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Lucie Aubrac
Douzou Laurent
PERRIN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782262027469
C'est un pseudonyme, mais il désigne pour l'Histoire l'une des figures les plus marquantes de la Résistance. Lucie Aubrac: voilà qui fait ressurgir des actions d'éclat contre l'occupant, qui évoque pour des centaines de milliers d'écoliers l'incarnation du combat juste, hier comme aujourd'hui, pour l'honneur, la paix et les droits de l'homme. Curieusement pourtant, aucune biographie d'envergure n'avait été jusqu'ici publiée. Laurent Douzou, spécialiste reconnu de la Seconde Guerre mondiale en France, a eu accès aux archives privées de Lucie et Raymond Aubrac. Il a pu aussi explorer les archives du Parti communiste français et un certain nombre d'autres fonds. En ressort un personnage beaucoup plus paradoxal, inattendu et attachant que celui de la légende ou des hagiographies d'après-guerre. Lucie Aubrac a été une héroïne, une star, un sujet de controverse et, d'abord, une combattante; c'est le mérite de Laurent Douzou que d'éclairer avec précision ses multiples facettes.
Non, tout le monde n'est pas devenu pétainiste après la débâcle ! Non, tous les mouvements de résistance n'ont pas été noyautés par les communistes à la solde de Moscou ! En s'appuyant sur de nombreuses archives, dont celles du mouvement Libération-Sud, ce livre raconte pourquoi des hommes et des femmes aussi différents qu'un officier de marine libertin, un philosophe normalien féru de mathématiques, une jeune militante communiste du Quartier Latin et un banquier fondateur de ligue contre l'antisémitisme, ont refusé de se soumettre. Et c'est ainsi qu'Emmanuel d'Astier de la Vigerie, Jean Cavaillès, Lucie Aubrac et Georges Zérapha, rejoints par d'autres, de plus en plus nombreux au fil du désenchantement, ont appris à résister, à s'organiser pour durer et à tracer la voie de la désobéissance.
Résumé : Le Programme du Conseil national de la Résistance (Les Jours heureux), adopté en 1944, a jeté les bases du modèle social français d'après-guerre. Aujourd'hui il reste un symbole : certains appellent à le démanteler, d'autres s'en réclament. Mais connaît-on vraiment ce texte, son contenu, ses auteurs, les conditions dans lesquelles il a été rédigé et adopté ? Pour permettre à tou. te. s de le comprendre, de mesurer ce qu'il a représenté et ce qu'il représente encore, cet ouvrage reproduit le programme complet assorti de commentaires et d'une série de textes (programmes antérieurs, documents d'archives, témoignages et souvenirs de résistants, extraits littéraires, discours et tribunes politiques) qui, éclairés par l'historien Laurent Douzou, le replace dans le temps long.
Lucie Aubrac est l'une des figures les plus marquantes et les plus romanesques de la Résistance. Elle incarne le combat juste, pour l'honneur, la paix et les droits de l'homme. Mais elle est également une femme complexe, dont la relation à sa propre histoire constitue à elle seule un objet d'études. Laurent Douzou, spécialiste de la France des années noires, a eu accès aux archives privées de la résistante. Il a pu aussi explorer celles du Parti communiste français, dont elle se réclamait, tout en faisant preuve d'une grande indépendance à son égard. L'auteur nous révèle un personnage paradoxal, inattendu et attachant, loin des légendes ou des hagiographies d'après-guerre.
Résumé : Souvent réservé aux seuls collectionneurs, le timbre a cependant beaucoup à nous dire de la façon dont on représente une époque. Le pari original et novateur qu'ont fait ici Laurent iront Duzou et Jean Novosseloff est de l'arracher à ce cercle restreint pour se demander ce qu'il peut nous dire de précis sur la mémoire publique et officielle. Que peut-on apprendre sur la mémoire de la Résistance et de la déportation des images véhiculées par les timbres ? D'une banalité extrême par définition, le timbre est un indicateur sans pareil des orientations et impulsions que l'Etat entend donner à la mémoire officielle. On choisit de magnifier certains épisodes pour en oublier d'autres : le timbre est ainsi le sujet d'une véritable politique historiographique.
Résumé : "Messager de paix, artisan d'union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, abbé" : ainsi le pape Paul VI débute-t-il son bref par lequel, en octobre 1964, il proclame ce dernier "patron principal de toute l'Europe". De Benoît de Nursie, pourtant, né vers 480 en Italie centrale, souvent représenté vêtu d'une coule noire, tenant dans une main une crosse abbatiale et dans l'autre un livre, celui de la Règle dite "de saint Benoît", nous ne savons que peu de choses. Si depuis le VIe siècle des centaines de milliers d'hommes et de femmes, moines et moniales, ont vécu et vivent encore en suivant les principes émis dans ce texte qu'il a rédigé pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire, s'il a réformé le monachisme occidental et fondé plusieurs monastères bénédictins dont celui du Mont-Cassin, ce personnage clé du christianisme occidental demeure une figure mal connue. Odon Hurel , puisant aux meilleures sources et démêlant mythes et réalités, retrace l'histoire de cet homme couramment qualifié de "patriarche des moines d'Occident" et s'attache avec brio à cerner l'originalité de sa Règle et du modèle bénédictin.
