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Les traités négrières coloniales. Histoire d'un crime
Dorigny Marcel ; Zins Max-Jean
CERCLE D'ART
50,70 €
Épuisé
EAN :9782702208946
Très richement illustré de plus de 130 documents historiques et artistiques, cet ouvrage propose les analyses neuves des circonstances de la traite négrière et de l'esclavage. En un peu plus de trois siècles, 12 millions d'Africains ont été déportés aux Amériques et dans les îles de l'océan Indien. Le monde d'aujourd'hui, métissé et mêlé, porte la trace ce drame historique. Alors que notre société a encore les plus grandes difficultés à intégrer la connaissance et la mémoire de l'esclavage dans son histoire nationale, allant jusqu'à la refouler dans une "mémoire communautaire", voire "ethnique", ce livre publie les travaux des chercheurs historiens sur les thèmes des traites, esclavages, résistances, abolitions, mémoires, et de leur enseignement. L'ouvrage réunit les textes débattus lors de la rencontre organisée à Dakar et à Gorée (l'île aux Esclaves) à la fin de l'année 2007. Cette conférence internationale, organisée à l'initiative de l'ADEN, Association de descendants d'esclaves noirs et de leurs amis, avait pour objectif principal de croiser regards et sensibilités des trois continents du triangle infernal: Europe, Afrique, Amériques.
Résumé : La fin de l'esclavage colonial a été un long processus, complexe et conflictuel, qui mérite une attention spécifique. Le " siècle des abolitions " (1793-1888), qui a concerné une grande partie des " Nouveaux Mondes ", a donné naissance à des sociétés post-esclavagistes contrastées. Les sociétés caribéennes sont bien différentes de celles du " vieux Sud " des Etats-Unis, qui sont elles-mêmes différentes des sociétés afro-brésiliennes ou cubaines. Quant au " cas " particulier d'Haïti, il ne peut se comprendre aujourd'hui en dehors d'une prise en compte du caractère unique du processus d'abolition tel qu'il a eu lieu dans ce qui était la colonie de Saint-Domingue, la " Perle des Antilles ". Dans ces pages, Marcel Dorigny s'efforce de présenter le plus clairement possible les débats ? des Lumières aux mouvements abolitionnistes du XIXe siècle ? et les combats qui ont fini par imposer l'abolition dans les colonies des principales puissances européennes, après plus de quatre siècles d'esclavage.
En 1800, au moment où la France révolutionnaire bascule vers le Consulat, forme inédite de pouvoir personnel, Jefferson, nouveau président des États-Unis, ne renouvelle pas les alliances déjà distendues entre son pays et la France. Quant à Thomas Paine, inspirateur des Révolutions transatlantiques, symbole du lien originel entre les deux Révolutions, il rentre aux États-Unis dans ce contexte nouveau, pour n'y plus rencontrer que désillusions et rejets. Ainsi, en ces années post-révolutionnaires, en France comme aux États-Unis, se figent codes sociaux et ordres politiques. La montée du nationalisme, des deux côtés, la crainte d'un déclin économique induit par les révoltes serviles, dont la victoire des esclaves de Saint-Domingue apparaît comme la préfiguration à l'échelle du continent entier, expliquent en grande partie la fin des transferts révolutionnaires à travers l'Atlantique nord, que va regretter l'abbé Grégoire. Ces transferts vont pourtant se poursuivre, mais selon un axe sensiblement décalé vers le sud : entre la France et l'Amérique espagnole, au gré des aléas des Révolutions de la partie sud du continent. Dans cette perspective on étudiera le rôle des émigrés, exilés, voyageurs, officiers, qui vont s'approprier et transformer les modèles européens tout en édifiant un nouvel ordre politique en Amérique latine. Pour comprendre cette période charnière des relations entre l'Europe et les Amériques, il faut conjuguer quatre facteurs : race, économie, nation et politique, selon les multiples combinaisons où chaque élément peut jouer un rôle dominant. Ce sont ces aspects de l'histoire croisée des Révolutions transatlantiques que les contributions réunies ici s'efforcent d'éclairer, en s'appuyant sur les recherches récentes.
Cet atlas, et ses 150 cartes et graphiques, est une synthèse des connaissances historiques sur les pratiques et sociétés esclavagistes et sur les mouvements abolitionnistes : - L'esclavage antique, arabe, africain et médiéval avant le XV ? siècle. - La traite des Noirs et le commerce triangulaire, stimulés par la mondialisation des échanges. - Les sociétés esclavagistes au Brésil, aux Etats-Unis, à Cuba, dans l'Amérique espagnole. - Les mouvements abolitionnistes et les débats qu'ils ont engendrés. - La permanence de l'esclavage et la complexité de ses mémoires. Cette nouvelle édition nous plonge ainsi dans l'histoire des esclavages, de l'Antiquité jusqu'à nos jours, et présente également la question de leurs mémoires, au coeur des débats contemporains.
En 1492, Christophe Colomb découvre l'Amérique, bientôt suivi par les conquistadores espagnols et portugais, relayés au xviie siècle par les Provinces-Unies, la France et l'Angleterre. Cet atlas revient sur ces quatre siècles de conquête du monde par les Européens, et les grands événements qui y sont associés : - La controverse de Valladolid (1550) sur la nature, humaine ou non, des indigènes. - A partir du XVIIIe siècle, le grand élan des Lumières et les débats contre l'esclavage. - La traite négrière et l'esclavage, piliers de la mise en valeur des colonies. - La naissance des Etats-Unis en 1783, la première colonie libérée avant l'indépendance d'Haïti, obtenue par les esclaves eux-mêmes. Les 120 cartes et documents de cet atlas mettent en lumière cette période unique inaugurant l'ère de la mondialisation.