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Lire les psaumes à l'école des Pères
Dorival Gilles ; Aliau-Milhaud Agnès ; Auwers Jean
CERF
18,00 €
Épuisé
EAN :9782204133296
Avec les Pères de l'Eglise, les chants de David, roi d'Israël, sont devenus la poésie de l'âme en quête de son Dieu. Un guide spirituel à travers les versets, les plus récités de la Bible de siècle en siècle dans le secret des cloîtres et la munificence des cathédrales. De la louange à la supplication, du cri d'angoisse à la jubilation, de la confiance paisible au rappel triomphant des hauts faits du Seigneur, le livre des Psaumes reflète tous les secrets de l'âme qui s'adresse à son Dieu. Dès les premiers siècles, les Pères de l'Eglise relisent, à la lumière de la Révélation, cette prière des enfants d'Israël. A travers les homélies, commentaires et citations d'Origène, Eusèbe de Césarée, Athanase d'Alexandrie, Diodore de Tarse et Epiphane de Salamine en Orient ; et d'Hippolyte de Rome et Hilaire de Poitiers en Occident, s'établit un pont entre l'Ancien et le Nouveau Testament, pour renouer avec une foi incarnée, et avec la prière que récitait Jésus lui-même. Formidable garde-fou contre toute lecture fondamentaliste des Ecritures, la pluralité d'interprétations de ces textes nous ouvrent à la richesse infinie du Psautier.
Les psaumes, prière par excellence de l'Eglise, ont dès les premiers temps été lus, chantés et étudiés en grec, dans la version des Septante. Voici la suite de la traduction annotée des Psaumes de la Bible grecque, dite Bible d'Alexandrie. La Bible d'Alexandrie ! La traduction en grec de la Bible qui a été élaborée dans les trois derniers siècles avant notre ère à Alexandrie. C'est dans cette version que les premiers chrétiens ont lu la Bible. Or cette version est particulièrement importante pour les psaumes parce c'est à travers elle que les chants du roi David sont devenus la prière de l'Eglise. Outre un parfait rendu en français, ce troisième volume, qui suit la division traditionnelle du monde antique, offre un remarquable appareil critique. La collection La Bible d'Alexandrie consiste à introduire, traduire et annoter les livres de la Bible grecque des Septante. Il s'agit de la traduire, mais aussi de repérer et d'expliquer les écarts avec la Bible hébraïque et de retracer les interprétations juives (Philon d'Alexandrie, Nouveau Testament) et chrétiennes (les Pères de l'Eglise, essentiellement grecs) des cinq premiers siècles de notre ère. La subdivision adoptée reprend la division du psautier en 5 livres. Sont déjà parus : Livre 1 : psaumes 1-40. Livre 2 : psaumes 41-71.
A une génération de distance, Clément d'Alexandrie (vers 150-vers 215) et Origène (185/187-251/253) sont des représentants éminents de la tradition intellectuelle et savante d'Alexandrie. Ils l'ont profondément renouvelée en faisant appel à la Bible qu'ils lisent en s'inspirant de l'exégèse juive et chrétienne et en utilisant les ressources mises à leur disposition par la littérature et la philosophie grecques. Il y a peu de monographies récentes en français sur ces auteurs, et aucune qui les associe. Le chapitre consacré à Clément est rédigé par Alain Le Boulluec. Il retrace sa biographie, analyse chacune de ses oeuvres conservées, examine sa méthode exégétique et sa manière de composer, présente ce que l'on sait de ses écrits perdus. Le chapitre sur Origène est dû à Gilles Dorival. Il décrit les instruments de travail et les éditions, s'interroge sur la possibilité d'établir sa biographie, présente ses écrits (travaux sur l'Ancien et le Nouveau Testaments, traités, lettres, fragments papyrologiques, oeuvres inauthentiques), analyse les controverses qu'il a suscitées depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine. Un chapitre de conclusion rédigé de concert récapitule ce qui rapproche Clément et Origène et insiste sur ce qui les différencie.
Michée est connu avant tout pour avoir prédit l'endroit où le Messie devait naître : "Et toi, Bethléem, maison d'Ephratha [... ] De toi me sortira qui doit devenir chef en Israël" . Son livre témoigne - avec ceux d'Isaïe, d'Amos et d'Osée - d'un tournant majeur dans la religion d'Israël, en plaidant pour la primauté de l'éthique sur le culte sacrificiel. La traduction grecque de ce livre que l'on peut dater au second siècle avant l'ère chrétienne, en constitue sans conteste le commentaire le plus ancien. Les traducteurs ont interprété le texte hébreu à la lumière des connaissances linguistiques et exégétiques dont ils disposaient. En même temps, ils ont adapté son message à la mentalité de leur époque : juifs de la diaspora occidentale, ils s'étaient ouverts à la culture hellénistique de leur environnement. Le texte grec de Michée est souvent difficile. La traduction proposée dans le présent volume s'efforce d'en dégager le sens tel qu'il a pu être compris par ses premiers lecteurs. Les notes éclairent le vocabulaire et la syntaxe du texte grec et commentent les nombreux écarts apparents par rapport au texte hébreu dans sa version massorétique. Une grande partie des notes est consacrée à la réception de la Septante de Michée dans les milieux juifs et dans l'Eglise chrétienne.
I. L'unité des Nombres grecs II. Le texte grec de la LXX III. LXX et TM IV. Un modèle hébreu différent ? V. La LXX comme traduction VI. Les phénomènes d'intertextualité VII. Les targumismes de la LXX VIII. Une exégèse originale
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.