A Marseille, depuis Gyptis et Protis, " un homme sur deux est une femme ", comme partout ailleurs. Si, pendant des siècles, l'histoire n'a conservé que le souvenir de quelques notables ou quelques proscrites, désormais l'avancée du savoir en histoire des femmes permet d'élargir la collecte des figures féminines qui ont animé et construit l'histoire de la cité. Elles ont creusé leur sillon dans tous les champs d'activité avant même d'avoir eu accès à l'enseignement et de bénéficier des droits civils et politiques à l'égal des hommes. Autour des quatre historiennes du comité de rédaction, 118 contributrices et contributeurs, chacune et chacun dans sa spécialité, ont apporté leur pierre à l'édifice. L'ouvrage est de lecture agréable. C'est aussi un outil de travail pour tous ceux que passionne l'histoire. Ils trouveront ici quelque six-cents " MarseillaisesA ". Renée Dray-Bensoussan, Chercheur associée à la Maison méditerranéenne des Sciences de l'Homme est l'auteur de Les Juifs à Marseille , 1939-1944 (Les Belles-Lettres, 2004). Catherine Marand-Fouquet, Professeur agrégé d'histoire est l'auteur de plusieurs ouvrages sur l'histoire des femmes (dont La Femme au temps de la Révolution, Stock, 1989). Hélène Echinard a publié Marseille au féminin (Autres temps, 2006). Spécialiste des milieux d'affaires marseillais des xixe et xxe, Eliane Richard a entre autre dirigé la publication de l'ouvrage Noilly Prat : une entreprise, des oeuvres, un patrimoine (la Thune, 2005).
Renée Dray-Bensoussan. Chercheur associée à la Maison méditerranéenne des Sciences de l'Homme est l'auteur de Les Juifs à Marseille, 1939-1944 (Les Belles-Lettres, 2004). Présidente de l'Association pour la Recherche et l'Enseignement de la Shoah (ARES) et membre de la mission d'étude de la spoliation des Juifs dans le départementent des Bouches-du-Rhône, mise en place par le Conseil général et le CRIF en 1999, Renée Drai-Bensoussan fait également partie du comité scientifique du Mémorial des Milles
Tout pour réussir le BTS ! Conforme aux nouveaux programmes, cet ouvrage a été conçu pour vous accompagner tout au long des deux années de BTS Support à l'action managériale. · Les cours complets dans toutes les matières, pour réviser et mémoriser l'essentiel · 150 schémas et exemples, pour bien comprendre · Des exercices-types et des études de cas, pour s'entraîner dans les conditions de l'examen · Les méthodes de la réussite : analyses de documents, études de cas, synthèses, écriture personnelle... · Le descriptif détaillé des épreuves : définitions, durées, coefficients... En plus, 50 tutos vidéos à visionner sur la chaîne Youtube " Objectif BTS Hachette "
Cours complets dans toutes les matières, pour comprendre et mémoriser l'essentiel. L'ouvrage comprend notamment en Culture générale et expression les deux thèmes au programme "Corps naturel, corps artificiel" et "Seuls avec tous". Exercices types pour s'entraîner dans les conditions de l'examen. Les méthodes de la réussite : analyses de documents, études de cas, synthèses, écriture personnelle... Le Descriptif détaillé des épreuves : définitions, durées, coefficients...
