aucun tableau de Gérard Schlosser, mais j'espère que vous sentirez à quel point vous êtes une part de ce " nous " dont il raconte l'histoire si commune, faite de morceaux du monde où se joue un instant de vie inévitablement partagée - Alain Jouffroy parle à juste titre de " cinéma immobile " - qu'il cadre dans la lumière de son regard et de sa pensée. Acte toujours renouvelé et réfléchi, jamais une posture. Ce livre que voici demeurera sans doute mon expérience d'écriture la plus heureuse : je n'avais plus à penser à moi, seulement à laisser mes yeux suivre les siens, partageant son désir, acceptant ses secrets. J'ai avancé au hasard, sans crainte de me perdre : son oeuvre donne la réalité, ne cessant d'y penser, et dans la réalité vécue rien n'est anodin. Alors, un poème, encore un poème, puis encore un poème, comme les pièces d'un puzzle, mais dont je n'ai pas voulu qu'elles s'emboîtent parfaitement, cela aurait été rétrécir la vie. Nous sommes tous là, même le coeur serré et le visage détourné (les mots qu'on a dits le silence s'en souvient), nous arrivons à respirer, " individus en quête d'espace naturel et d'intimité ", résistant à toutes les dominations avec ces corps que l'art du peintre ne craint pas de réaffirmer depuis la photo qu'il en a faite un jour, sûr que les apparences vraiment prises au sérieux sont capables d'ouvrir toutes les portes de ce à quoi nous songeons, leurs corps et donc les nôtres, il fallait les poser ainsi dans la clarté ou dans la pénombre qui n'existent que pour eux, ces " belles barricades tranquilles dans l'incertitude ".
Des chants grégoriens aux envolées lyriques de Milton Nascimento, des batuques des anciens esclaves aux baterias des écoles de sambas, de l'atmosphère intimiste de la bossa-nova à l'exubérance du Tropicalisme de Caetano Veloso, Cilberto Cil et Gal Costa ou encore aux expériences électroniques de Marcelo D2, la musique brésilienne est à l'image de la diversité du pays: métisse et syncopée. Elle rythme la vie des brésiliens: festive à l'heure du carnaval, elle est triste et révoltée quand il s'agit de dénoncer les inégalités et la misère, l'oppression et la dictature. Véritable aventure collective à l'échelle d'une nation, ferment de l'identité nationale, la musique brésilienne a pris part à tous les changements politiques et sociaux qui ont créé le Brésil d'aujourd'hui.
L'oeuvre d'Ariane Dreyfus se signale particulièrement dans la poésie contemporaine par la singularité de ses préoccupations et de son écriture : "il n'y a pas de poésie sans pensée tendue vers l'autre" selon l'autrice, née en 1958. Sa poésie, très souvent narrative, est portée par l'extériorité, cherchant à travers l'évocation de figures concrètes comme les danseurs, des artistes de cirque, les enfants à leurs jeux, par exemple, comme à travers la relation amoureuse érotique, à valoriser le mouvement vers la vie, vers l'autre et la rencontre. La voix, le visage, la peau, le geste, la présence physique, ce sont là concrètement les truchements par lesquels se dit une présence vivante et intense, dans l'échange, par la sortie de soi.
Résumé : "Les enfants bougent pour faire respirer leur solitude. Alors il faut des histoires. Par exemple Un cyclone à la Jamaïque : Emily, 10 ans, se retrouve embarquée par mégarde avec ses frères et soeurs sur un bateau de pirates, n'ayant pour Peter Pan qu'un capitaine vieilli, au coeur enfoui, qu'elle effraie bien plus qu'elle ne l'imagine, mais de toute façon mieux vaut ne pas trop se pencher pour voir au fond, l'air est en l'air. Autres enfants mais moins seuls : des amoureux s'approchent à tâtons, calculant à quel moment ouvrir les yeux sur ce que l'autre nous montre de nous-même. Le mystère commence après les aveux. Il était temps pour moi de me risquer plus près du bord. Pas oiseau, non. Mais comme j'ai été et comme nous sommes encore, étonnés d'avoir si peu bougé alors qu'on voit déjà la mort". Ariane Dreyfus
Les enfants bougent pour faire respirer leur solitude. Alors il faut des histoires " Ariane Dreyfus - La continuité d'inspiration d'Ariane Dreyfus impressionne : d'un recueil à l'autre, elle relie, avec une harmonie constante, les livres et les enfants. C'est par la voix reconnaissable de la musique singulière de nos contes anciens qu'elle parvient à éclairer notre Histoire à tous. - Inspiré par le film de Christophe Honoré, Les Malheurs de Sophie , lui-même inspiré des romans de la Comtesse de Ségur, ce livre est construit sur une oscillation entre Madame de Réan, un personnage sans résistance devant ce qui va peu à peu et au final littéralement l'engloutir, et une enfant, Sophie, comme enivrée par l'énergie inépuisable qu'elle met à découvrir la vie matérielle et animale, à l'expérimenter, et à ne jamais sombrer. - Ce livre est le terrain de jeu où se rencontrent la prose et la poésie, il est révélateur du caractère éternel de l'enfance chez l'être humain.
Au coeur de la vieille ville de Bruges, une boutique au charme désuet et au nom troublant: L'Arcamonde. C'est le domaine de Frans Bogaert, gentleman distingué et cultivé qui se livre avec autant de flegme que de passion à ses activités d'antiquaire. Avec son assistante, étonnante réplique de Lauren Bacall, et à l'aide des instruments sophistiqués que recèle son atelier, Bogaert se livre à des expertises d'objets hors du commun. Quand une mystérieuse dame d'Utrecht au charme slave ouvre la porte de L'Arcamonde un soir de neige, Bogaert ignore que le dé ancien qu'elle tient en main va le plonger dans une enquête qui le mènera sur la piste des dieux de la Lituanie médiévale et de leurs rites les plus ténébreux...