La guerre de sécession (1861-1865) fut la plus coûteuse en vies humaines et en pertes matériellesde toute l'Histoire des Etats-Unis. Ce furent quatre années de batailles sauvages, avec 2 800 000combattants, qui firent quelque 628 000 morts et des centaines de milliers de blessés, sur une population de 35 millions d'habitants. Elle fut aussi l'une des guerres les plus intenses et les plus compliquées de tous les temps, atteignant un degré de brutalité mécanique préfigurant les horreurs de la Première guerre mondiale, cinquante ans plus tard, avec des batailles très brèves et meurtrières, les camps de prisonniers, les premières tranchées... De nouveaux moyens de combat (cuirassé, sous-marin, fusil à répétition, télégraphe, voies ferrées) furent utilisés. Pourtant, nous dit l'auteur « Si la Première guerre mondiale était inutile et cruelle, la guerre de sécession fut tout aussi meurtrière, mais elle ne fut pas inutile »: de là naquit l'Amérique moderne. Avec cette nouvelle histoire à la fois très documentée et très claire, Keegan nous livre aussi une vision passionnante de l'Amérique au milieu du XIXe siècle. Il remet à juste titre en question beaucoup d'idées reçues telles que: Etats du Sud peuplés de propriétaires d'esclaves, vision hollywoodienne de la vie des Sudistes (riches planteurs et non masse de blancs pauvres et sans esclaves), guerre longuement préparée,soldats bien entraînés... Il nous explique aussi l'impact de cette longue guerre sur la situation économique, la psychologie et l'évolution des comportements, en particulier pour les femmes dont le rôle très important modifia le statut et la perception qu'elles avaient d'elles-mêmes, dans le Sud comme dans le Nord.
Dans cette vaste synthèse, Michel Abitbol retrace l'histoire d'Israël, de sa naissance, en 1948, à nos jours. Après avoir analysé les origines du nationalisme juif et du sionisme, il décrypte l'arrière-plan historique de la déclaration Balfour de 1917 et la résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. L'auteur évoque ensuite les sources du conflit entre Juifs et Arabes, puis suit, pas à pas, l'évolution du mandat britannique dans ses atermoiements et ses contradictions, l'édification d'un Etat juif démocratique en même temps que l'émergence d'une " nation " israélienne et d'une culture hébraïque moderne nées du brassage des vagues successives d'immigrants. Le " retour des exilés ", marqué par des réussites exceptionnelles, aboutit à des clivages économiques, sociaux, religieux et culturels mettant à mal la cohésion de la jeune société israélienne dans un contexte de guerres meurtrières auquel ni la victoire de juin 1967 ni les accords d'Oslo avec les Palestiniens en 1993 ne mirent un terme. La montée des extrémismes rend plus incertaine que jamais l'établissement d'une paix durable dans la région. S'appuyant sur des sources variées et solides, Michel Abitbol apporte les éléments indispensables permettant d'appréhender dans toute sa complexité l'histoire sans pareille de l'Etat juif.
Résumé : L'issue de la première guerre mondiale est connue de tous et pourtant, en avançant avec les doutes, les peurs et les tâtonnements des contemporains, Jean-Yves Le Naour relate une année à suspens. Il ravive de sa plume romancée le cours d'une année cahotique qui conduit à l'étrange victoire des Alliés. Au printemps 1918, par trois fois ? en mars, avril et mai ?, Français et Britanniques ont le sentiment de frôler la défaite. On a l'impression de rejouer septembre 1914 ! On se bat sur la Marne et Paris, bombardé, est en proie à la panique. De tous côtés, les fronts se resserrent : depuis mars 1918, la paix signée avec la Russie bolchevique libère 1 million de soldats allemands sur l'ouest. Une course contre la montre s'engage avec un unique objectif : tenir. En 1918, rien n'était écrit et l'Allemagne pouvait encore l'emporter ! Fidèle aux précédents volumes, ce dernier opus dévoile les coulisses politiques et la cuisine des états-majors en s'appuyant sur des sources inédites : les rivalités entre Pétain, Foch et le Britannique Douglas Haig, les guerres d'ego qui ont paralysé la situation au point de compromettre la défense nationale. Fait nouveau, par rapport à 1914-1917, les militaires sont désormais sous la coupe de Clemenceau et de Lloyd George. "Le Tigre" caresse même le rêve de prendre lui-même le commandement unique du front occidental avant de le faire déléguer à Foch qui déclenche l'offensive finale qui jettera à bas les EMpires centraux. Passant d'un front à l'autre, Jean-Yves Le Naour nous entraîne jusqu'à la victoire en trompe l'oeil, la joie de la paix étant lourde des guerres futures.