De juillet à septembre 1944, les Alliés préparent un débarquement sur les plages de Provence. Cette opération qui prend le nom de code d'Anvil-Dragoon a lieu du 15 août au 4 septembre 1944. Evénement majeur de la Seconde Guerre Mondiale et de l'histoire de France, le souvenir de cette opération d'envergure reste vif en Provence, mais reste occulté par le D-Day de Normandie. L'événement et ses enjeux restent mal connus de la plupart de nos compatriotes. Le Débarquement de Provence raconté par ceux qui l'ont vécu a pour but de le faire connaître en optant une approche qui donne une large part aux témoins et aux acteurs. Car c'est à partir des plages de Provence et avec la participation importante d'une armée française reconstituée et opérationnelle, que toute la vallée du Rhône, les Alpes, le Languedoc et le Massif Central sont libérés. Les unités les plus titrées de l'armée américaine en ont été les acteurs ainsi que les régiments et divisions françaises les plus décorées. Les quelques ouvrages existant font la part belle aux opérations tactiques sur les plages et leurs abords, et se limitent souvent aux libérations de Marseille et de Toulon. C'est restreindre fortement la dimension géographique et humaine d'une campagne qui ne s'est achevée qu'après la libération de Lyon et la jointure avec les unités venant de Normandie, au nord de l'Ain. La documentation du livre s'appuie sur les archives conservées dans les dépôts des collectivités locales mais aussi sur les archives fédérales américaines et surtout sur des témoignages écrits ou oraux d'acteurs et de témoins (Américains, Français ou Allemands), et que l'auteur a recueilli au fil des années. De même, on a privilégié les photographies émanant de témoins et les prise de vue d'objets accumulés par des collectionneurs.
Révélé au grand publie en 1996 par le film de Bertrand Tavernier, Capitaine Conan, (d'après roman de Roger Vercel), le Front d'Orient a largement constitué un angle mort des représentations collectives dans notre pays. Il n'en va pas de même dans les Balkans où les plaies du passé et des nationalismes blessés ne sont pas toujours cicatrisées. "Catastrophe nationale" en Bulgarie, "catastrophe nécessaire" en Roumanie, la Première Guerre mondiale demeure en Hongrie un "passé qui ne passe pas" : tous les 4 juin, date anniversaire du traité de Trianon (1920), des manifestations nationalistes y rappelle le souvenir de la "grande Hongrie", dépecée ce jour-là. En Serbie, on se divise encore sur la question de savoir si Prinzip, l'homme qui assassina François-Ferdinand à Sarajevo le 28 juin 1914, était un héros ou non. La Turquie, entre nationalisme et mauvaise conscience, commémorait en avril 2015 la grande victoire des Dardanelles, tout en occultant le génocide arménien. En Grèce, enfin, cette guerre reste le prélude du conflit gréco-turc (1919-1922) dont les blessures ne sont pas tout à fait refermées. La Première Guerre mondiale, cent ans après, demeure donc, à l'est de l'Europe, un champ de bataille politique. Avec l'ambition de dépasser les clivages nationaux et de multiplier les regards, ce livre, issu du colloque international réuni au musée d'histoire de Marseille en décembre 2014, oeuvre à une dé-nationalisation de l'écriture de la guerre et, tout en faisant ressurgir l'histoire de l'armée d'Orient et de ce front oublié, cherche à sortir le conflit du cadre franco-français (ou franco-allemand) et à lui restituer sa pleine dimension.
Napoléon serait mort le 5 mai 1821 à Sainte-Hélène. C'est du moins ce qu'on lit dans les livres d'histoire, mais, depuis près de deux cents ans, plusieurs romanciers se sont employés à faire mentir cette donnée historique apparemment incontestable. C'est même l'idée que le destin de l'Empereur aurait pu être autre que ce qu'il a été qui a donné naissance à un genre littéraire nouveauâ : l'uchronie. L'Histoire de la conquête du monde et de la monarchie universelle publiée en 1836 par Louis Geoffroy est en effet le premier livre supposant un point de bifurcation de l'histoire. La France serait-elle dès lors la nation par excellence de l'uchronie, dans laquelle elle cherchereit une consolation, une forme de méditation souriante et ludique sur la vanité de la puissance et de la gloire ? Professeur agrégé d'histoire, Olivier Boura est installé dans le Gard, il est l'auteur de livres historiques, de récits, de nouvelles. Il a obtenu en 2006 le prix Hemingway de la nouvelle.
Laurence GUELLEC est maître de conférences en littérature française à l'Université Paris Descartes, membre junior de l'Institut universitaire de France et chercheur dans l'équipe « Écritures de la modernité, littérature et sciences humaines ». http://www.ecritures-modernite.eu/?p=1482 Françoise HACHE-BISSETTE est maître de conférences habilitée en sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris Descartes et chercheur au Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines. h t tp://www. ch c s c. u v s q. f r/mme-hache- b i s s e t tefrancoise- 103827.kjsp?RH=1295347254226