Lou Reed (1942-2013) s'est imposé comme une icône majeure du rock. Fondateur avec John Cale du Velvet Underground, il est considéré comme l'inspirateur d'une grande partie des musiques actuelles. De la Beat Generation à l'avant-garde sauvage, collaborateur d'Andy Warhol et David Bowie, il a été avec Bob Dylan l'un des tout premiers à composer le rock sous un angle littéraire et à aborder des thèmes adultes avec des titres alternant chaos et finesse comme "Walk on the Wild Side", "Sweet fane", "Heroin", "I'm Waiting for the Man", "Vicious", "Sister Ray", "Berlin" et "Perfect Day". Il a très tôt mis en scène un concentré des pires cauchemars de l'Amérique : homosexualité, drogues dures, sado-masochisme, prostitution, subversion, violence et scandale. Maine du réalisme appliqué à la chanson, personnage cyclothymique alternant dureté et douceur, détachement glacial et grande sensibilité, après avoir donné une nouvelle envergure au rock, l'autodestructeur Rock 'n' Roll Animal a survécu à son mythe faustien et a renégocié son âme.
Ce roman évoque, tout au long d'un été étouffant, la lente dérive d'un écrivain. Chez son éditeur, une femme a lu le manuscrit qu'il vient juste d'achever. Elle désire l'acheter. Mais pas à la façon dont on achète ordinairement un livre... Elle le veut pour elle toute seule. Comme on acquiert un tableau, un objet unique. Et pour cela, elle lui propose un forte somme d'argent. Mais l'écrivain peut-il ainsi vendre son roman, sa vie, son âme ?
Au coeur de l'été toscan, la petite ville imaginaire de Castelluccio se prépare pour le festival annuel en l'honneur de son saint patron. Pendant le carnaval, Gideon Westfall, un peintre anglais exilé depuis de nombreuses années, doit incarner la figure emblématique de l'histoire millénaire du lieu. Dans le même temps, Ilaria, la jeune fille qui lui sert de modèle, a disparu. Quelques jours avant la fête, l'arrivée imprévue de sa nièce, Claire, bouleverse son quotidien et le contraint à faire face à son passé. Cette visite dévoile les trésors artistiques et les secrets des habitants de cette région de l'Italie. Jonathan Buckley distille alors de passionnantes observations sur la faune, la flore, la religion, l'art ou encore la géologie. Entre le spectaculaire et l'intime, entre le passé et le présent, il tisse des récits kaléidoscopiques et peint la fresque audacieuse d'une Toscane qu'il revisite, s'approprie et réinvente au fil des pages. Pour paraphraser Marianne Moore : Castellucio est un jardin imaginaire avec de vrais crapauds.
Traducteur exemplaire, essayiste d'une grande délicatesse, particulièrement voué à l'espace de la calligraphie et de la peinture chinoises, romancier intuitif et profond, François Cheng a également développé une ?uvre de poète qui le révèle tel qu'en lui-même : discret, pudique, attentif aux mouvements des choses, des êtres et du temps. Cette anthologie poétique, la première composée par l'auteur de L'éternité n'est pas de trop, incite à un partage qui délivre, propose un parcours lucide qui se veut à la fois serein et alerté. Tous les poèmes rassemblés par François Cheng ressemblent à des instants fragiles, des envols à peine notés, des méditations légères. Avec eux, le fugace, l'impermanent peuvent devenir des alliés, des amis bénéfiques et transitoires, même si rien ne peut les empêcher de passer. Sans oublier qu'il est toujours un viatique pour les obstacles qui restent à franchir, pour la route qui reste à inventer, pour la beauté qui reste à capter en chacune de ses incarnations, en chacune de ses métamorphoses.
«Jouant de tous les registres, depuis les mètres traditionnels jusqu'au poème figuré, jamais Apollinaire n'a montré dans son expression une telle audace et une telle invention.Ni dans son inspiration.Amant persuadé queLe vice n'entre pas dans les amours sublimesil chante la joie et la douleur des corps sans oublier que "le corps ne va pas sans l'âme", à la fois rêvant d'un inacessible absolu et acceptant les partages les plus dérisoires.Soldat vivant au jour le jour les misères des premières lignes, il a le courage de contempler l'insolite beauté que suscite la guerre, et de la dire.Mais dans la magnificence de l'amour comme dans l'émerveillement qu'il ressent, artilleur, sur la ligne de feu, il reste, proche de nous, l'homme qui sait sa faiblesse et le prix de l'attente : Je donne à mon espoir tout l'avenir qui tremble comme une petite lueur au loin dans la forêt.»Michel Décaudin.
4e de couverture : «Pourquoi le cacher ? Ce n'est pas une poésie facile. Ses difficultés sont à proportion, en nous, des vieilles habitudes de voir et de leur résistance : René Char ou la jeunesse des mots, du monde... Il faut le lire et le relire pour, peu à peu, sentir en soi la débâcle des vieilles digues, de l'imagination paresseuse... Poésie qui se gagne, comme la terre promise de la légende et de l'histoire : celui-là qui y plante sa tente, qu'il soit assuré de s'en trouver plus fort et plus juste.»Yves Berger.Notes Biographiques : Né le 14 juin 1907 à l'Isle-sur-Sorgue, René Char fut très proche du surréalisme et participa activement à la Résistance pendant la dernière guerre. À partir de 1945, il consacre sa vie à une ?uvre poétique qui lui vaut une audience internationale. Il est mort à Paris le 19 février 1988.