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Les Eglises, les religions et la Shoah
Dray-Bensousan Renée
CERF
24,20 €
Épuisé
EAN :9782204098557
Renée Dray-Bensousan est chercheurs associée à l'UMR TELLEME, université de Provence, retraitée de l'IUFM, agrégée d'histoire et docteure en histoire contemporaine. Ses deux axes de recherches sont, d'une part, la Shoah a Marseille et, d'autre part, l'histoire des femmes. Membre du comité scientifique du Mémorial des Milles, membre du Comité de recherche sur les spoliations des Bouches-du-Rhône, ex-présidente régionale de l'APHG, elle anime un atelier "Filles d'Abraham en dialogue" et préside l'Association pour la recherche et l'enseignement de la Shoah. Elle a notamment publié: Les Juifs à Marseille, 1939-1944, Paris, Les Belles Lettres, 2004; Les Résistances et Les Justes, 2009, MDI; Le Dictionnaire des Marseillaises, Editions Gaussen; Les Marseillais dans la guerre, Editions Gaussen (à paraître).
Ce travail est un travail d'Histoire. Les amateurs d'idées simples seront peut-être déçus. La question qu'il aborde n'est pas de celles pour lesquelles on peut se contenter de réponses sommaires. D'abord parce qu'elle concerne des hommes et des femmes qui ont souffert d'une discrimination indigne, de spoliations, de violences et qui, pour partie, ont laissé la vie au bout du chemin. Ensuite parce que la réalité que l'historien essaie de comprendre et de faire comprendre est complexe. Le grand mérite de cet ouvrage est de cerner ce qu'était ce groupe que l'antisémitisme et la politique antijuive de Vichy tentent de constituer en communauté alors qu'il est par nature, par son histoire, surtout à Marseille, surtout dans ces années d'incertitudes et de migrations forcées, divers dans ses origines et sa composition. Des travaux récents, issus eux aussi de thèses universitaires, nous ont renseignés sur la zone occupée et plus particulièrement sur la région parisienne. Il manquait l'équivalent pour l'autre zone, celle qui était tout entière soumise à l'État Français. En particulier, ce qui était mal connu, c'était l'application et l'impact de l'aryanisation économique. Désormais, avec ce travail, on dispose d'une étude de référence. Cet ouvrage contribue à l'histoire de Marseille au XXe siècle et à l'histoire de la France des années noires. Elle en éclaire l'un des aspects les plus sombres, en même temps qu'elle met en évidence, sinon un "modèle", du moins un cas marseillais.
A Marseille, depuis Gyptis et Protis, " un homme sur deux est une femme ", comme partout ailleurs. Si, pendant des siècles, l'histoire n'a conservé que le souvenir de quelques notables ou quelques proscrites, désormais l'avancée du savoir en histoire des femmes permet d'élargir la collecte des figures féminines qui ont animé et construit l'histoire de la cité. Elles ont creusé leur sillon dans tous les champs d'activité avant même d'avoir eu accès à l'enseignement et de bénéficier des droits civils et politiques à l'égal des hommes. Autour des quatre historiennes du comité de rédaction, 118 contributrices et contributeurs, chacune et chacun dans sa spécialité, ont apporté leur pierre à l'édifice. L'ouvrage est de lecture agréable. C'est aussi un outil de travail pour tous ceux que passionne l'histoire. Ils trouveront ici quelque six-cents " MarseillaisesA ". Renée Dray-Bensoussan, Chercheur associée à la Maison méditerranéenne des Sciences de l'Homme est l'auteur de Les Juifs à Marseille , 1939-1944 (Les Belles-Lettres, 2004). Catherine Marand-Fouquet, Professeur agrégé d'histoire est l'auteur de plusieurs ouvrages sur l'histoire des femmes (dont La Femme au temps de la Révolution, Stock, 1989). Hélène Echinard a publié Marseille au féminin (Autres temps, 2006). Spécialiste des milieux d'affaires marseillais des xixe et xxe, Eliane Richard a entre autre dirigé la publication de l'ouvrage Noilly Prat : une entreprise, des oeuvres, un patrimoine (la Thune, 2005).
Renée Dray-Bensoussan. Chercheur associée à la Maison méditerranéenne des Sciences de l'Homme est l'auteur de Les Juifs à Marseille, 1939-1944 (Les Belles-Lettres, 2004). Présidente de l'Association pour la Recherche et l'Enseignement de la Shoah (ARES) et membre de la mission d'étude de la spoliation des Juifs dans le départementent des Bouches-du-Rhône, mise en place par le Conseil général et le CRIF en 1999, Renée Drai-Bensoussan fait également partie du comité scientifique du Mémorial des Milles
Cours complets dans toutes les matières, pour comprendre et mémoriser l'essentiel. L'ouvrage comprend notamment en Culture générale et expression les deux thèmes au programme "Corps naturel, corps artificiel" et "Seuls avec tous". Exercices types pour s'entraîner dans les conditions de l'examen. Les méthodes de la réussite : analyses de documents, études de cas, synthèses, écriture personnelle... Le Descriptif détaillé des épreuves : définitions, durées, coefficients...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.