Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La Résistance à l'épreuve du genre. Hommes et femmes dans la résistance antifasciste en Europe du Su
Douzou Laurent ; Yusta Mercedes
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753575684
Du milieu des années 1930 à la fin des années 1940, dans tous les pays européens du pourtour méditerranéen, des femmes et des hommes ont combattu, selon des temporalités et des modalités différentes, dans des mouvements de résistance antifasciste, que ce soit contre le régime en place ou contre une armée d'occupation, au premier chef l'armée allemande. Dès le temps de la lutte et à la sortie de cette phase de longues et intenses convulsions, la question de la place et du rôle des femmes a été soulevée, souvent par les acteurs et les actrices eux-mêmes. Elle a plus encore retenu l'attention de la recherche scientifique à dater des années 1970, quand les revendications féministes ont fait irruption dans le monde intellectuel et sur l'avant-scène publique. En revanche, les questions liées à la catégorie de genre n'ont été prises en compte que tout récemment et de façon inégale en fonction de l'aire géographique. Ce champ d'investigation relève davantage encore actuellement d'un chantier en pleine ébullition que d'un jardin à la française. C'est sur ce chantier que les artisan-e-s de cet ouvrage ont réfléchi ensemble dans une perspective transnationale qui en modifie les caractéristiques et la perception. Venu-e-s d'Australie, d'Espagne, des Etats-Unis, d'Italie, de France, de Grèce, de l'ex-Yougoslavie, leurs contributions éclairent différemment une période qui défie volontiers l'analyse.
Juin 1940. La France, humiliée et défaite, n?est plus que l?ombre d?elle-même. Pourtant, aussitôt, une poignée d?hommes et de femmes décident de «faire quelque chose». Cette phase pionnière est suivie d?une lutte longue et incertaine pour transformer cette volonté de résistance en une action structurée aussi efficace que possible. Rude tâche tant pour la Résistance intérieure que pour la France Libre qui, non sans frictions et désaccords, s?épaulent au fil du temps. Filières d?évasion,collecte de renseignements, publications clandestines, faux papiers, attentats? graduellement, malgré une répression féroce, la Résistance tisse sa toile. En 1943 et 1944, tout en ne cessantjamais d?être minoritaire, elle s?enracine socialement, gagnant le combat idéologique et politique qu?elle livre à l?occupant et au gouvernement installé à Vichy. Laurent Douzou retrace l?histoire, les combats, les souffrances de cette «armée des ombres» qui eut le courage et l?audace de mettre sa morale en action.
Résumé : Le Programme du Conseil national de la Résistance (Les Jours heureux), adopté en 1944, a jeté les bases du modèle social français d'après-guerre. Aujourd'hui il reste un symbole : certains appellent à le démanteler, d'autres s'en réclament. Mais connaît-on vraiment ce texte, son contenu, ses auteurs, les conditions dans lesquelles il a été rédigé et adopté ? Pour permettre à tou. te. s de le comprendre, de mesurer ce qu'il a représenté et ce qu'il représente encore, cet ouvrage reproduit le programme complet assorti de commentaires et d'une série de textes (programmes antérieurs, documents d'archives, témoignages et souvenirs de résistants, extraits littéraires, discours et tribunes politiques) qui, éclairés par l'historien Laurent Douzou, le replace dans le temps long.
C'est un pseudonyme, mais il désigne pour l'Histoire l'une des figures les plus marquantes de la Résistance. Lucie Aubrac: voilà qui fait ressurgir des actions d'éclat contre l'occupant, qui évoque pour des centaines de milliers d'écoliers l'incarnation du combat juste, hier comme aujourd'hui, pour l'honneur, la paix et les droits de l'homme. Curieusement pourtant, aucune biographie d'envergure n'avait été jusqu'ici publiée. Laurent Douzou, spécialiste reconnu de la Seconde Guerre mondiale en France, a eu accès aux archives privées de Lucie et Raymond Aubrac. Il a pu aussi explorer les archives du Parti communiste français et un certain nombre d'autres fonds. En ressort un personnage beaucoup plus paradoxal, inattendu et attachant que celui de la légende ou des hagiographies d'après-guerre. Lucie Aubrac a été une héroïne, une star, un sujet de controverse et, d'abord, une combattante; c'est le mérite de Laurent Douzou que d'éclairer avec précision ses multiples facettes.
Cet ouvrage évoque Lyon dans la guerre sous les facettes les plus diverses, pour certaines inattendues, et à différentes échelles. Il s'agit de comprendre comment la métropole et ses habitants ont fait face, se sont adaptés ou ont réagi à l'anormalité du moment et aux violences subies. Sont abordées autant la manière dont l'exceptionnel, qu'il s'agisse des persécutions antisémites ou des bombardements, frappe la population que la façon dont l'habituel - le traitement des ordures ménagères, la construction de logements, l'exploitation cinématographique, l'enseignement, etc. - continue de se déployer dans un cadre plus ou moins transformé. L'accent est mis sur la vie au quotidien des gens ordinaires, sans pour autant oublier ces hommes et ces femmes d'exception que sont les résistants, et sans oblitérer les responsabilités de certaines élites dirigeantes. Le parti pris d'une ouverture comparative à d'autres grandes villes françaises (Marseille, Lille, Le Havre, etc.) voire étrangères (Francfort, Leipzig, etc.) permet de mieux dégager les spécificités lyonnaises, celui de ne pas s'enfermer dans la séquence 1939-1945 de mieux prendre la mesure des ruptures produites par la guerre et l'Occupation.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.