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DIEU GUERISSEUR. La légende de Tobit ou le périlleux chemin de la rédemption, Interprétation psychan
Drewermann Eugen
CERF
17,60 €
Épuisé
EAN :9782204048668
Le livre de Tobit n'a été repris ni dans l'édition juive de la Bible, ni dans l'édition protestante ; seule l'Eglise catholique le considère comme un écrit " canonique " inspiré. On ne peut faire l'expérience de Dieu de manière plus spiritualisée ni plus spirituelle qu'en écoutant le langage que Dieu a déposé dans le coeur de tout homme : le langage des rêves, de la littérature et de la poésie. La Bible n'est pas un livre de "contes de fées" ? C'est pourtant un livre qui nous apprend à voir la vie humaine avec les yeux de Dieu comme un conte merveilleux, peuplé d'anges et de démons, rempli de maux et de miracles, de frayeurs et de mystères : une exhortation à vivre, malgré tous les dangers, et une invitation à se garder d'une piété figée pour avoir perdu son âme et aveugle pour avoir perdu ses rêves. Le livre de Tobit restera un livre indispensable tant que durera le conflit qui traverse toutes les religions : le conflit entre institution et intuition, entre rigidité et vérité, entre ceux qui veulent toujours avoir le droit pour eux et ceux qui sont dans le droit chemin, c'est-à-dire entre le Dieu du droit et le Dieu de l'amour. Né en Israël voilà plus de deux mille ans, le livre de Tobit est resté au coeur du christianisme ce qu'il a toujours été : un livre inactuel à toutes les époques, et actuel dans tous les moments de crise aiguë de la foi.
Résumé : "Lorsqu'une route est construite de telle façon que toutes les voitures tombent dans le fossé au même endroit, le responsable est le constructeur et non pas le chauffeur." C'est ce que pensait Adam après son péché. Si les hommes sont libres de ne pas commettre de péché, pourquoi de tous temps ont-ils péché et pourquoi ont-ils besoin de Rédemption ? "Dans les discussions théologiques concernant le péché originel, la doctrine de l'église ne fait que se reproduire elle-même. Elle n'éclaire pas la vie. C'est en son nom que la sexualité est dévalorisée et les êtres humains neutralisés pour être soumis inconditionnellement à l'église. Une telle doctrine du péché a toujours été une idéologie de pouvoir et de domination, un instrument d'aliénation. Mais le problème reste : qu'est-ce qui nous pousse, dans l'exercice de la liberté, à transgresser le commandement de Dieu et à vouloir être comme lui ? C'est ici que la psychanalyse nous aide à avancer, comme la philosophie de l'existence, la psychologie animale, l'histoire des religions, les contes... Comme un ascenseur qui relie les différents plans de l'existence humaine, étage après étage, toutes ces approches renvoient au problème central de l'angoisse" (E. Drewermann). En comprenant les symboles qui nous habitent, nous pouvons être délivrées de nos peurs enfouies et retrouver pleinement le goût de vivre. La Bonne Nouvelle qui libère ne peut s'imposer à l'auditeur sous la forme d'une parole d'autorité, mais doit être reconnue par chacun comme juste et vraie.
Résumé : L'exégèse historique et critique, née il y a plus de deux siècles, a-t-elle " tué " le message de la Bible ? Oui, répond Eugen Drewermann, car elle a relégué ce message dans le passé. En expliquant avec toutes les ressources de la raison critique ce que les Ecritures voulaient dire aux époques où elles ont vu le jour, les exégètes ont contribué à vider les textes de leur sens pour nous, pour notre vie non seulement intellectuelle, mais aussi spirituelle, corporelle, affective... Drewermann propose une tout autre entrée dans les Ecritures : grâce à la psychanalyse de Freud et plus encore à la psychologie des profondeurs de Jung, il retrouve dans les textes bibliques les puissances universelles de l'âme humaine, les formes symboliques éternelles qui ont, en tout temps et en tout lieu, donné sens à la vie des hommes. Ces " archétypes " sont présents sous des expressions très diverses également dans la Bible. Le premier tome traitait des rêves, des mythes, des contes, des sagas et des légendes. Le second s'intéresse aux miracles, aux visions, aux prophéties, aux apocalypses, aux récits historiques et aux paraboles. Un travail original et passionnant, qui redonne à la Bible tout son sel pour la vie et toute sa force pour guérir ceux qui y entrent.
Résumé : Rachel, Tamar, Rabah, Ruth, Bethsabée dans l'Ancien Testament ; la belle-mère de Simon Pierre, la femme atteinte d'un flux de sang, la fille de Jaïre, la Syro-Phénicienne, la pauvre veuve, celle qui fit l'onction de Béthanie, la femme de Pilate, les femmes au pied de la Croix, Marie de Magdala dans le Nouveau Testament : femmes connues et inconnues, portant un nom ou définitivement anonymes, elles apportent une note propre, spécifiquement féminine, au message par trop masculin de la Bible. Pour Drewermann, " l'archétype de la femme est plus proche de Dieu et de son être que le principe masculin ". Dans leurs silences, leurs ruses, leur courage, leur discrétion, leurs amours, leurs passions, leur " licence " même, elles lui semblent appelées à être " les prêtresses des mystères de l'invisible ". Seules elles seraient en mesure de commenter dignement certains textes de l'Evangile. Certaines - qui n'ont rien de modèles de vertu - figurent dans l'arbre généalogique de Jésus. D'autres sont devenues, dans l'histoire chrétienne, des témoins exemplaires de sa vie et de son message.
L'évangile de Marc, le plus court des quatre évangiles, met en scène la lutte entre Royaume de Dieu et puissances du mal. Ce conflit touche directement l'homme d'aujourd'hui lorsqu'il sait relire les textes anciens avec les instruments nouveaux de la psychanalyse et de l'histoire des religions. On retrouve alors l'homme divisé, tiraillé par des forces inconscientes (des " démons ") et qui hésite entre angoisse et foi. Cet évangile ouvre la voie au dépassement du sentiment d'inconsistance qui écrase si fréquemment l'existence. L'introduction à cet évangile livre aussi le meilleur de la pensée de Drewermann : la prise en compte de la souffrance humaine et du désespoir et la promesse du salut qui saisit l'homme jusqu'au plus profond de son existence. On retrouve là l'essentiel de son grand ouvrage - " Les structures du mal " - et une approche chrétienne du salut en la personne du Christ : par le transfert sur le Christ, représentant du Père, la foi, à l'image de la psychothérapie analytique, permet d'exprimer les sentiments d'ambivalence par rapport à Dieu et de découvrir en Jésus le visage authentique de l'amour. Et là où l'exégèse historico-critique risquait de séparer la personne historique de Jésus du Christ de la foi, l'interprétation symbolique, en réconciliant les deux, rejoint l'histoire de chacun.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...