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LA PAROLE QUI GUERIT. 6ème édition
Drewermann Eugen
CERF
32,00 €
Épuisé
EAN :9782204043007
Lorsqu'une route est construite de telle façon que toutes les voitures tombent dans le fossé au même endroit, le responsable est le constructeur et non pas le chauffeur." C'est ce que pensait Adam après son péché. Si les hommes sont libres de ne pas commettre de péché, pourquoi de tous temps ont-ils péché et pourquoi ont-ils besoin de Rédemption ? "Dans les discussions théologiques concernant le péché originel, la doctrine de l'église ne fait que se reproduire elle-même. Elle n'éclaire pas la vie. C'est en son nom que la sexualité est dévalorisée et les êtres humains neutralisés pour être soumis inconditionnellement à l'église. Une telle doctrine du péché a toujours été une idéologie de pouvoir et de domination, un instrument d'aliénation. Mais le problème reste : qu'est-ce qui nous pousse, dans l'exercice de la liberté, à transgresser le commandement de Dieu et à vouloir être comme lui ? C'est ici que la psychanalyse nous aide à avancer, comme la philosophie de l'existence, la psychologie animale, l'histoire des religions, les contes... Comme un ascenseur qui relie les différents plans de l'existence humaine, étage après étage, toutes ces approches renvoient au problème central de l'angoisse" (E. Drewermann). En comprenant les symboles qui nous habitent, nous pouvons être délivrées de nos peurs enfouies et retrouver pleinement le goût de vivre. La Bonne Nouvelle qui libère ne peut s'imposer à l'auditeur sous la forme d'une parole d'autorité, mais doit être reconnue par chacun comme juste et vraie.
Quatrième de couverture Cet ouvrage sur la nativité de Jésus est la meilleure introduction à la méthode de Drewermann pour interpréter, avec la " psychologie des profondeurs ", les grands textes et problèmes religieux. Pour accéder de façon neuve à la naissance et à l'enfance de Jésus racontées dans l'évangile de Luc, il les relie à l'héritage des mythes égyptiens et grecs qui racontent la naissance divine d'un homme (Pharaon) ou la naissance humaine d'un sauveur divin (Asclepios, le dieu grec de la médecine). Drewermann estime que là, plus que dans l'Ancien Testament, il faut chercher la source et le sens de ces récits, du merveilleux qui les entoure. En réintériorisant les symboles et les mythes de la naissance de l'homme-Dieu, les " archétypes " universels des naissances extraordinaires, l'homme ordinaire peut redevenir lui-même et réconcilier en lui-même la raison et le sentiment, le conscient et l'inconscient, l'enfant qu'il demeure dans l'adulte qu'il est devenu, le divin et l'humain qui sont présents en tout fils de Dieu.
Résumé : Rachel, Tamar, Rabah, Ruth, Bethsabée dans l'Ancien Testament ; la belle-mère de Simon Pierre, la femme atteinte d'un flux de sang, la fille de Jaïre, la Syro-Phénicienne, la pauvre veuve, celle qui fit l'onction de Béthanie, la femme de Pilate, les femmes au pied de la Croix, Marie de Magdala dans le Nouveau Testament : femmes connues et inconnues, portant un nom ou définitivement anonymes, elles apportent une note propre, spécifiquement féminine, au message par trop masculin de la Bible. Pour Drewermann, " l'archétype de la femme est plus proche de Dieu et de son être que le principe masculin ". Dans leurs silences, leurs ruses, leur courage, leur discrétion, leurs amours, leurs passions, leur " licence " même, elles lui semblent appelées à être " les prêtresses des mystères de l'invisible ". Seules elles seraient en mesure de commenter dignement certains textes de l'Evangile. Certaines - qui n'ont rien de modèles de vertu - figurent dans l'arbre généalogique de Jésus. D'autres sont devenues, dans l'histoire chrétienne, des témoins exemplaires de sa vie et de son message.
Résumé : L'exégèse historique et critique, née il y a plus de deux siècles, a-t-elle " tué " le message de la Bible ? Oui, répond Eugen Drewermann, car elle a relégué ce message dans le passé. En expliquant avec toutes les ressources de la raison critique ce que les Ecritures voulaient dire aux époques où elles ont vu le jour, les exégètes ont contribué à vider les textes de leur sens pour nous, pour notre vie non seulement intellectuelle, mais aussi spirituelle, corporelle, affective... Drewermann propose une tout autre entrée dans les Ecritures : grâce à la psychanalyse de Freud et plus encore à la psychologie des profondeurs de Jung, il retrouve dans les textes bibliques les puissances universelles de l'âme humaine, les formes symboliques éternelles qui ont, en tout temps et en tout lieu, donné sens à la vie des hommes. Ces " archétypes " s'expriment avant tout dans le rêve, le mythe, le conte, la saga et la légende, dans l'imagination des peuples qui ne cesse de faire revivre ces genres littéraires, présents sous des expressions très diverses également dans la Bible. Un travail très original et passionnant sur la Bible, destiné à lui rendre tout son sel pour la vie et toute sa force pour guérir celui qui y entre.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin